Dans le rôle titre, Benoît McGinnis entouré d'une distribution exemplaire

Seul avec lui-même, seul face au pouvoir. On revient toujours à Hamlet parce que Shakespeare, à travers une intrigue palpitante, a pour la première fois posé dans cette tragédie la question qui définit l’homme moderne : agir, oui, mais au nom de quelles valeurs ? Hamlet se demande si son oncle a vraiment tué son père le roi, si sa mère savait qu’elle avait épousé l’assassin de son mari et s’il ne vaudrait pas mieux se suicider que d’être en proie à de tels doutes. Et son oncle, qui désormais occupe le trône, travaille tranquillement à éliminer ce neveu gênant qui, de toute évidence, n’est qu’un fou, peut-être même dangereux. À la mise en scène, Marc Béland, qui au TNM il y a vingt ans a incarné Hamlet pour sa génération, passe le manteau du prince du Danemark à celui que le rôle réclame aujourd’hui : Benoît McGinnis, entouré d’une distribution exemplaire, dont Marie-France Lambert en reine Gertrude, Émilie Bibeau en Ophélie, Alain Zouvi en Claudius, Jean Marchand en Polonius et David Savard en Laerte. Et pour que la langue de Shakespeare éclate dans toute sa poésie comme dans toute son âpreté, il a confié la traduction à nul autre qu’au dramaturge Jean Marc Dalpé.

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