Le goût de l'éphémère

Conserver ses œuvres n'est pourtant pas du goût de tous les artistes ! Depuis quelques années, David Mesguich réalise des sculptures géométriques qu'il abandonne dans l'espace public. "Avec un ami, nous avons laissé cette immense tête de femme aux formes géométriques au bord de la route à Marseille ; elle y est restée 3 semaines avant d'être emportée par une grosse tempête, raconte le jeune artiste. Mais elle vit encore à travers les souvenirs des gens". Basé à Bruxelles, David Mesguich a toujours été inspiré par la rue. Il a d'abord taggué les murs de son école, peint des fresques sur le Mur de Berlin, des rames de train en Italie, de métro à New York, installer des fausses caméras de surveillance à Marseille, toujours avec cette même volonté : "questionner la ville en tant qu'espace de cloisonnement où tout est conditionné, cadré, aseptisé". "Avant j'étais une racaille", confie ce fils d'une figure du grand banditisme qu'il a principalement vu derrière les barreaux d'une prison. Aujourd'hui, il continue de titiller cette frontière entre le légal et l'illégal. Comme un hommage à son "papa", il a réalisé en 2010, une immense fresque collective sur les murs d'enceinte de la Maison d'arrêt de Fresne avec une quinzaine de détenus.

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