Conception Héla Fattoumi/Eric Lamoureux
à partir des oeuvres de Majida Khattari
Interprètes Matthieu Bajolet, Marine Chesnais, Anais Dumaine, Mélanie Giffard, Sandrine Kolassa, Philippe Rouaire, Pierre-Emmanuel Sorignet, Moustapha Ziane
Création sonore Eric Lamoureux
Création lumières et scénographie Xavier Lazarini
Habilleuse Yolaine Guais
Production Centre Chorégraphique National de Caen/Basse-Normandie
Coproduction école supérieure d'arts & médias de Caen

Pour "Lost in burqa", les chorégraphes s'emparent des pièces uniques que sont les "vêtements-scluptures" de Majida Khattari pour faire surgir des états de corps en lien avec la matérialité, les poids et les textures de ces oeuvres uniques. Les portant comme des sculptures de tissus mouvants et guidés par le potentiel imaginaire de chacune d'entre-elles, huit performeurs, dans une danse inquiète et surprenante, s'attaquent aux effets symboliques, fantasmatiques du hijab : ce vêtement parfois imposé, dont la nature première serait "de soustraire à la vue ou isoler un corps ou un objet". Pour tout écrin de cette performance, le public est convié à s'installer sur des bancs qui entourent l'espace scénique.

"Donnant corps à la fameuse burqa, ici de laine, de récupération d'autres vêtements ou de couleur, les danseurs réunis par Héla Fattoumi et Eric Lamoureux défilent au plus près du public. Soudain, des membres s'extraient de ces carapaces, souffle de vie nécessaire. Sans parole mais éloquent dans sa prise de position, "Lost in burqa" laisse muet d'admiration."
Philippe Noisette / Les Inrockuptibles / avril 2011

"Dans "Lost in burqa", bordées de très près par les spectateurs de part et d'autre à la façon d'un défilé de mode, huit vêtements sculptures avancent d'abord cérémonieusement, dans une infinie lenteur, tels d'effrayants fantômes, trop proches, trop lointains. Peu à peu, sous les écrasantes formes de tissu, les corps se déhanchent, se plient, les tempi s'accélèrent, les trajectoires varient, des ballets de mains prolifèrent et des tableaux collectifs se forment. Au début on ne reconnaissait qu'un symbole médiatisé. A l'arrivée, voici la situation brouillée, énigmatique et déstabilisante. L'art, la danse, ont traversé des voiles de sens."
Gérard Mayen / Danser / mai 2011

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