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La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à preter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE
Il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'etes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, meme si nous sommes tous touchés.

Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous
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  • lucette caparros 3 years ago
    Merci.
    Enfin, une explication claire au phénomène de l'argent!!
  •  
  • Bankster 3 years ago
    Merci à vous (Lucette et Danielle)

    Pour vous tous, voici un extrait du livre de Jean-Gaston BARDET, Demain, C'est l'An 2000! écrit en 1950!





    LE SUPER-MÉCANISME CONCENTRATIONNAIRE



    par Jean-Gaston BARDET


    Mais parmis tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l'ignorance était quasi totale il y a trente ans (ndlr, écrit en 1950, donc en 1920). Aussi suis-je bien obligé de l'exposer en détail. C'est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l'usure et du crédit. En effet, d'un côté, par l'addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d'un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d'une nation, puis du monde.

    L'usure a toujours été interdite par le Droit canon romain, puis par le Coran. Le catéchisme du concile de Trente est formel: "Tout ce qu'on prend au delà de ce qu'on a donné est usure... c'est pourquoi le prophète Ezéchiel (18-17) dit que Celui-là sera juste qui n'aura rien pris au-delà de ce qu'il aura prêté . Et Notre Seigneur nous ordonne, dans Saint-Luc (6-35), de prêter sans en rien espérer. Ce péché a toujours été considéré, même par les païens, comme un crime très grave et très odieux" et le concile ajoute, "c'est ce qui fait dire à Ciceron que prêter à usure ou tuer un homme c'est la même chose. Et en effet, ceux qui prêtent à usure vendent deux fois une même chose, ou ils vendent ce qui n'est point".


    Il faudrait bien peu connaître l'histoire des civilisations pour s'imaginer qu'il ne s'agit là que d'un pincipe de morale et non pas d'un principe fondamental de bonne organisation de la société civile... car il n'y a qu'une seule clé pour les Deux Royaumes (celui de la Terre et celui du Ciel).

    La civilisation égyptienne a duré quelques cinq mille ans; elle ignorait la monnaie. Les diverses civilisations mésopotamiennes se sont effondrées les unes après les autres, au bout de quelques siècles, s'entre-déchirant, s'entre-détruisant. Elles connaissaient non seulement le trafic des lingots, mais l'usure, c'est-à-dire le "croît de l'argent" comme l'appelle le code d'Hammourabi. L'intérêt pouvait légalement atteindre 25% et montait jusqu'à 100 et 140%...


    L'Encyclopaedia Britanica (article Money, édition de 1929) souligne que l'écroulement de la Grèce au VIème siècle comme l'effonfrement de l'Empire romain sont également dus à l'usure. Ainsi que l'a montré G. Ferrero dans: la Grandeur et le déclin de Rome, Jules César fut brisé pour s'être montré incapable de résoudre "la gigantesque accumulation d'intérêts inaliénables qui avaient concentré toute la richesse en quelques mains, réduisant les petits propriétaires en esclavage".

    Vous commencez à soupçonner pourquoi Cicéron est plus dur dans ses jugements que les Pères de l'Église!

    Précisons que le mot usure ne s'applique pas au taux pratiqué mais au caractère du prêt (Il n'en est pas de même du mot : usurier. Cependant les auteurs anglais qualifient d'usure le prêt à la production de l'argent qui n'existe pas, de l'argent négatif). Le prêt de consommation est seul qualifié d'usure dans les textes canoniques, le prêt à la production n'est pas un prêt, mais un apport de capital à une entreprise dont l'activité fournit des bénéfices. Ce prêt à la production n'est-il pas licite? Oui, dans certaines limites du taux de l'intérêt, mais non quand celui-ci atteint 50% à 60%, tel est cependant le taux réel des avances bancaires modernes.



    Pour le comprendre, il faut étudier la constitution et le développement de la Banque d'Angleterre, type du système bancaire moderne, né en pays protestant où l'usure avait été autorisée par Elisabeth.




    En 1694, Guillaume d'Orange, devenu Guillaume III d'Angleterre, n'avait plus d'argent pour payer son armée. Ce Hollandais, dont le succès avait été financé par les banquiers protestants de son pays, va — juste retour des choses — être pris dans l'engrenage des usuriers anglo-hollandais. Un syndicat d'usuriers, dirigé par William Paterson, lui proposa la combinaison suivante: a) Le syndicat privé avancera au gouvernement un prêt en or de 1 200 000 livres, au taux de 6%, le capital et l'intérêt étant garantis par l'État et payés en or; b) en récompense, le syndicat privé a le droit de s'appeler Banque d'Angleterre; c) comme le syndicat se démunissait ainsi de tout son capital pour financer le prêt, il avait en échange (?) le droit d'émettre et de négocier des billets à ordre jusqu'à la concurrence des 1 200 000 livres prêtées en or, à l'Etat.

    Jusque-là, seul l'Etat avait le droit régalien de battre monnaie, c'est lui qui aurait pû et dû émettre ces billets gagés sur l'or qu'il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d'Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C'était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n'ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier, véritable contrefaçon du Crédo.



    Par cet abus de confiance envers le peuple anglais, doublé de haute trahison envers le roi, dit Thomas Robertson (1), le clan des usuriers doubla d'un trait de plume sa fortune. Elle fit même plus que doubler, puisqu'il touchait non seulement l'intérêt sur son prêt en or, mais l'intérêt sur les billets en papier qu'il se mit à prêter — le 6% sur le capital initial devenant du 12%, en huit ans il doublait à nouveau (2).

    Ainsi la Banque avait créé une double dette, l'une du gouvernement — lequel, après tout, empochait l'or — l'autre du peuple anglais. L'endettement simultané du gouvernement et du peuple ne fera que croître sans cesse, le gouvernement faisant évidemment tout retomber sur le peuple par le système des impôts. Telle est l'origine de la Dette nationale anglaise, nulle avant Guillaume III et qui ateignait, en 1948, 24 milliards de livres. Le mécanisme comporte trois stades: usure, dette, impôts, dont 60% servent à payer les intérêts de la dette.


    Guillaume III continua à emprunter à la Banque jusqu'à concurrence de 16 millions de livres-or. Et celle-ci émit la même somme en billets. Bien plus, comme les billets avaient cours au même titre que l'or, même à l'étranger, la Banque avança désormais au gouvernement du papier... cautionné par lui, et non plus en or. Le tour était joué. Il est évident qu'à ce moment-là le gouvernement aurait pu reprendre son droit régalien et décider d'imprimer lui-même, les billets; il n'aurait ainsi jaimais eu d'intérêts à verser ni de dette nationale en boule de neige.

    Au début, la banque n'émit des billets que jusqu'à concurrence de l'or prêté, et conserva une réserve-or dstinée à couvrir les demandes de remboursement. Petit à petit, elle s'aperçut que les gens préféraient manier des billets plus légers que l'or, et qu'on pouvait émettre des billets en se contentant de garder une réserve de 10%.



    Mises en goût par une opération aussi fructueuse, les banques se multiplièrent comme des champignons. Entre 1694 et 1830, on trouve dans les îles Britaniques 684 banques privées, émettant chacune ses propres billets.


    En dehors de toute considération morale le prêt à la production suffit à déséquilibrer toute économie qui n'est pas purement agricole ou pastorale, c'est à dire la seule économie où le "croît biologique", don de Dieu, éternellement renouvelé, peur dépasser le "croît de l'argent" lorsque le taux est faible. L'industrie, elle, ne fait que transformer, et par l'extraction, épuiser.


    Tout d'abord, c'est l'inflation. Il y a dix fois plus de signes monétaire légaux en 1836 qu'en 1694. Or cette monnaie-papier n'est pas seulement prêtée mais dépensée directement par les banques, qui jouent ainsi le rôle de commerçants. Elles peuvent ainsi faire marcher leur commerce, avec seulement 10% du capital réel, tandis que les industriels qui veulent lancer une usine ou constituer un stock empruntent aux banques, au taux de 6%, des billets qui ne représentent quasi rien et hypothèquent leurs moyens réels de production pour du vent. Cela explique le peu de faillites des banques et la vampirisation des industries et du commerce par les "banques d'affaires".

    Toutefois, en 1836, le gouvernement britanique eut conscience du danger. Après une enquête secrète, le chancelier Robert Peel prit l'initiative du Bank Charter Act de 1844. Cette lois retira aux quelques 600 banques privées le droit d'émettre des billets en ne reconnaissant qu'à la -seule- Banque d'Angleterre, obligée cette fois d'avoir une couverture-or de 100% — ce qui dura jusqu'en 1914...— Aujourd'hui, la couverture n'est plus que symbolique.


    Pauvre gouvernement! Les 600 banquiers se réunirent en un nouveau syndicat, le Joint Stock Banks- et -remplacèrent l'émission des billets interdits par l'émission de chèques facilitant l'avance bancaire, c'est à dire l'ouverture de crédit en compte courant. Ce n'était qu'une émission camouflée de billets, et d'autant plus avantageuse qu'elle allait servir principalement à enfler la production des gros emprunteurs et non à faciliter la consommation des petits, comme la monnaie légale.

    C'était un nouveau coup de génie. Cette fois, ce n'est plus le roi qui cautionnera l'émission, ce sont les déposants, par suite d'une confusion habilement entretenue.




    Le secret de la toute-puissance bancaire dans le monde entier, précise Robertson, réside dans le fait suivant: "Lorsqu'un individu dépose aujourd'hui 1 000 £ en espèces à la banque, celle-ci ne prête pas ces 1 000 £ à un autre client, mais les garde en réserve, et prête en avance bancaire, ou par chèque 9 000 £, c'est à dire neuf fois le montant du dépôt qu'elle a reçu". C'est le premier client qui constitue la réserve de 10%... alors que le bon public croit que toute Banque n'est qu'un intermédiaire qui avance l'argent mis chez elle en dépôt, soit 1 000 £ pour 1 000 £. C'est d'ailleurs ce qui est déclaré dans tous les traités orthodoxes, et qui était officiellement inscrit dans l' Encyclopaedia Britanica jusqu'en 1910; mais dans l'édition de 1929, vous lisez que "les banques prêtent en créant du crédit, elles créent leurs moyens de paiement ex nihilo" précise M. R. Hawtrey, secrétaire adjoint au Trésor.

    En général, l'emprunteur a déposé des garanties. S'il ne peut rembourser son emprunt, la banque saisit les garanties et fait là un bénéfice absolu, pendant que l'emprunteur, lui, fait failite. S'il rembourse, la banque touche 6% sur 9000 £, soit 54% sur les 1 000 £ qui lui avait été déposées jadis, joli bénéfice pour avoir fait un simple jeu d'écriture. L'opération est annulée, la somme inscrite est rentrée dans la colonne Avoir, elle annule le montant porté en sortie dans la colonne Doit. Les 9 000 £ se dissolvent dans le vent, d'où elles étaient venues!...


    De là le pouvoir quasi magique des banques. Non seulement elles créent et détruisent de la monnaie, mais des affaires. Elles provoquent des booms, des crises artificielles, des périodes de suractivité ou de chômage, suivant que — comme une coquette — elles accordent ou non leurs faveurs, c'est-à-dire des crédits de compte courants. Elles sont maîtresses du "cycle du commerce". Leur pouvoir est invincible, quel que soit le parti qui triomphe temporairrement. Elles concentrent progressivement tout entre leurs mains, sur la ruine des nations.


    Lorsqu'en 1919, Vincent C. Vickers — gouverneur de la Banque d'Angleterre depuis 1910 — s'apercevra de cette destruction irrémédiable, il démissionnera et commencera à dénoncer cet engrenage implacable (3). Il en résultera l'Official Governmental Report on Finance and Industry, dit MacMillan Report (4), au Parlement anglais de 1931, puis le Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce, de 1939 (5), qui confirmèrent tous ces faits et révélèrent que le mot: dépôt bancaire est une escroquerie verbale, il fait croire à un actif alors qu'il représente au contraire un passif, une dette des emprunteurs. Il faut lui substituer l'expression "crédit financier" ou mieux "argent négatif".


    Avec ce système une banque peut tout acheter, tout faire passer entre ses mains, puisqu'elle peut doubler en deux ans non seulement son capital réel mais l'argent qu'on lui dépose. Elle réalise l'idéal concentrationnaire, n'ayant besoin ni de déplacer des hommes, ni de rassembler des machines, quelques traits de plume suffisent. C'est la reine des machines-en-papier! (ndlr, les ordinateurs)


    Pas de concentration sans destruction



    Le mécanisme moderne du Crédit, portant sur la production va conduire au même effondrement que la simple usure de l'antiquité, portant sur la consommation , car il ne possède plus d'autorégulation venant des signes monétaires légaux, de l'argent accumulé ou thésaurisé, de l'éparge.

