premiered in october 2007

chorégraphie : Mié Coquempot
assistant à la chorégraphie : Jérôme Andrieu
élaboration et interprétation: Jérôme Andrieu, Mié Coquempot, Olivier Clargé, Valérie Castan, Agnès Coutard, Yvonnick Müller
plasticienne de son : Bérangère de Tarlé
musique : Bernard Hermann
création lumière et direction technique : Christophe Poux
régie son : Eric Aureau
régie lumière : Valentin Arandel

PRODUCTION :
TPE BEZONS - Ville de Bezons et la Région Ile de France, CDC Val-de-Marne, CCN de Créteil, ADAMI, Aide l’écriture Fondation Beaumarchais, DRAC IDF - aide au projet 2006 - aide complémentaire 2008, Reprise 2009 Ferme du Buisson SN Marne-la-Vallée

BANDE ORIGINALE,

c’est comme du cinéma qui aurait perdu sa pellicule. Du cinéma livré à lui-même.
Tous les ingrédients du Film doivent être re-fabriqués : l’action, le plan, le cadre, le son, la narration…
De là naît l’évocation de scènes typiques du film d’action, des éclats cinématographiques où le spectacle convoque la mémoire du spectateur. Les scènes proposées ne sont jamais précises ni même complètes, et la compréhension de la narration se réalise sans les moyens d’un film mais avec ces ingrédients cinématographiques, avec toute la fraîcheur qui se doit, puisque nous ne sommes pas cinéastes.

Et puis il y a le corps.
On a beau « jouer », le corps qui joue «est », ce qui veut dire qu’il ne joue pas. Alors, que fait-il ? Il agit, c’est l’action, la tâche. Qu’il s’agisse de ramper, d’actionner un tuyau en plastique pour faire le bruit du vent, de regarder les fauteuils du théâtre ou de regarder le grand canyon, le corps fait, donc, le corps est. On sait que c’est faux, mais on sait que c’est vivant, donc, finalement c’est vrai, c’est pour ça qu’on y croit.

S’opèrent alors différents glissements : de la musique à la musicalité de sons, du geste d’acteur vers le geste dansé, du cadre d’une image vers l’espace scénique. On traverse le miroir. Les mêmes actions servant l’une ou l’autre face de la pièce, ce qui est donné à percevoir n’est plus tant l’histoire, mais l’incorporation des émotions des personnages/rôles. C’est dans ces glissements, que BANDE ORIGINALE trouve son langage singulier.

BANDE ORIGINALE, n’est pas un “making of”, c’est un “making from”

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