    Lorsque des consommateurs investissent leur épargne, tout d'abord, le taux d'intérêt réel reste limité, inférieur à 10% mais surtout, l'industrie qui emprunte ne peut se développer qu'en fonction de cette épargne, de ce surplus qui n'a pas été dépensé pour la consommation. À moins de fabriquer des objets superflus, cette industrie risque peu de surproduire, c'est-à-dire de produire au-delà des possibilités d'achat des consommateurs. Tandis que dans le cas du financement par les banques, qui émettent une monnaie scripturale anticipée , basée sur l'hypothèse de la vente des objets produits, les exploitations de la production s'enflent à une vitesse dépassant les pouvoirs d'achat réels qui sont désormais négligés et ignorés.


    Il s'en suit une hystérie de la production qui offre l'alternative: chômage ou guerre pour la destruction des biens qui encombrent le marché.

    Il y a donc deux financements possibles de caractères totalement opposés: l'un provenant de l'épargne, de l'argent en supplément et l'autre projeté par anticipation . Dans le premier cas, l'autorégulation doit venir de l'offre des capitaux existants, dans le second, de la demande en besoins primaires les plus certains.




    Ainsi le financement bancaire — mis en lumière — est tout indiqué pour la construction et l'équipement immobilier profitant à l'ensemble du pays. Là où il n'y a point à craindre de surproduction, c'est vraiment la demande qui fixe l'émission. Ce sont les besoins en logements, en routes, en ponts, en hopitaux, en écoles, en forêts, qui cette fois, deviennent les régulateurs de la monnaie scripturale anticipée, si dangereuse dans ses anticipations. Mais dans ce cas, seuls des offices régionaux — et non une banque de crédit centralisée (6) — permettraient d'avoir la confiance du public de la région et le contrôle effectif des besoins proches. Comme là, il s'agit de prêt de consommation et non plus de production, il ne peut plus être question d'intérêt. La Région ne peut être usurière. Le mécanisme bancaire, en tant que mécanisme , est utilisé sans compromission avec l'usure, il possède son autorégulation organique: la connaissance de la communauté dans ses besoins propres. C'est le seul cas où posant le Bien au départ, nous le récoltons à l'arrivée.


    Lorsque s'ajoutent les méfaits de prêt à intérêt de taux scandaleux, de la monnaie scripturale non freinée par les besoins et de l'hystérie de la production, on dévale à roue libre vers la destruction obligatoire.


    La ruine vient, d'une part de la Dette nationale et de ses intérêts reportés sur le peuple par l'impôt qui n'est plus "juste", ne répondant pas à un service rendu. Aussi se pose la question: faut-il rendre à César ce qui est à Mammon?

    La ruine est augmentée par l'inflation qui déprécie les biens du travail et qui est telle qu'en juillet 1945, les banques réunies des îles Britaniques possédaient en caisse 600 millions de £ et avaient accepté environ 5 400 millions de £, soit neuf fois plus, en reconnaissances de dettes, prêts, avances, investissements. Ces 5 400 millions n'ayant aucune existence réelle ont été créés par les banques, à partir de rien, depuis 1844, au taux de 1 million par semaine (7).



    Le système est très exactement satanique. L'homme ne peut rien créer ex-nihilo. L'argent-négatif ou dette peut, et doit, être détruit par un jeu d'écritures sur le grand Livre: la colonne Avoir équilibrant la colonne Doit. Mais subsiste l'intérêt à payer, qui ne le peut être que grâce à une nouvelle création ex-nihilo d'argent-négatif et ainsi de suite... Il se produit une boule de neige de dettes, une marée d'argent-négatif, de néant, qui augmente sans cesse et entraîne à la destruction obligatoire des biens réels.

    Le chaos économique qui conduit chaque pays à l'alternative: révolution ou guerre, provient d'une méconnaissance de vérités élémentaires, tant des marxistes d'ailleurs, que des économistes libéraux. Marx, en effet, n'a nullement soupçonné le mécanisme de l'argent-négatif, et a reporté ses attaques contre le profit et la propriété. Ces derniers ayant toujours été defendus — dans de justes limites — par l'Église, mère des Pauvres, la sagesse commandait de chercher une autre explication.



    La voici. Pour qu'il n'y ait pas coexistence de surproduction et de sous-consommation, il faut que le revenu national puisse acheter la production nationale donc lui soit égal (8) — la soupape des exportations étant de plus en plus réduite dans un monde qui s'unifie (9).

    Or tout prix comporte deux parts: l'une de travail, l'autre de capital, l'une a) de salaires personnels (directs ou indirects mais versés à des personnes pour leur consommation), l'autre b) de rémunération des capitaux engagés, qui sont des capitaux d'argent-négatif en majeure partie — la monnaie légale servant à peine à 5% des échanges (avoua lors de l'enquête précitée M. C. Towers, gouverneur de la Banque du Canada). Tel est le phénomène a + b découvert expérimentalement par le major Douglas en 1920 et au sujet duquel M. de Valera déclarait en 1942: "Malgré mes demandes réitérées, aucun économiste n'a pu me démontrer la fausseté de ce théorème".


    Si donc les producteurs touchent un total a, ils ne peuvent, en aucune façon, acheter un total a + b ; le revenu national reste toujours inférieur à la production nationale. Il y aura toujours des surplus et les consommateurs seront toujours en état de sous-consommation. Telle l'origine du phénomène surabondance-misère qu'aucun dirigisme ne peut réduire.

    Faut-il souligner que plus la structure productrice est concentrée, plus les investissements dans d'énormes machines sont gigantesques, plus b croît aux dépens de a dans l'équation, moins les salarié peuvent acheter leur production, plus la misère augmente, ce qui se vérifie depuis un siècle, quelle que soit l'augmentation continue des salaires (10).




    Le remède financier — dont nous avons déjà montré dans nos autres chapitres la valeur économique — consiste d'une part dans le micro-machinisme et la décentralisation diminuant b. Et d'autre part, dans le retour à l'Etat de son droit régalien de bettre monnaie, enfin dans l'utilisation de crédit public retrouvé, sans intérêt , pour la construction des services publics nationaux, régionaux (routes et hôpitaux, écoles et forêts) où la part de salaires personnels est maxima et qui sont en dehors du circuit Production, dans lequel doit jouer seulement la monnaie légale (11).

    Faut-il faire remarquer que, quelle que soit la Distribution: structure du commerce et répartition des biens parmi les citoyens, cela ne joue qu'à l'intérieur de a . Il peut y avoir des injustices, des bénéfices scandaleux ou un gaspilage dû à une cascade d'intermédiaires, mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent d'abord permettre d'acheter la Production totale.




    Le système bancaire actuel, autrement dit l'usure-à-l'argent-négatif ne peut rien créer de positif, il est très axactement inverti. Il prospère en temps de guerre, s'épanouit, apporte la prospérité matérielle aux ouvriers requis en usine, aux fournisseurs de l'État et aux fabriquants de munitions, pendant que la fleur de la nation est tuée ou mutilée. Il languit en temps de paix, se contracte, apporte le rétrécissement du pouvoir d'achat, les faillites, banqueroutes, le chômage et toutes les misères à la clé. Pourquoi ce paradoxe?

    Il y a toujours assez de pouvoir d'achat pour les buts de guerre PARCE QUE les biens créés sont détruits. Ainsi la sous-consommation peut être ordonnée au nom du patriotisme, tandis que la surproduction est liquidée.


    Il ne s'agit point de mettre au pilori les banquiers actuellement inconscients, mais de considérer les faits. Les faits sont les suivants, ils crèvent les yeux: l'usure-à-l'argent négatif conduit à fournir toujours assez d'argent pour la guerre, la mort et la destruction et jamais assez pour la paix, la vie et la construction. Plus la guerre est terrible, dévastatrice, plus de pouvoirs d'achat sont créés, plus le flot d'argent-négatif s'enfle ainsi que les bénéfices des usuriers. Mais ce gonflement ne peut avoir lieu avec des biens qui encombreraient le marché, puisque les salaires sont toujours insuffisants pour les acheter, et ne peut avoir lieu que dans un seul cas, celui de la destruction délibérée des stocks. Le système ne fonctioone avec efficiency que si l'on détruit des biens réels (12). Il conduit implacablement à la guerre.


    Jean-Gaston BARDET (1950)


    (1) In -Human Ecology-, (Maclellan ed. 240 Hope Street, Glasgow), admirablement documenté mais dont nous n'acceptons pas le remède.

    (2) Savoir doubler l'intérêt fait partie de la science bancaire... Ainsi en est-il de la vente à crédit -mensuel- à 8%, qui est en réalité à 16%, et qu'on tente de généraliser en Europe (en 1950)



    (3) Economic Tribulations (Badley Heat, 1941).

    (4) Publié par H. M. Stationary Office (Londres, 1931)



    (5) Publié par Hing's Printer (Ottawa, 1939)



    (6) Dont les méfaits sont dénoncés par Robertson, -op. cit-, et le thomiste irlandais R. P. Denis Fahey in -Money manipulation and Social Order-, (Brown and Nolan. Dublin).

    (7) Tel est le montant de l'impôt secret perçu sur toute la communauté de l'espace financier britanique, qui le paie non avec du vent mais avec son travail et ses propres biens réels. Et ce chiffre de 5 400 millions ne comporte pas toutes les acquisitions et investissements dans les affaires nationales ou internationales qui se montent au moins à 5 000 autres millions.


    (8) Molotov, longtemps ministre des affaires étrangères de l'URSS, avoua que la seule chose qu'il craignait était que cette égalité soit réalisée en Occident...



    (9) La recherche des grands espaces financiers, les accords financiers entre plusieurs nations n'ont, au fond (et peut-être inconsciemment), pour but que de trouver... chez les autres, de l'argent que l'on ne peut trouver chez soi; mais le théorème reste inéxorablement valable pour l'espace considéré!

    (10) Le personnel de certaines usines s'appauvrit au fur et à mesure que s'accroît leur modernisation. Il pouvait acheter, en 1947, environ la moitié de la production, et deux ans après seulement le quart, car la modernisation entraîne un accroissement des charges du capital et une diminution des pouvoirs d'achat. Cf. l'article de Georges Levard, in "revue d'Action Populaire" de décembre 1950.



    (11) L'abîme qui sans cesse augmente entre le "progrès" matériel et le progrès moral, vient de ce que la production matérielle n'est plus organique. Elle n'est plus financée par le croît naturel, par les propres réserves des industries, mais par anticipation, par dettes d'argent-négatif. Elle s'enfle à une vitesse qui dépasse toute maturation possible des individus. Cela est fondamental pour comprendre l'hystérie de la production.



    (12)Aussi les faillites des industries sont-elles acceptées avec complaisance par les banques, c'est une des soupapes de sûreté qui empêchent la chaudière d'éclater. Par contre, les bons "Serra" émis sans intérêt au Kenya, vers 1921, ou les "billets coopératifs" sans intérêt, J.A.K., au Danemark en 1931, furent stoppés par les banques nationales, car les professeurs d'économie démontrèrent (!!) "que c'était un gros -désavantage- pour tout le monde (!) d'emprunter sans intérêt". Qu'en pensent les constructeurs de petites maisons familiales... qui paient deux fois leur maison?

    extrait de: DEMAIN, C'EST L'AN 2000! de Jean-Gaston BARDET (éd. Jacques Petit, Angers, 1950)

    Jean-Gaston BARDET (1907-1989) architecte et urbaniste, professeur international, il fut en poste dans de nombreux endroits du monde, Europe, Afrique, Moyen-Orient, les Amériques, en particulier l'Amérique Latine, dont le Méxique, où il travailla à six reprises. Une grande partie de ce livre fut écrite quand il était en poste en Argentine.
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  • Whaz 3 years ago
    Hum, je viens de le regarder et ma foi, j'ai le sentiment que "c'est trop gros, pourquoi est ce que ça traine sur un random site web ?" D'un autre côté, j'ai du mal à trouver quoi que ce soit là dedans qui ne tienne vraiment pas la route, mais :

    A mon avis, certaines choses sont omises, nottament le fait que la banque "mondiale olol²" c'est surtout la "banque occidentale (tazunienne ?) qui prête à l'occident mais qui tire surtout profit de l'endettement de la chine et du tiers monde"

    D'autre part, il manque, je crois, certaines sombres histoires de colonisation, guerre, esclavage et de pillages de ressource (or, argent réel) au fil du temps.

    Et surtout, le fait que notre belle Europe avant tout, à un niveau de production approchant le zéro absolu, tirant parti de la délocalisation et des entreprises déjà existante en orient, dans des pays en pleine croissance économique qui de ce fait profite de l'argent amassé par le passé pour rembourser leur dettes. (pour la raison de la dette, voir plus haut)
    C'est idiot car c'est le principal sujet du documentaire, cet argent dettes disparait, remboursé avec lui même.

    De plus je doute fort que la croissance de la production d'argent fictif soit aussi importante qu'il est laissé entendre dans ce reportage (95% contre 5% réel Oo ?).

    Dernièrement, il est nulle part évoqué que les ressources mondiales diminue de façon alarmante et que de ce fait, la belle idée d'une somme d'argent fixe que l'état taxerais/réinjecterais en fonction de l'inflation serait, à mon avis, beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre que ce qu'on nous présente ici comme une solution simple.

    Bon, c'est un peu brouillons pour changer, j'ai un peu de mal à organiser mes idées sur un premier jet, mais voilà les premières impressions.

    Après, j'ai une connaissance très limitée de l'économie et pour être franc, ça fait maintenant une semaine que je me gave de tout ce qui peut m'être utile à la bonne compréhension de l'actualité financière et des risques encourus par le capitalisme actuel, à côté de sa, je suis en pleine recherche politique donc ce ne sont jamais que les impressions d'un sale jeune et je peux tout à fait me tromper.
  • Bankster 3 years ago
    Whaz, merci de votre commentaire.

    "random web" je ne sais pas, le site officiel est là: bankster.tv

    Par contre concernant "trop gros", oui vous avez raison, on est tous passé par là, et chaque jour de plus en plus de personne en prennent conscience (sans doute a cause de l'actualité), personellement il m'a fallu plusieurs semaines avant de réaliser que mon gouvernement ne produisait pas d'argent et que l'argent apparaissait par magie a chaque emprunt dans une banque privée et enfin de comprendre que si le reservoir d'argent ne contient que le principal on ne pourra jamais rembourser les interêts.

    Le livre bankster (qui parle de désobeissance civile voir aussi le site revolution lente a ce sujet) dit à ce sujet:
    "La commotion initiale d’une vérité est directement proportionnelle à l’ampleur du mensonge et à la profondeur de son point d’ancrage (la profondeur à laquelle il fut crû). Ainsi, ce n’était pas le fait que la terre soit ronde qui a agités les gens mais bien le fait que le monde n’était pas plat. "

    Malheureusement ca n'est pas un cauchemar, c'est bel et bien vrai.
    Irving Fisher, Milton Friedman et Maurice Allais l'ont dénoncé (2 sont prix nobels)
    Diverses personnalités se sont exprimées (voir page citations banskter.tv)
    Douglas, Louis Even l'ont dénoncé le siècle dernier.
    Etienne Chouard, holbecq, durreder depuis quelques années, etc...
    Visitez donc les liens sur Fauxmonnayeurs.org
    Ainsi que sur bankster...
    Prenez du temps pour étudier et comprendre, l'esprit résiste a y croire, c'est invraisemblable et pourtant c'est la réalité.


    Concernant les choses omises:
    -La banque mondiale est dirigée par des individus privées, le compte en banque de la BRI, Banques des Reglements Internationaux = Banque du FMI est situé en SUISSE.
    -Le film ne parle pas de colonisation, guerre, esclavage et de pillage de ressource (or, argent réel) au fil du temps et c'est normal. L'Argent Dette se veut une simple explication du système monétaire d'un point de vue Canadien et Américain notamment la création de L'argent en circulation (comme la mise en circulation s'effectue par l'emprunt et donc de la dette, le titre est Argent Dette).
    Nous (Europe) sommes soumis a ce régime "officieusement" depuis 73, "officiellement" depuis Maastricht ( les peuples ont rejetés mais les élus forcent quand meme, allez comprendre: UPDATE on force maintenant les irlandais a voter OUI sous peine d'être exclu de l'Europe, ca revient en bon francais à être exclu de quelque chose qu'on aurait du créer en votant autrement et donc qui n'existe pas).
    Certains l'appellent également Argent Négatif (à cause des effets qu'il engendre et le fait qu'il soit basé sur une dette)

    Votre remarque sur l'europe est tout à fait pertinente, cependant la mondialisation du système assure la pérénité du système.
    Il y a 4 types de dettes:
    -La dette publique (celle du gouvernement qui a arreté de produire son argent et a décidé de s'endetter, voir art104 maastricht)
    -La dette privée (carte de crédit, voiture, maison de tout un chacun)
    -La dette d'entreprise(les sociétés se financent également par l'emprunt)
    -La dette financiere (les banques se financent en empruntant entre elles et le montant de cette dette n'ait a ce jour pas chiffrer de manière certaine)

    Les entreprises peuvent faire des opérations a l'international pour 'rembourser leur dettes' et vous avez raison, il n'empeche que la dette publique (énorme en france) reste inchangée, la dette privée reste inchangée (ou presque) et la dette financière reste inchangée

    N'oubliez pas aussi concernant les entreprises que pour quelques sociétés (40?) qui ramassent des milliards , il y en a des millions qui finissent en faillites (souvent des entreprises unipersonel, familial, pme, votre boulanger, etc..) = la classe moyenne

    Le documentaire se voulant court et instructif , il aurait été difficile de soulever chaque type de dette, les différenciations des masses monétaires (M1,M2,..) etc..

    Concernant le pourcentage d'argent fictif, il est aujourd'hui plus proche des 98% que des 95% (il ne s'agit pas d'un pourcentage de "croissance" mais d'une échelle de representation)

    Pour la compensation par l'état, il s'agit d'une idée du Crédit Social que le documentaire a voulu soulever, en hommage au major Douglas qui a combattu des les premieres heures ce systeme vampirique aux USA.
    Je vous invite a découvrir le crédit social (les créditistes preferent parler d'argent social, vu la connotation négative du public face au mot "crédit")

    Plutot pas mal pour un sale jeune ;)

    @+

    Voici ce que dit l'ADED 'Association pour les Droits Economiques et Démocratiques'

    Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. Si comme beaucoup de gens, vous pensez ne rien connaître aux questions monétaires ce n’est pas un handicap, au contraire. Pour en percer le mystère, il vous suffira de faire confiance à votre bon sens. Le peuple est le dernier espoir de la nation pour redresser une situation qui aujourd’hui nous conduit tout droit à l’abîme. Nous sommes trahis par nos experts, économistes et universitaires qui s’accommodent d’un système complexe et obscur aux finalités inavouables. Pour notre part, nos arguments sont simples et limpides.
    Nous constatons tout d’abord que si la monnaie existe, c’est parce que des humains l’ont créée, elle ne pousse pas toute seule comme un brin d’herbe entre deux pavés. La fonction de créer la monnaie s’appelle la création monétaire, c’est le terme consacré par les économistes. Un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Jusque là nous restons en plein accord avec la théorie officielle.
    Posons nous maintenant une question laissée dans l’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine: Qui doit créer la monnaie ?

    - Si la monnaie est créée par un organisme public comme la banque de France, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché.
    - Si la monnaie est créée par un organisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires.

    Comme un défi au bon sens et à la faveur de l’obscurantisme ambiant, c’est ce dernier scénario qui nous est imposé. Sur ce point nous sommes en opposition totale avec la théorie officielle. L’endettement artificiel ainsi généré nous coûte 80 milliards d’euros par an, soit 1290 euros par an pour chaque citoyen. Les dernières émissions monétaires (dites aussi avances légales au Trésor) par la banque de France datent de 1973 !
    Depuis un siècle de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette escroquerie, parmi elles des grands noms de la science économique comme Milton Friedman, Irvin Fisher et Maurice Allais.

    Sans contestation aucune, le problème le plus grave et le plus urgent posé à l’humanité est bien celui de notre système monétaire. Nous constatons chaque jour la dégradation de nos conditions d’existence sans être capable d’en déceler la cause première. Alors essayons d’y voir plus clair.

    Nous sommes dans un système où la monnaie n’est pas mise en circulation parce que nous avons travaillé, produit, et que nous méritons d’être payés. Non. Aujourd’hui, pour que la monnaie soit mise en circulation nous devons l’emprunter. Ainsi, la masse monétaire fait l’objet d’un recyclage permanent par emprunts et remboursements aux banques. Cela signifie qu’entre ces deux opérations la monnaie circule et que nous versons un intérêt aux banques. Si l’emprunteur est l’Etat, les intérêts sont inclus dans les impôts. Si l’emprunteur est une entreprise, les intérêts sont inclus dans les prix. Si l’emprunteur est un particulier il paie les intérêts de l’Etat et des entreprises plus ceux de son emprunt personnel. Ainsi chacun de nous est endetté malgré lui et nul ne peut échapper au paiement des intérêts. Si demain nous refusions de nous endetter, ce qui est parfaitement notre droit, il n’y aurait plus d’argent pour payer le travail. Il faudrait avoir un intellect vraiment mal construit pour accepter un pareil système en toute connaissance de cause. Les responsables politiques de tous bords ne maîtrisent plus les réalités et font de nous les victimes expiatoires de la finance. Ils portent ainsi une lourde responsabilité. Pour ne pas faire de vagues, les universitaires font semblant de ne s’apercevoir de rien. Dans le système corrompu où nous sommes : les emprunts auprès des banques privées se substituent aux versements directs de la banque centrale au Trésor Public. Il nous en coûte 80 milliards d’ euros par an soit plus de 2500 euros par seconde !.
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  • Whaz 3 years ago
    Je vous remercie pour votre réponse qui apporte certains eclaircissements supplémentaires, j'irai visiter les liens que vous me donnez.
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  • Nicolas Perriault 3 years ago
    Merci d'éclairer ma lanterne d'une aussi brillante façon.

    Le plus consternant est que je ne me fut jamais interrogé auparavant sur la question... Stressant.
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  • Bankster 3 years ago
    @ ALANBAY
    Vous avez tout à fait raison, d'ailleurs toutes les grandes religions ont interdit et condamné l'usure, du moins dans les écrits historiques qui servent a leur fondement. Les usuriers étaient considérés comme des parasites. Un autre exemple est Louis Even (catholique) qui défendait le crédit social (voir les pélerins de St michel sur notre page lien: bankster.tv).

    @Drobed
    Quand on fabrique l'argent à partir de rien, d'ici a ce que les dépenses égalent les intérêts... L'opération la plus interessante restant la saisi de biens sous couvert que vous n'avez pas pu rembourser votre emprunt. Ils gagnent ici un bien réel (votre propriété) sans prendre aucun risque (argent cré à partir de rien, soit argent fictif, virtuel ou d'une contrepartie si infime qu'elle peut etre consideré comme inexistante)
    Mais vous soulevez là l'argument principal qui nous a été opposé, à savoir: les banques remettront l'argent en circulation d'une facon ou d'une autre. Et c'est vrai (en partie) !
    Le problème étant que nous ne savons pas à qui, pour quelle cause et pour quelles activités, l'impot sur le revenu collecté dans tous les pays soumis aux banques centrales/reserves fed. ne sert qu'a payer les interets.
    Cette somme d'argent arrive non pas au gouvernement pour qu'il puisse aider son peuple (si impot il y a, c'est a cela qu'il devrait servir), il arrive dans les poches de banquiers privés qui s'en serviront soit pour spéculer ou investir soit pour leur confort personnel (quelqu'un veut il calculer la masse salariale des principaux banquiers occidentaux ?) , une fois encore étant donné que l'argent payé pour couvrir les interets est hors de notre controle (peuple, gouvernement) on ne sait pas dans quel pays il sera utilisé, pour quels buts et à quel fin ?
    Alors oui dans certains cas (je fais volontairement abstraction des paradis fiscaux, comptes offshores..) on pourrait s'imaginer qu'il ait utilisé pour des bonnes fins, mais comment en etre sur ? et si nos impots devaient aider le developement du reste du monde (ce qui est beaucoup plus honorable que le donner a des interets privés, je trouve ca meme interessant au regard de ce que l'usure leur a déjà volé) Dans ce cas alors pourquoi le gouvernement ne le fait il pas lui meme directement de facon à savoir ou et comment est utilisé l'argent des intérêts ? (à savoir, l'argent de nos impots)

    Bien entendu le problème va plus loin que ca, les banques influencent directement l'économie et la production, elles décident de qui survivra et de qui disparaitra. Nous sommes réellement sans systeme monétaire permanent, si les gens empruntent nous prospérons, sinon nous mourrons de faim. Si demain nous refusions de nous endetter, ce qui est parfaitement notre droit, il n’y aurait plus d’argent pour payer le travail. Il faudrait avoir un intellect vraiment mal construit pour accepter un pareil système en toute connaissance de cause. Les disparités Pauvre/Riche, ce fameux fossé qui ne fait que s'aggrandir vient directement de là (d'une certaine facon cette disparité est proportionnelle a la dette)

    Concernant la création monétaire, il y a 2 processus qui se mettent en route.

    D'abord la banque privée pour avoir le droit de prêter, doit avoir un dépot à la banque centrale. dans l'exemple on prend le taux de 9:1 ca peut etre plus ou moins, quelques fois quasi illimitée.
    Imaginons donc qu'elle souhaite preter 10.000
    Elle garantit 1111.12 aupres de la banque centrale.
    Elle a le droit de preter 10.000
    Le client qui emprunte ces 10.000 va les dépenser, la personne qui les recoit va les encaisser aupres d'une autre banque.
    Quand l'argent entre dans l'autre banque, (cette banque ci à le droit d'octroyer un pret , cette fois ci le montant est de 10.000 - fraction de reserve, ici 9:1, soit 8xxx
    La meme opération a l'infini (7xxx dans la banque ou est encaissé les 8xxx, puis, 6xxx, 5xxx,..., a chaque nouveau dépot) jusqu'a atteindre 0
    Le systeme ne crée pas 100.000 à partir de 1111.12
    Le principal crée est détruit quand il est remboursé, seul subsiste l'interêt (pas créé initialement, donc a collecter aupres de la masse monétaire créée de la meme facon, cad qui contient le principal, jamais l'interêt)
    Le systeme par contre avec un dépot initial de 1111.12 permet de collecter des interets sur 100.000 de prets (si taux 4% = 4000 la première année et il s'agit d'intérêts composés) Je vous laisse faire le calcul avec 20:1, 30:1 ... sur 5/10/25 ans pour ceux qui ont du mal avec la fonction exponentielle ca peut aider a se faire une idée.

    Comme c'est un systeme fermé (toutes les banques reliées a la banque centrale), le processus est le meme que si toutes les opérations s'effectuent dans la meme banque (si ca peut vous aider à visualiser)

    A savoir également qu'avec les nombreux frais instaurés ces dernieres années (frais de dossier, comission, etc..) les banques réduisent leur fraction de reserve.

    Au plaisir de vous relire !

    Bankster.tv
    Restez aussi libre que vous pouvez
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  • Fabienne BREMARD 3 years ago
    J'aimerais le transmettre à des amis americains qui ne parlent pas français, avez-vous une version anglaise que je pourrais leur transmettre
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  • Bankster 3 years ago
    @QWERTY
    J'ai visité le lien que vous donnez et il n'est écrit nul part ce que vous avancez. (qui d'ailleurs tient de la vielle croyance en les dépots font les emprunts).
    Au contraire, il est écrit:

    Cet effet multiplicateur est parfois suspecté de provoquer un fort accroissement de la masse monétaire, à qui il arrive effectivement de croître à des taux élevés, par exemple à la fin des années 1990 et dans la première moitié des années 2000[9].

    Au passage, je suppose que vous considerez la BCE comme source d'information sure, dans ce cas regardez la vidéo qu'il publie sur l'inflation. Vous y trouverez votre réponse.

    Aussi si vous cherchez sur wikipedia, soyez sur de vous interesser a la Création monétaire, si vous voulez savoir si l'argent est créé à partir de rien, parce que le multiplicateur concerne uniquement le nombre de fois que ce crédit créé a partir de rien va donner lieu a d'autres crédits créés à partir de rien.
    (AUTREMENT DIT VOUS N'AVEZ PAS REGARDE OU IL FALLAIT ET TIREZ DES CONCLUSIONS SUR VOS FAUSSES CROYANCES)

    fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire

    EXTRAIT:
    Une banque commerciale crée de la monnaie à l'instant où elle conclue un contrat de prêt avec un emprunteur. La banque crédite alors le compte de l'emprunteur d'une certaine somme d'argent en échange d'une créance. La monnaie est détruite (débit du compte) lorsque la somme prêtée est remboursée à la banque. Cette destruction de la monnaie résulte de la nature contractuelle de la monnaie.

    La valeur des créances possédées par une banque est un actif. La valeur d'une monnaie est fondée principalement sur la valeur des créances possédées par la banque. Les monnaies modernes sont appelées "monnaies de crédit". On peut aussi parler de "monnaie de créances". Les créances douteuses sont les créances que la banque craint de ne pouvoir recouvrer. Les créances douteuses réduisent le profit des établissements bancaires.

    En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu'à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu'à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire.

    Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c'est l'effet multiplicateur du crédit, et qui fait dire que « l'ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit, représente en France plus de six fois la monnaie banque centrale

    Merci de verifier un minimum avant de poster des dires outranciers.
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  • empireofpassion 3 years ago
    A la suite de cette vidéo, j'ai posté une question sur le site internet d'une télévision, qui avait regroupé un panel d'expert pour répondre à toutes interrogation sur la crise financière et la garantie des avoirs en banque. Après un bref résumé de la source des problèmes (d'une bulle immobiliaire vers un problème de vie à crédit des ménages US, amenant in fine le sujet de la signification de la monnaie), ma question portait sur la nécessité d'une réforme en profondeur du système monétaire.

    Vous savez quoi?

    On a censuré mon résumé de quelques phrases qui mettait le tout en lumière de manière similaire à la vidéo, rendant ma question incompréhensible pour le commun des mortels.

    La réponse du journaliste, issu d'un quotidien économique?

    "Les injections de liquidités par les banques centrales ont été une mesure prise pour enrayer la panique et fluidifier les échanges, pour éviter une assèchement entre institutions. Ces mesures ont montré leurs limites, c'est évident, vous avez raison. Les banques centrales (BCE et Fed) ont fait ce qu'il fallait et surtout ce qu'il était en leur pouvoir pour tenter d'enrayer la chute mais cela n'a pas suffi. Une fois que le calme sera revenu, le rôle des banques centrales sera certainement sur la table."

    Sans vouloir être parano, j'ai quand même l'impression qu'on ne veut pas que les gens comprennent comment fonctionne le système monétaire.
  • Bankster 3 years ago
    Rien d'étonnant, c'est monnaie courante (quel jeu de mots).

    D'autres liens sur la création monétaire: 1libertaire.free.fr/Monnaie01.html

    John Swinton,
    ancien chef du personnel du New York Times,
    dans un discours à ses collègues journalistes.

    Le travail du journaliste consiste à détruire la vérité, à mentir sans réserve, à pervertir, à avilir, à ramper aux pieds de Mammon et à vendre son pays et sa race pour gagner son pain quotidien. Vous le savez comme je le sais, alors qui peut parler de presse indépendante ? Nous sommes les pantins et les vassaux des hommes riches qui se cachent derrière la scène ..... Ils tirent les ficelles ... ET NOUS DANSONS.
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  • Bankster 3 years ago
    @ Antoine

    C'était un peu plus haut mais j'en ai rajouté d'autres plus bas aussi ;) Bonne lecture !

    Le secret de la toute-puissance bancaire dans le monde entier, précise Robertson, réside dans le fait suivant: "Lorsqu'un individu dépose aujourd'hui 1 000 £ en espèces à la banque, celle-ci ne prête pas ces 1 000 £ à un autre client, mais les garde en réserve, et prête en avance bancaire, ou par chèque 9 000 £, c'est à dire neuf fois le montant du dépôt qu'elle a reçu". C'est le premier client qui constitue la réserve de 10%... alors que le bon public croit que toute Banque n'est qu'un intermédiaire qui avance l'argent mis chez elle en dépôt, soit 1 000 £ pour 1 000 £. C'est d'ailleurs ce qui est déclaré dans tous les traités orthodoxes, et qui était officiellement inscrit dans l' Encyclopaedia Britanica jusqu'en 1910; mais dans l'édition de 1929, vous lisez que "les banques prêtent en créant du crédit, elles créent leurs moyens de paiement ex nihilo" précise M. R. Hawtrey, secrétaire adjoint au Trésor.
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  • Bankster 3 years ago
    @QWERTY qui multiplie les pseudos pour soutenir ses dires. Si vous voulez continuer votre entetement faites le sur votre post initial. Quand deux prix nobel ont dénoncés la même chose, UN MINIMUM DE RESPECT VOUS AIT DEMANDE A MOINS QUE VOUS AYEZ UN BAGAGE SIMILAIRE.

    Il a fallu 300 pages d'échanges a Etienne Chouard et les autres pour convaincre Paul Jorion (Ancien banquier) alors je pense que vous y arriverez avec du temps. En attendant s'il vous plait faites vos commentaires dans votre post initial.
    etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Blog_de_Paul_Jorion_Monnaie.pdf

    (Au passage nous dénoncons l'abandon de la création monétaire par le gouvernement, le crédit privée ne nous importe peu en l'état)

    RÉFÉRENCES OFFICIELLES SUR LA CRÉATION MONÉTAIRE
    L'ÉCONOMIE ET LES SCIENCES SOCIALES de A à Z → Jean-Yves CAPUL (HATIER)
    p. 75,76

    BAC STT ÉCONOMIE DROIT → Elsa ILLOUZ & Ghislaine LEGRAIN (Top'Exam, HACHETTE Éducation)
    p. 53,54

    LA MONNAIE ET SES FONCTIONS → Pierre BERGER & André ICARD (Que sais-je? n° 1217,P.U.F.)
    p. 11, 19, 20, 21, 26

    LA BANQUE ET SES FONCTIONS → Bruno MOSCHETTO & Jean ROUSSILLON (Que sais-je? n° 2447, P.U.F.)
    p. 66

    PAS D'ÉCONOMIE SANS MONNAIE → Guénaelle LE SOLLEU (Optiques Economie n° 34, HATIER)
    p. 29

    DICTIONNAIRE D'ÉCONOMIE ET DE SCIENCES SOCIALES → Jean-Yves CAPUL & Olivier GARNIER (Initial, HATIER)
    p. 269, 270

    INITIATION A L'ÉCONOMIE → Janine BRÉMOND & Marie-Martine SALORT (J. BRÉMOND, HATIER)
    p.102, 183

    MONNAIE MONNAIES → Michèle GIACOBBI & Anne-Marie GRONIER (Le Monde Poche, MARABOUT)
    p. 58, 59, 60, 66

    INTRODUCTION À L'ÉCONOMIE → Jacques GÉNÉREUX (Points Economie, SEUIL)
    p. 87, 88, 89

    MONNAIE ET PROBLÈMES FINANCIERS → Michel DÉVOLUY (Les Fondamentaux n° 21, HACHETTE)
    p. 52, 53

    MONNAIE, THÉORIES ET POLITIQUES → Marc BASSONI & Alain BEITONE -Synthèse +, SIREY/DALLOZ)
    p. 34, 35, 37, 38, 41, 42

    ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS → Vol. 5 (Cortès-Elasticité) : Crédit
    p. 71 (2 : "Le rôle du crédit")

    MONNAIE, CRÉDIT, VALEURS MOBILIÈRES → BANQUES DE FRANCE, service de l'information, BP 140-01, PARIS Cédex 01
    p. 51, 55, 56, 57
  • empireofpassion 3 years ago
    Merci pour cette liste. Ajoutons aussi l'article "Secrets d’argent, intérêts et inflation" du Laboratoire Européen d'Anticipation Politique, disponible sur

    europe2020.org/spip.php?article499&lang=fr

    On y lit "Les banques commerciales créent continuellement de l’argent pour des prêts. Elles créent cet argent tout simplement par l’inscription de chiffres dans les comptes bancaires des emprunteurs, qui peuvent ensuite dépenser ces montants, comme si c’étaient des billets de banque. Aujourd’hui la grande majorité de l’argent existe seulement sous forme de nombres dans des comptes bancaires. Par la loi, ces nombres ont la même valeur que des billets de banque et des pièces de monnaie."
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  • mus boob 3 years ago
    Bonjour,

    Merci bq pour ce document. C'est très intéressant.

    Voici un document sur un autre système financière. Ce système interdit l'usure.

    dailymotion.com/video/k1udkrTH80TjyLNkgB
  • Bankster 3 years ago
    Très intéressant je ne sais pas, à approfondir sans doute, en effet, il faudrait rechercher comment la création monétaire est opérée à Dubai, parce que si l'argent est également crée à partir de rien (à partir de la promesse de rembourser plus que ce qui est crée pour acheter la voiture) cela revient EXACTEMENT à de l'USURE ! Avez vous des informations là dessus, y a t il une banque centrale a Dubai ? (je ferais des recherches à l'occasion, mais j'ai de serieux doutes sur l'indépendance de Dubai, le pétrole s'achète et se vend en dollars)
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  • Bankster 3 years ago
    Voilà une publication essentielle, bien plus que ca même ! Non seulement parce qu'une idée grandit ! Mais surtout parce que ceci représente la première publication dans un journal dit "officiel" (certes suisse, mais cependant francophone) d'une esquisse de VRAIE solution, conforme au bon sens et à la réalité

    letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=241564

    Pour une réforme radicale du système bancaire





    L'invité.


    Christian Gomez, Docteur d'Etat en sciences économiques, ancien élève du Prix Nobel Maurice Allais et directeur de banque à Zurich
    Samedi 11 octobre 2008



    L'économie mondiale est au bord du gouffre. Tout le monde s'interroge sur la sécurité et la valeur de son épargne et beaucoup subiront demain le chômage et l'angoisse du lendemain. Les pertes économiques et financières promettent d'être considérables. Pourquoi? Une raison de fond: le mode de création monétaire dans nos économies. A l'heure où cette crise marque la faillite quasi-totale de la plupart des schémas intellectuels en vogue au cours des vingt dernières années, le temps est peut-être venu de penser «out of the box» et de proposer des solutions radicalement nouvelles. En l'occurrence, la solution proposée s'inscrit dans une lignée prestigieuse des plus grands et des vrais économistes libéraux de notre temps: Irving Fisher, l'Ecole de Chicago et Milton Friedman, Maurice Allais...



    Peu d'économistes nieront que les causes de la crise d'aujourd'hui résident dans une expansion démesurée des agrégats monétaires et de crédit. En fait, même si celle-ci a donné lieu à plus de débordements que d'habitude, elle ne diffère pas dans sa cause ultime de celles qui l'ont précédée et cette raison, c'est le pouvoir de création monétaire des banques. Pour bien comprendre ce point, il faut résumer le mode de fonctionnement du système monétaire en trois traits:

    - Les banques, par leurs opérations de crédit, disposent du pouvoir monétaire, c'est-à-dire du pouvoir de créer ou de détruire de la monnaie;

    - La mise en œuvre de ce pouvoir dépend en fait des «humeurs» d'acteurs privés: les désirs conjugués des banques de prêter et des agents économiques d'emprunter;

    - De ce fait, l'évolution de la quantité de monnaie en circulation, dont dépendent les fluctuations de l'activité économique et le mouvement des prix, résulte de décisions «privées» et est soumise aux emportements des acteurs économiques.

    Par ailleurs, ce système aux origines historiquement frauduleuses distord indûment la répartition des revenus, car le privilège de création monétaire crée une rente, qui n'est pas différente conceptuellement des gains qu'obtiendrait dans son activité une association de faux-monnayeurs qui achèterait des biens et/ou des actifs sur le marché ou prêterait à d'autres personnes avec la monnaie fabriquée.

    Vouloir modifier cette situation, c'est d'abord vouloir rendre le pouvoir de création monétaire, et la rente qui lui est attachée, aux seules autorités monétaires et, in fine, à l'Etat, qui retrouverait ainsi la plénitude de son pouvoir «régalien»; ensuite faire en sorte que tous les types d'investissement soient financés par de la «vraie» épargne, c'est-à-dire que le crédit bancaire soit financé par des dépôts d'épargne à maturités fixes sans aucune transformation possible des échéances pour éliminer tout germe d'instabilité.

    Pour réaliser cet objectif, un des grands partisans de ce système, le Prix Nobel français (1988) Maurice Allais, a proposé dans de nombreux travaux de séparer les fonctions bancaires en les faisant exercer par des entités distinctes, principalement:

    - Les banques de dépôts, qui ne s'occuperaient que de la gestion des encaisses des clients (cash management), en les couvrant à 100% par de la monnaie de base (banque centrale) et en se faisant rémunérer pour ces services.

    - Les banques de prêts, qui recevraient les dépôts à terme/d'épargne et les prêteraient à des termes légèrement plus courts aux emprunteurs.

    Les conséquences de la mise en œuvre d'un tel système seraient considérables. Du point de vue de la politique économique, le contrôle total de l'offre de monnaie donnerait des moyens très efficaces de régulariser l'évolution économique et l'inflation, tout en prévenant tout risque systémique. Du point de vue de l'efficacité économique, non seulement la gestion des encaisses serait optimisée par les banques (baisses des coûts) et par les agents économiques (du fait du coût d'usage de la monnaie), mais le rôle régulateur des taux d'intérêt dans l'orientation de l'épargne et la sélection des investissements serait magnifié. Enfin, en ce qui concerne la répartition des revenus, la capture de la «rente» monétaire permettrait d'obtenir une recette budgétaire supplémentaire d'un montant significatif (pour la zone euro, en première approximation, l'équivalent de la moitié de l'impôt sur le revenu pour un taux de croissance de la masse monétaire de 4,5%). Par ailleurs, du fait des caractéristiques du processus de transition du système actuel au système projeté, une large partie des problèmes liés à l'existence d'une dette publique imposante serait réglée, comme nous le montrons ci-après.

    Difficile à mettre en oeuvre? Pas vraiment. Dès la décision de réorganisation prise, les banques actuelles seraient invitées à se transformer en holdings bancaires (voir schéma ci-dessus). Pour couvrir les besoins en monnaie de base nécessaires au passage des dépôts à vue dans les banques de dépôts, les techniques les plus simples de la titrisation pourraient être utilisées, parmi d'autres solutions possibles. Les banques actuelles créeraient chacune des structures de titrisation ad hoc auxquelles elles vendraient le montant de créances nécessaires détenues à leur bilan, le financement étant assuré par l'émission de notes souscrites par la banque centrale. Comme les banques resteront en charge du service de ces créances (recouvrement des intérêts et du principal), aucune interruption des relations clients ne serait à prévoir et, comme ce service serait rémunéré, le compte d'exploitation des banques serait protégé.

    Dans la période de transition, on assisterait à un double mouvement conjugué au fur et à mesure du remboursement des créances placées dans la structure de titrisation: d'un côté, la banque centrale, pour éviter tout recul de la masse monétaire, les remplacerait à son bilan par des achats de titres publics; de l'autre, les banques de prêts renouvelleraient à l'échéance les créances initiales à partir des dépôts d'épargne effectués par leurs clients. C'est dans ce processus que se trouve une solution, radicale elle aussi, au problème de la dette publique puisqu'une part substantielle de celle-ci serait absorbée par la banque centrale qui rétrocéderait les intérêts de cette dette à l'Etat sous forme de profit de l'institut d'émission.

    Ce système n'a jamais vraiment existé, même si des économistes prestigieux ont soutenu des approches similaires. Contre lui, il y a le poids des idées reçues sur l'inéluctabilité du système actuel et le choc des intérêts. Rendre la rente de la création monétaire aux citoyens, sous forme d'une ressource budgétaire, forcément, cela ne plait pas à tout le monde et surtout pas aux banquiers... Mais peut-être que les peuples pourraient s'intéresser à un système qui leur assurerait la prospérité, en libérant l'initiative, et la sécurité, en éliminant les «manias» qui ruinent périodiquement nos économies. Et si la refondation d'un nouveau capitalisme passait par là?
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  • Gérard Foucher 3 years ago
    Bonjour à tous,
    Bon ben moi j'ai une question. Je ne suis pas si bête que ça, mais tous ces concepts, auxquels je réfléchis pourtant depuis des années, me semblent bien complexes. Surtout, difficiles à imaginer, à "conceptualiser".
    J'aime beaucoup la comparaison avec l'association de faux monnayeurs... qui m'a permis justement de conceptualiser un peu l'affaire.
    Mais. Quand même. Si la banque me prête de l'argent (même des faux billets), eh ben moi, je suis bien content de les avoir ces faux billets, pour payer le maçon qui va construire ma maison par exemple. Je suis d'accord,, j'implore ma banque de me fabriquer des faux billets, non?...
    Alors, en fait, si je crois comprendre, je paye mon maçon avec une simple promesse de le payer plus tard, non ?
    La banque est certes notre intermédiaire, la banque crée l'argent que je donne à mon banquier, mais c'est bien moi la source, c'est moi qui promet, et la banque accepte de payer le maçon seulement parce que moi, je lui ai donné en garantie ma promesse de la rembourser plus tard, non ?
    Mon maçon est content, et la banque, pour salaire, me demande de lui rendre un peu plus que ce qu'elle m'a donné. Bon d'accord, beaucoup plus, mais moi, je suis d'accord, non ? Je m'en fous de payer ma maison le double de ce qu'elle vaut aujourd'hui, on verra bien. Ce que je veux, c'est ma maison tout de suite. C'est pour ça que je demande à ma banque de payer mon maçon tout de suite. Bon, ceci dit, je pourrait peut-être proposer au maçon de lui payer son travail en trente ans, et de lui donner le double de ce que lui donnera la banque tout de suite, il serait peut-être d'accord. Mais bon, la banque le fait à ma place, et tout le monde est content. Alors ?...
    J'ai l'étrange impression que mon raisonnement est tordu, mais je ne vois pas où !...
    A l'aide Bankster
    Et merci et bravo pour ce film et tout ce temps que vous passez à faire passer ces messages... capitaux.
    Bien à vous
    GF
  • Bankster 3 years ago
    Non Gérard votre raisonnement n'est pas tordu, c'est simplement et une fois de plus une confusion entre PRIVEE et PUBLIQUE.

    Ce que nous contestons c'est l'abandon de la création monétaire par le gouvernement en 73 et l'instauration d'une Dette publique fictive, non résorbable, créée à partir de rien (qui n'a pas lieu d'etre)

    Si les gens veulent s'endetter en privée, chacun son affaire, vous signez un contrat privée pour cela.

    Par contre le gouvernement, à lui, on lui a confié la création monétaire en 1789 pour qu'il s'en sert AU BENEFICE du peuple, et non pas pour qu'il l'abandonne aux banques privées a qui il doit payer des intérêts et qu'on nous demande de sauver par dessus tout avec capital et intérêt en empruntant à ces memes personnes, il y a là quelque chose d'humiliant et de profondément révoltant.

    Il y aurait a dire sur le pret privée. En premier lieu, il FAUT DES COUVERTURES A 100% des prets sinon les banques peuvent multiplier l'argent entre elles mais aussi par le biais de succursales offshores.


    Mais le combat pour que la création monétaire retourne d'ou elle vient , c'est a dire au peuple est me semble-t-il au combien plus important dans l'immédiat (et de toute facon, entrainera dans son sillage les reformes necessaires du crédit privée)

    Une autre petite vidéo qu'on a recu en lien (merci à l'internaute en question)
    leweb2zero.tv/video/razorback2000_2248f0d31132600
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  • alain leroux 3 years ago
    un grand bravo et un grand merci !
    -depuis que gamin,on m'a expliqué que le capitalisme est un serpent qui se mange lui-même en commençant par la queue,je croyais avoir tout compris,et qu'un jour ou l'autre l'animal exploserait logiquement de lui-même,si l'Homme n'avait pas su ou pu avant,le faire crever...

    -malheureusement,je vois bien grâce à vos explications,que cet argent virtuel créant de l'argent virtuel,mon serpent grossit et mue sans cesse...
    -au final,je comprends que la "décroissance" (mot peu vendeur...),ou plutôt la maitrise et l'équilibre de notre consommation,sont non seulement le sine qua non de notre survie,mais surtout l'arme universelle contre ce système.
    -j'ai donc découvert votre formidable boite à outils,et je m'en servirais sur le modeste forum de pékins moyens que je fréquente,encore merci !
  • Bankster 3 years ago
    Merci c'est tout ce qu'on demande, faites passer le message, copier le DVD sur Divx, passez le autour de vous ! Merci ! Vous devenez une partie de la solution.

    PS: Quand les dettes dépassent les richesses réelles, alors l'effondrement guete... (le serpent se meurt)
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  • Fabio M. 3 years ago
    Merci pour ce documentaire!

    Je signale aussi "Zeitgeist Addendum" qui parle exactement du même sujet et en fait aussi une analyse sociale.

    Le video est ici: video.google.com/videoplay?docid=7065205277695921912&ei=Sa31SNraM4aQ2ALm0NnqDg

    Dans "Zeitgeist Addendum" est cité un document de la FED: "Modern Money Mechanics". Dans ce document c'est très bien expliqué comment ça marche le mécanisme de la réserve fractionnaire qui permet aux banques de prêter de l'argent crée "out of the thin air".

    Vous pouvez trouver le document ici: landru.i-link-2.net/monques/MMM.pdf

    A+
  • Bankster 3 years ago
    Merci pour le lien PDF, il semble charger, mais affiche une erreur a l'enregistrement. Vous pouvez le trouver en intégralité sur la page des références utilisées par Paul Grignon pour l'Argent Dette: paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/references.htm
    "Moderm Money Mechanics" est un document officiel de la Reserve Federale de Chicago (cité dans le livre de Mary Elisabeth Croft également). Il semblerait qu'en période de crise, aucun "économiste/journaliste" ne se souvient de son existence pour expliquer clairement ce qui se passe aux citoyens.
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  • Fabio M. 3 years ago
    Encore une video pour approfondir le sujet: video.google.com/videoplay?docid=-515319560256183936&ei=0PH2SPSAEYaQ2ALm0NnqDg

    C'est un documentaire très bien fait qui dure 3h30! Il présente l'histoire des banques et des banquiers à partir de l'empire romain jusqu'à nos jours.

    L'auteur a fait un très bon travail en reconstruisant ce qu'il s'est passé et en donnant aussi beaucoup de citations et références.

    Très intéressante aussi la dernière part avec les conclusions.

    Une vision conseillée pour mettre tout en perspective et éliminer cette "aura" de mystère et complot avec laquelle les choses sont souvent présentées.

    A+
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  • Bankster 3 years ago
    Publié sur 24hgold.com (la page download de la banque des banques : bis.org/statistics/extderiv.htm )

    24hgold.com/actualite-or-argent-1140000000000000-dollars.aspx?langue=fr&articleid=273641

    Un des avantages indiscutables de la monnaie fiduciaire est qu’elle permet de faire entrer régulièrement dans le monde de la finance des mots en général réservés à l’astronomie, et d’ôter tout semblant de signification à ces magnifiques inventions de l’homme que sont les chiffres, le calcul et la monnaie. Tenez :

    - Un million, c’est mille fois mille. Chiffre simple, rond et facile à comprendre, la preuve ma grand-mère savait qu’un million d’anciens francs c’était dix mille nouveaux francs,

    - Un milliard, c’est mille millions, il y a à peine un milliard de minutes que Brutus mettait fin à la dictature de César,

    - Un trillion, c’est mille milliards, mille millions de mille sabords,

    - Un quadrillion, c’est mille trillions, mille millions de milliards, mille millions de, non, millliards de, non encore, bref, de quoi voir venir un bon moment.

    La Banque des Règlements internationaux, ou BIS, la Banque Centrale des Banques Centrales, nous informe au détour d’une page de son dernier rapport que le montant total des produits dérivés atteignait désormais 1.14 quadrillion de dollars se décomposant en 548 trillions de dollars de produits dérivés cotés, et 596 trillions de dollars supplémentaires de notionnel sur les marchés OTC.

    Soit 1.400.000.000.000.000 dollars. Même avec un dollar dévalué, ce montant force le respect.

    Les produits dérivés, comme vous ne le savez probablement pas, sont des paris effectués par les banques et autres établissements financiers sur des crédits à haut risque. Nos spécialistes bancaires, les mêmes qui nous annonçaient que la crise de 2007 ne pouvait arriver qu’une fois tous les 2 milliards d’années, jurent leur grands dieux que ces montants sont arbitrés, et que le total des risques ne dépasse pas les 2% de l’encours.

    2% de 1.140.000.000.000.000 dollars représentent quand même près de 23 trillions de dollars, une fois et demie le PIB américain, pardonnez du peu, et sensiblement plus, imaginez vous, significativement plus, même, que le total des fonds propres des banques et autres hedge funds ayant pris ces engagements.

    Comme l’affaire Bear Stearns nous l’a montré, les banques centrales vendront leur mère plutôt que d’accepter qu’une institution porteuse de ces armes de destruction financière massives puisse faire défaut. Le prochain acronyme que la finance américaine se prépare à nous apprendre est CDS, Credit Default Swaps, une sorte de produit dérivé destiné à garantir de la solvabilité d’une contrepartie.

    Il y en a 62 trillions dans la nature. 62.000.000.000.000 de dollars. Une belle louche au dessus du PIB mondial.

    Mettons les choses en perspective. Bear Stearns était porteur de 13.4 trillions de dollars, dont 2.5 trillions de CDS. Son rachat par JP Morgan a été effectué pour éviter la faillite de ladite Morgan (qui est également le principal actionnaire de la Fed, le monde est petit) principal créancier de Bear Stearns.

    Face à cela, le total de bilan de la FED est un minuscule 800 milliards de dollars. Et ses fonds propres ? C’est à peine si j’ose. 40 milliards de dollars. Vous allez rire : 0,0000285714 % du total. Pas de quoi aller très loin.

    Une grosse faillite bancaire, un Bear Stearns, un Lehman Brothers, un UBS, un Crédit Lyonnais à l’ancienne ou autre Kerviel bien de chez nous et un gros paquet de ces CDS ne vaudra plus tripette, faisant imploser immédiatement les bilans des banques détenant ces créances sur l’établissement en cessation de paiements. Les banques centrales rachèteront leurs dettes pour éviter un Chernobyl financier.

    Et rappelez vous, les banques centrales créent de la monnaie à l’ancienne.

    En l’imprimant.

    Cela dit, restons optimistes, tout n’est pas perdu. Il existe encore d’autres mots pour le futur : quintillion suit quadrillion, et sextillion permettra de rajouter encore trois zéros supplémentaires lorsque cela deviendra nécessaire.

    Pour se payer un simple café.
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  • Bankster 3 years ago
    Toujours sur 24hgold.com

    L’oxymore du jour : recapitaliser les banques avec de la dette ?

    Les gouvernements du monde entier se sont concertés avec leurs banquiers pour que ces derniers puissent assurer leurs échéances, en leur promettant la somme de 1.700 milliards d’euros.

    L’Europe se mobilise pour faire face à la crise bancaire, jusqu’à 1.700 milliards d’euros débloqués

    Une telle somme dépasse l’entendement, et il faut revenir à une analyse marxiste de la valeur pour en comprendre l’énormité : 1.700 milliards d’euros représentent environ 140 millions d’années de SMIC net, soit un an de salaire pour 140 millions de personnes. Si on exclut les fonctionnaires, il n’est même pas certain qu’il y ait tant de travailleurs dans le privé dans l’UE.

    Cet argent viendra, du moins les gouvernements l’espèrent, du marché, l’idée générale étant que, les banques ne pouvant plus s’endetter, les gouvernements le feront à leur place puisqu’eux bénéficient encore de capacités d’endettement. Et quand bien même le marché leur refuserait ces sommes, ils pourront toujours se retourner vers leur banque centrale, qui monétiserait leur dette.

    Après tout, après avoir garanti qu’aucune banque ne ferait faillite, il semblerait logique qu’aucun gouvernement ne puisse faire faillite. La seule faillite sera celle de la monnaie, mais elle ne vote pas.

    Une grande partie des fonds servira à assurer un système de garantie payante des prêts entre les banques, afin de leur permettre de continuer à jouer entre elles à la chaise musicale. Tout le monde sait qu’il n’y a pas assez de chaises mais il serait trop triste d’arrêter cette grande fête. Au contribuable de continuer à payer les musiciens.

    La seconde partie de l’emploi des fonds est la plus intéressante : 40 milliards d’Euros (64.968.266 onces d’or, cliquez ici si vous voulez vous amuser à faire le calcul) serviront à alimenter un fonds qui se chargera de la recapitalisation des banques.

    Vous avez bien lu : les Etats vont s’endetter pour recapitaliser les banques : pour transformer de la dette en capital.

    La magie du langage permet bien des choses. Remarquons que les banquiers ont l’habitude de penser à l’envers, de l’autre coté du miroir. Par exemple, ils appellent des « actifs » les prêts qu’ils font à leurs clients parce qu’ils génèrent un intérêt pour la banque, et un « passif » les dépôts des clients parce que la banque devra rapidement changer sa façon de tenir des comptes si ses clients lui retirent leurs fonds.

    Il y a plus étonnant encore.

    Transformer de la dette en capital est une opération hautement risquée, parce que la valeur d’un actif dépend des conditions de marché au moment où l’on souhaite le céder, tandis que la dette est inscrite dans le marbre de la partie gauche du bilan. En d’autres termes, la valeur d’une dette est certaine, celle d’un actif aléatoire.

    C’est la raison pour laquelle cette activité de transformation de dette en capital était auparavant le domaine réservé des banques d’affaires, conspuées aujourd’hui par les gouvernements de toute la planète pour avoir fait à grande échelle exactement ce qu’ils s’apprêtent à faire à plus grande échelle encore : s’endetter pour acheter des actifs à risque.

    La différence est que, jusqu’ici, les banques d’affaires prenaient le risque sur leur capital et que, si les affaires étaient mauvaises, seuls les actionnaires perdaient leur mise. Mais maintenant que les actionnaires sont les contribuables, les enjeux peuvent monter à l’infini.

    Sur ce chemin, 1.700.000.000.000 d’euros semblent un bon début.
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  • Fabio M. 3 years ago
    Donc ils injectent de l'argent pour "sauver" le système... Mais ça veut dire que (si j'ai bien compris) bientôt il va y avoir de l'inflation.

    Or j'ai encore mon argent dans la banque et je compte de le retirer... Mais je me pose une question: si je le retire et je le tiens à la maison, avec l'inflation mon argent risque quand même de devenir du papier toilette. Alors il faudra bien faire quelque chose avec, plutôt que le garder comme ça.

    Donc (et là je suis ignorant) quoi faire? Privilégier les pièces plutôt que les billets? Acheter de l'or? Autre chose? Et pourquoi?

    Que comptez vous faire ?

    Merci
  • Bankster 3 years ago
    En fait, ils injectent de l'argent pour que le système se "dérouille" afin qu'il puisse continuer. Ca revient a panser une jambe de bois avec "rien". On joue une scène qui va se rejouer en pire bientôt puisque + de liquidités = inflation . Augmentation de la dette nationale de 360milliards= 25% d'accroissement de la dette nationale (environ 15% d'impôt supplémentaire pour le téléthon des banksters), plus d'impots pour les contribuables = moins de pouvoir d'achat = moins de consommation = moins d'emploi = RECESSION.

    Mon conseil aujourd'hui serait de commencer a regarder autour de vous et a vous rapprocher les uns des autres, remettre l'idée de service et d'échange entre vous. Avoir un réseau de gens avec qui pouvoir échanger et "s'arranger" c'est primordial si la chute s'accèlere (si on a pas de répit avant l'explosion des CDS)

    Si il fallait "faire quelque chose de votre argent", bien évidemment, retirez le des banques, gardez des billets chez soi c'est plus prudent que des 0 et des 1 chez les banksters. Quand les banques tomberont et ca peut arriver demain comme dans 3 ans, avoir des billets vous permettra des transactions, avoir des 0 et des 1 ne vous permettra RIEN, parce que ca n'est RIEN à part de la dette. Le gouvernement vous garantie de remplacer la dette des banques par sa dette a lui, sauf qu'a un moment ca marche plus, voyez l'Argentine (on prépare des documents la dessus ! ca arrive !). Le FMI réclame son due. Je rappele que Hugo Chavez a invité a dissoudre le FMI et faire le procès de la FED, BCE, FMI.

    Investir dans quelque chose qui vous assure une autonomie ne peut pas etre une mauvaise chose.
    Pour les placements classiques, l'ARGENT me semble plus approprié que l'OR. D'autres métaux sont intéréssants que vous pouvez acheter hors banques et hors bourses, aluminium, cuivre, etc..

    Dans tous les cas, pas de panique, nous aurons peut etre dans les prochains mois ou années, une occasion historique de changer quelque chose pour nous, nos enfants et les enfants de nos enfants déjà contraint a payer une dette qui n'existe pas, excepté dans l'esprit des Banksters.

    Rapprochez vous ! Parlez en, la prise de conscience du peuple est NOTRE VOIE DE SORTIE AU DESORDRE MONDIAL QUI SE PROFILE et pour cela nous avons besoin de l'aide de chacun, parlez à votre voisin, votre commercant, votre frere, vos tantes, vos cousins, vos amis... Parlez en ! Le peuple doit etre capable de RECONNAITRE et de REFUSER un systeme d'ARGENT DETTE, afin d'EXIGER le retour de notre droit régalien a la création monétaire.

    Il n'y a rien de plus important que ca, chacun d'entre vous EST une partie de la solution.

    SOYEZ LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR !
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  • Pierre Berger 3 years ago
    Sujet tres interessant. Depuis quelques jours je lis tous ce que je peux trouver sur le sujet. Une question comme ca. Nous avons encore une banque plus ou moins publique: La banque postale. On ne pourrait pas s'en servir pour créer de l'argent gratuit pas cher?
  • Bankster 3 years ago
    Quand on aura décidé de laisser (ou de chasser) les banksters en dehors du gouvernement pourquoi pas. (de nos vie, pourquoi pas aussi..)

    Le developpement d'économies et de monnaies alternatives sur internet devrait exploser dans les prochaines années (voir mois)

    Peut-etre qu'au bout de ce tunnel se trouve notre voie de sortie a ce désordre mondial.

    Le prochain film de Paul Grignon parle de cela. (de solution d'émancipation pour le peuple vis à vis des banksters)
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  • Bankster 3 years ago
    Merci Pierre, c'etait la même question que l'incompétent notoire de RUE89, le redacteur en chef (T)riché

    (le redac en chef de rue89):1; - D’abord, l’Etat n’emprunte pas auprès des banques (à court terme, il leur prêterait plutôt de l’argent…). Pour se financer, il émet des titres négociables, des obligations, qui sont souscrites par des particuliers, des entreprises, des assureurs, diverses institutions. La dette publique est financée par leur épargne.

    Dans ces 3 lignes:
    => Il y a un simple « oubli » , c’est que l’épargne est elle même, à l’origine, - toujours - financée par de la création monétaire bancaire payante…
    => plus une grosse erreur: l’Etat ne prête pas d’argent aux banques (en temps normal, ne parlons pas de la crise actuelle qui bouge les lignes)

    (le redac en chef de rue89): 2 - Ensuite, la création monétaire par les banques centrales est bien plus inflationniste que l’emprunt. Pourquoi? Parce que lorsque l’Etat emprunte, la ponction sur le marché des capitaux a lieu au détriment d’autres financements: les obligations d’Etat « évincent » le secteur privé, qui aurait lui aussi besoin de cet argent (effet d’éviction: lorsque l’Etat emprunte, il fait grimper le taux d’intérêt, ce qui pousse des entreprises à renoncer à leurs projets d’emprunts).

    => Faux pour deux raisons:
    a) il n’y a aucune limite à la création monétaire; si on avait besoin de financer le secteur privé, il suffirait de le faire
    b) l’Etat emprunte à des taux beaucoup plus faibles que le secteur privé…

    Mais surtout faux parce que, hélas, ce n’est pas la création monétaire par les banques centrales qui finance les Etats (hélas interdit par l’article 104 de Maastricht et que si c’était le cas les intérêts éventuels reviendraient à la collectivité) ou les entreprises, mais la création monétaire par les banqes commerciales…
    _____________________
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  • zorg lupos 3 years ago
    Dans nos pays en voie de développement, nous sommes restés longtemps à la traine appliquant des régles de prudence et de sagesse pour ne pas avoir l inflation (tout le monde n y a pas échappé).
    Nous avons commencé à bouger quand des processus étrangers nous ont lancés sur le credit au logement, puis nous avons fait comme les autres nous avons eu droit aux cartes de credit, et puis nous rentrons dans le crédit à la consomation, enfin nous penetrons dans le crédit aux logement secondaires des autres...
    Donne ta caution personnelle tu auras droit à l argent pour investir, produire, construire.... et les uns ont ruiné les autres, et la mondialisation et l' inflation importée et nous ne gérons plus rien nous sommes sur le bateau ivre comme tout le monde. Les intégristes rappellent aux autres que c est pecher les interets de l argent, et on bascule dans on ne sait pas quoi.
    Demain, la seule valeur est supposée etre la capacité travail???? heure de la mondialisation les Chinois et bien d autres ont pris ce pouvoir alors !!! Les citadins retourneront ils à la terre, aux bois, allons nous abandonner la civilisation de la ville qui met tout le monde dans des petites, de plus en plus petites boites avec un tuyau d allimentation et un tuyau d'évacuation. Tout celà ne pourra il plus etre que liquide et rationné???
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  • zorg lupos 3 years ago
    Comment le General DEGAULE qui avait rué dans les brancards du Dollar et subi la réaction par les cartes de crédits aurait il réagit à tout ce chari vari c est lui qui parlait de chenlit
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  • Soir Le Grand 3 years ago
    Woaw
    déconcertants vos messages, la vidéo, le site blanksterTV. J'ai du mal à me remettre de mes émotions là!

    Maintenant il y a quelques points que je ne comprend toujours pas.
    1/ Une personne emprunte de l'argent à une banque. Celle-ci va lui prêter de l'argent fictif. Admettons que cette personne réussisse à tout rembourser, c'est à dire la somme fictive et l'intérêt. Alors l'argent fictif sera détruit et seul l'intérêt aura une valeur, c'est ca ?

    2/ question conne mais je la pose quand même: quelle différence y a t-il entre l'argent fictif et l'autre???? Comment les banques reconnaissent-elles une somme fictive?
    En fait ce que je veux dire, c'est qu'à la base, il devait bien y avoir un entendement sur la "valeur" de l'argent, non? Par exemple, les dirigeants reconnaissent que 10€ peuvent être échangés avec ceci ou cela. A partir de cette assertion, il y a bien une monnaie qui vaut quelque chose.
    (Les notions d'argent fictif et non fictif sont très floues pour moi)

    3/ Bankster, vous avez écrit :
    Cependant vous dites " la banque "prend le risque" (tout calculé soit-il) que ses emprunteurs n'honorent pas leur prêt."
    Quel risque y a t il quand vous pretez du vent ? au contraire quel bénéfice y a t il à échanger du vent contre un bien réel (votre propriété) sous pretexte que vous n'avez pas pas pu trouver le principal + les interets a partir d'un reservoir ne contenant que les principaux ?

    S'il n'y a pas de risque pour les banques, comment peuvent-elles être perennes (à part en prenant notre maison pour insolvabilité) ou faire faillite?

    merci infiniment pour vos disponibilités
  • Bankster 2 years ago
    Imaginez vous un "mécanisme des 2 monnaies"

    A l'époque de l'OR, les banquiers pretaient 10kg d'or sur le papier contre 1kg réellement existant.

    Aujourd'hui, pour un billet BC de 100 euro, ils vont faire minimum 1000 euro de monnaie electronique (votre solde de compte en banque)

    "Le billet" a remplacé "l'OR"

    L'astuce c'est qu'il ne vaut rien non plus en lui même, mais pour un banquier il est très précieux.

    Je vois 2 risques pour une banque:
    - l'arrêt de la croissance.
    - le retrait de billet BC (cash) de plus de 10% des comptes dans l'ensemble du système - communément appellé : un bank run
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  • cocote 3 years ago
    @bankster:
    je m'adresse à vous ici car sur bankster.tv, je n'ai pas trouvé de forum, donc voici mes questions:

    pour faire passer le message peut-on mettre le film en partage sur la mule ou bit-torrent et toucher ainisi un maximum de monde ? (vu que vous vendez des dvd sur le site...) je pose cette question car 50' en streaming avec ma connexion, c'est pas génial.

    comme action, on fait circuler l'info, mais nos couteux édiles, s'ils voulaient faire quelque chose, qu'ont-ils comme solution ?

    Reprendre le droit de créer la monnaie et racheter la dette, pour ensuite se l'auto-rembourser ? n'y a-t-il pas un risque d'inflation à émettre d'un coup une telle masse de capitaux ?

    sinon je verrai bien une solution comme la fin de Fight-club ou une vrai révolution avec la tête des banquiers au bout d'un pique...(pardon, je m'égare)
  • Bankster 3 years ago
    Oui vous pouvez diffuser sur bit-torrent (citez simplement moneyasdebt.net pour Money as Debt et bankster.tv pour l'Argent Dette)

    Concernant le risque d'inflation (bien qu'un retour de la création monétaire au peuple n'est pas envisagable sans l'effacement de la dette nationale), je vous retourne la question... Que pensez vous que vont donner les milliards de ces dernieres semaines ? (bien sur de l'inflation, même une hyperinflation)

    Les solutions ont déjà été évoquées plus haut et le prochain film de Paul Grignon ne parlera que de ca.

    L'action la plus efficace est décrire l'URL d'un site tel que fauxmonnayeurs, public-debt.org, bankster.tv directement sur vos billets de banque !
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  • empireofpassion 3 years ago
    prévision de Jim Rogers: la Fed disparaitra d'ici 10 ans (c'est ce qu'il dit tout à la fin)
    youtube.com/watch?v=zhLPNdjyjyg
    Ses commentaires sur la Fed et sur le dollar sont intéressants :)
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  • Fabio M. 3 years ago
    bankster.tv -> Bandwidth Limit Exceeded

    Vous avez beaucoup de contacts! Ca c'est bien!

    Si vous avez besoin d'argent pour faire face aux dépenses faites le savoir. Je serai bien content de contribuer.
  • Bankster 3 years ago
    Merci Fabio, vous pouvez regarder la page contact du site banskter.tv pour voir comment nous aider. Nous cherchons également, webmaster et designer (possibilité de rémunération sur les ventes)
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  • Bankster 3 years ago
    @ Tous

    Vidéo à voir:
    lesaffaires.tv/video-5213-Le-systeme-economique-est-un-desastre

    Zeitgeist Addendum (NE LE LOUPEZ PAS, VOUS DEVEZ LE VOIR !):
    dotsub.com/view/7281f5dc-d4b1-4315-abb7-143becd34f49


    NOUS N'ACCEPTONS PLUS LES COMMENTAIRES SUR CETTE PAGE (trop longue depuis bien longtemps)
    Rendez vous avant la fin de l'année sur Bankster.tv pour une mise à jour d'anthologie !

    Si nous faisons l'un ou plusieurs des points suivants, nous pouvons tout changer:

    1) Arretez de consommer (clairement d'acheter les produits PUB/MARQUES mais aussi de consommer cérébralement les MAINSTREAM medias, TV, radio, journaux)

    2) Garder du liquide, des espèces chez soi, dans des coffres, de l'or ou de l'argent ou autre plutôt qu'à la banque (diminuer les transactions bancaires au strict minimum, solde au minimum)

    3) Ne pas contracter d'emprûnt et surtout pas à la consommation.

    4) Arretez de payer vos impôts sur le revenu (surtout USA/CA) cela finance les guerres et la faim dans le monde.(et oui ils arrivent a financer la faim dans le monde... comprenne qui pourra)

    5) Désobeissance civile : revolution-lente.com/desobeissance-civile.php

    6) Restaurer le don, le service, l'échange et le regard vers l'autre non plus pour ce qu'il possède ou ce qu'il a de plus, de mieux, de moins, mais pour ce qu'il EST, le verbe AVOIR a tué le verbe ETRE. Nous sommes (chacun de nous) la solution. Elle est en nous, l'histoire toute entière est en nous, communément appelé "intuition"

    7) Ecrire les URLs des sites qui vous ont le plus touché sur vos billets de banque : fauxmonnayeurs.org, public-debt.org, bankster.tv, etc.. ou le votre !

    A bientôt

    Restez aussi libre que vous pouvez !

    Coup de coeur: dailymotion.com/video/x4rx0s_keny-arkana-5eme-soleil_music

    ____ Un résumé du système monétaire (Merci à Armand) ____

    les banques créent de la monnaie. C’est la monnaie scripturale (« ce qui est écrit ») qui n’existe que sous forme électronique, celle qui figure sur les relevés de compte de ses clients.
    Les banques centrales (BC), premier étage de cette escroquerie pyramidale, créent de la monnaie centrale qui existe sous deux formes :
    - la monnaie fiduciaire, seule à avoir cours légal, représentée par les billets et pièces que nous avons en poche ou que nous déposons “à la banque” et que cette dernière garde très précieusement.
    - la monnaie centrale électronique qui n’existe que dans la mémoire de l’ordinateur de la BC et est affectée à ses banques de premier niveau (les « primary dealers » de la FED). Cette forme électronique présente l’avantage de pouvoir être créée et détruite instantanément et à peu de frais. Cette création (destruction) de monnaie centrale électronique est essentiellement réalisée en contrepartie des TOMO, que le grand public connait désormais par les expressions urbaines « d’injecter (éponger) des liquidités » ; en gros la banque dépose en garantie un avoir de grande qualité (p.ex. des bons du trésor notés triple-A), qu’elle s’engage à reprendre à l’issue du prêt (de 1 à 14 jours en général, mais parfois jusqu’à 3 mois, comme en cette période troublée) et la BC crédite le compte de cette banque en monnaie centrale ainsi créée ex-nihilo. Le prêt porte sur pourcentage de la garantie offerte, selon sa qualité. A l’issue, la banque rembourse la BC, avec l’intérêt convenu (le fameux taux d’escompte que fixe la BC ou un taux négocié lors « d’appels d’offres »), et la BC lui restitue sa garantie. C’est une classique opération d’escompte.
    A partir de la monnaie centrale qu’elles contrôlent (sous forme électronique à son compte à la BC, ou en stock via les dépôts de ses clients) ces banques de premier niveau peuvent créer autant de monnaie bancaire que leur permet le « coefficient de réserves obligatoires » fixé par la BC. Ce coefficient dont “on” (= les médias) ne parle jamais est pourtant bien plus important que le taux d’escompte ou que ce fameux « taux monétaire » dont les mêmes “on” nous rebattent les oreilles (sans même préciser qu’il ne s’agit que d’un objectif que la BC va essayer d’imposer sur le marché monétaire de par ses interventions, mais qu’elle ne peut pas fixer !)
    En accordant un prêt, la banque crée à son tour, ex-nihilo, de la monnaie bancaire électronique qui s’appelle euro, dollar ou pesos mais qui n’existe pas. Ou plutôt, elle n’en possède sous forme matérielle (billets) que ce pourcentage.
    Prenons un exemple. Mr M vend, pour 100 kE, une maison à Melle Z et tous deux ont un compte à la banque Q. Q accorde 100 kE de prêt à Z. Pour cela il suffit que Q ait encore 8 kE de réserves en monnaie centrale non utilisée … ou qu’elle les emprunte chez ses consoeurs sur le marché monétaire ou, plus cher, à la BC au guichet d’escompte. Alors, toutes choses égales par ailleurs, Z à une maison nantie par Q et un compte à -100 chez Q ; M à un compte à +100 chez Q ; Q est en équilibre *comptable* avec un compte à +100 et un autre à -100. Financièrement et bancairement la situation de Q est fort différente : M peut à tout instant retirer ses 100 tandis que Q ne peut pas les exiger de Z (qui se contentera de rembourser selon l’échéancier prévu). Q a pour seule obligation d’avoir, mettons, 8 en petites coupures usagées ; pas 100 !
    C’est le deuxième étage de l’escroquerie pyramidale. Avec un coefficient de 8% (pour reprendre celui de Bâle II qui concerne les fonds propres minimaux qu’une banque doit avoir par rapport à tous ses engagements) une banque peut donc créer 12 fois plus de monnaie bancaire qu’elle n’a de monnaie centrale !
    Ca semble fou ? en réalité c’est pire, bien pire ; aux USA que vous semblez bien connaître, on trouve du 2% ! un effet de levier de 50 ; enfoncés les hedge funds avec leur misérable fois-15. Comment est-ce possible ? et bien ce taux de réserve dépend de la nature du dépôt. Il est très important sur les comptes à vue (puisque, par définition, le client peut en demander tout le solde à tout moment). Les banques US ont trouvé la parade : le “sweep”. Elles proposent au client de rémunérer son compte, ce qu’il accepte évidemment. Mais il ne comprend pas que deux choses se passent alors : (1) la banque met cet argent sur un compte miroir et peut alors utiliser presque toute cette monnaie avec un beaucoup plus gros effet de levier et (2) c’est le client qui assume le risque du placement monétaire (et on a vu cet été ce qu’il en était de la sécurité associée). Merci Greenspan, JPM et Clinton, circa 1999 (abolition du « Glass-Steagall Act »)
    Conclusion intermédiaire : dans un système bancaire à réserves fractionnaires toute banque est en permanence en faillite potentielle !!!
    Il suffit qu’une partie seulement des M décident de retirer leurs avoirs (en espèces donc, c’est-à-dire en monnaie fiduciaire). Si les M de la LCR ou de la CGT comprenaient, ils pourraient détruire le système, et ce, de façon légale ! C’est ce qui s’appelle un « bank run ». On l’a vu avec Nothern Rock. Les banques comptent sur les statistiques, la loi des grands nombres. Or en cas de crise ces modèles sont inopérants. On se retrouve hors de « l’enveloppe de vol ». C’est ce qui menace aujourd’hui.
    La quantité de monnaie bancaire est estimée par l’agrégat M3, à comparer avec M1 qui contient la monnaie fiduciaire …
    Le troisième étage de cette escroquerie pyramidale est constitué des autres banques non clientes de la BC et des autres organismes financiers (crédit à la consommation p.ex.).
    Question : quelle différence réelle entre un « taux monétaire » inchangé à 4% ou en hausse à 4.25%. Que se passerait-il si, à la place -ou en complément- de cette hausse, la BC remontait le coefficient des réserves obligatoires ? Indice : regarder ce qui se passe en Chine depuis un an. La banque nationale (pas centrale) chinoise augmente ce coefficient qui est à 15.5% maintenant (en fait elle s’en sert pour stériliser les USpesos sur-numéraires de ses importeurs).
    Question : Si les CDO et autres ABS triple-A que la FED accepte sont dégradés par les agences de notation, comment les banques US pourront-elles se refinancer ? on comprend l’enjeu vital de sauver les monolines.
    Quizz : (pour voir si le lecteur a bien compris) quelle différence entre un billet de 100 €, un relevé de compte avec solde de 100 €, un chéquier, une carte bancaire ?
    - le billet a cours légal. De part la loi, nul ne peut le refuser, c’est ce qui lui donne sa force. C’est un contrat juridique « au porteur » et qu’on peut donc transmettre librement. C’est une promesse qu’on reçoit en échange d’un bien ou d’un service (son salaire p.ex.) et qu’on pourra plus tard utiliser pour consommer un bien ou un service. Sauf que cette promesse se dévalue du fait de l’inflation. C’est une promesse mensongère.
    - le relevé est une promesse bancaire de remettre « à vue » la promesse mensongère précédente. Du fait du coefficent de réserve factionnaire, on peut dire que cette promesse bancaire est elle aussi mensongère et, en plus, intenable.
    - le chèque, qui n’a pas cours légal et que chacun peut refuser (sauf exceptions prévues par la loi, seuil des 3 000 €, salaire) est un moyen de transmettre la promesse bancaire mensongère et intenable à autrui. Mais c’est gratuit.
    - la carte bancaire est aussi un moyen de refiler la patate chaude à un tiers. Mais c’est payant annuellement, ça trace où et quand a eu lieu la transaction et même en quoi elle consistait.
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  • alfonse dode 2 years ago
    Well, si les états se sont privés de la possibilité de se prêter de l'argent s'était pas pour rien non plus. Ou aurait été la limite ? IL faut bien quelque part, que la création de monnaie coute a celui qui la demande. Le contrôle de l'inflation aurait connu énormément de ratés spectaculaires (crise autrement pire que celle qui est en cours) et on s'en porterait moins bien.

    Superbe vidéo quoiqu'il en soit. Mais ce serait génial de creuser le passage sur l'inflation de manière plus complète : là il est évacué en 2 minutes !
    Et puis le plus fort, ce serait de réussir a proposer une transition hors de "l'argent dette", et ça malheureusement, ça semble impossible en dehors d'un gouvernement totalitaire (mondial?) qui serait bien pire que la solution ?
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  • Bankster 2 years ago
    En 45 et 73 ca fait une période de 28 ans. Et ca s'appellait les 30 glorieuses.

    L'inflation pendant ces années a été bien inférieure a celle que l'on connait depuis.
    André Jacques Holbecq (fauxmonnayeurs.org) a ouvert une discussion a ce sujet sur le blog de VGE ici:
    vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE#comments

    Je vous recommande vivement de la consulter et de vérifier les chiffres avancés par vous même.

    De toute facon je ne vois pas comment ni pourquoi un gouvernement pourrait et ferait plus d'argent(dans le sens inflation) que des individus privés dont la motivation première n'est de faire que ca ! Si vous avez une explication à cela, elle est la bienvenue.

    Le gouvernement totalitaire mondial vous l'aurez bientôt avec en prime l'argent dette new look et ses intérêts composés: dailymotion.com/video/x8lfbi_tous-ensembles-pour-le-gouvernement_news


    Voir aussi: paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/disputed_information.html

    En EXCLU 7 minutes de preview du prochain film de Paul Grignon:

    paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/The_Un-payability_of_Interest.html
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  • Kotfeller 2 years ago
    Merci pour cette vidéo et ces commentaires. Ils ont "au minimum" eu le mérite de remettre en question ma compréhension de l'argent.

    Dans ce que vous expliquez, on comprends bien qu'il y a peu de limites à la création de l'argent, et je pousse "jusqu'au bout" pour comprendre où est cette limite. Mais je la partage pour être sûr de bien comprendre.

    Autrement dit "pourquoi mon banquier ne m'accorde pas systématiquement les crédits que je lui demande?".

    J'ai l'impression que tout dépends du moment où l'endetté devient insolvable:
    A) avant que j'ai remboursé la différence entre le montant du crédit et ce que la banque retire de la vente de mon bien hypothéqué
    B) Après A) mais avant de rembourser le montant du crédit.
    C) Moment où je rembourse de l'argent que la banque ne m'a pas donné (la "rémunération" de la banque).

    Si j'achète ma maison 300 000 Euros, (j'emprunte à 4% sur 30 ans). Le crédit total fait 515000. La banque récupère ma maison et la revend 250 000.

    Si je rembourse en A)
    - 50 000, la banque y gagne
    - > 50 000, la banque y gagne.

    Du coup, j'ai un peu de mal à voir pourquoi ils s'autocensurent?
  • Bankster 2 years ago
    Il faut affiner votre compréhension du système monétaire, je vous conseille de lire le deuxième chapitre de ce livre: manuscritdepot.com/a.david-millet.1.htm
    Il est très pédagogique notamment via la parabole du "mécanisme des 2 monnaies".

    Ainsi, rien n'a vraiment changé .. A l'époque, le banquier émettait des recus pour de l'or en dépôt.
    Ayant remarqué (étudier) le comportement de la masse (des déposants) il en déduit l'historique 10% de retrait et sa fameuse idée que puisque les gens ne retirent que 10% de leurs avoirs en moyenne, il pourrait prêter 10 fois plus qu'ils n'ont. (d'ici vient le cauchemard du banquier, la ruée vers la banque, bankrun des déposants pour retirer leurs avoirs en monnaie banque centrale, cash.)

    Aujourd'hui la monnaie banque centrale (le "cash") a remplacé l'OR, et le solde sur votre relevé de compte, à remplacer les recus pour les dépôts d'or.
    Le banquier souhaite que vous utilisiez carte, chèque, internet plutôt qu'espèces, billets pour réduire encore le % de retrait de cash afin d'avoir un effet multiplicateur toujours supérieur.

    Si le banquier possède 1 millions d'Euros en billets BC (cash), il pourra prêter 10 fois plus DANS SA PROPRE MONNAIE, c'est à dire, le recu, votre solde, qui n'est autre qu'une monnaie bancaire privée, que certains nomment "moyens de paiement" mais que tout le monde utilise comme véritable "argent" chaque jour.

    Bien sur il faut prendre en compte les fuites et les compensations et un tas d'autres paramètres que le deuxième chapitre du livre suggéré vous expliquera clairement.

    Ainsi les banques doivent considérer leur fonds propres et leurs crédits en cours, les parts de marché des dépôts sont également très importantes.
    La facilité d'obtention d'un prêt dépend principalement de la situation de la banque entre monnaie bancaire privée déjà émise par ses soins lors de l'octroiement de "prêts" à ses clients ET les fonds propres ou réserve monnaie banque centrale disponible. C'est donc via une vue/situation d'ensemble qu'ils décident les "cas par cas" .. Bref, encore une aberration ...

    Je vous laisse avec une petite reflexion d'Albert Einstein en 1949, dans un article paru dans la Monthly Review : « Le capital privé tend à se concentrer entre quelques mains, en partie à cause de la compétition entre capitalistes et en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d'unités de production plus grandes au détriment des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique. »

    A bientôt !
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