On a retrouvé Amanda Palmer à Pigalle, la veille de son concert à la Boule Noire. Devant la salle, ils sont 5 ou 6 à nous attendre, sortis d’une autre époque. Corsetés, maquillés, travestis ; bottines en cuir, ombrelles en dentelle, porte-jarretelles, haut-de-forme... Il ne fait pas encore nuit à Pigalle, tout le monde les regarde. Et puis il y a Amanda Palmer, grande, impressionnante, en robe, bas résilles... pied cassé et béquilles. Nath avait pas mal d’idées pour ce Concert à emporter, et puis on s’est dit qu’on allait devoir tout revoir pour la faire marcher le moins possible. Bon. Visiblement il en faut plus à Palmer qu’une fracture pour rester tranquille. Elle était ouverte à toutes nos idées, voulait aller là-bas et puis là, et puis tiens là aussi ; alors qu’on n’osait pas lui demander de chanter et jouer de son ukulélé en marchant, c’est elle qui nous le proposait et faisait même une deuxième prise avec autant d’énergie et de plaisir.

Elle avait envie de reprendre Brel. Brel, c’est casse-gueule, Brel c’est pas n’importe quoi. Amsterdam, surtout, et puis elle voulait commencer devant un sex-shop. Une caméra devant un sex-shop c’est jamais bien vu, alors on s’est fait insulter trois-quatre fois avant de réussir à être assez discret pour qu’Amanda commence à chanter. Et c’est ce qu’on appelle une claque, je crois qu’il fallait y être pour comprendre pourquoi à la fin on avait tous les larmes aux yeux et on n’osait trop rien dire, de peur de briser le truc qui s’était installé pendant cette chanson. Brel c’est casse-gueule mais Palmer elle y était, là, pendant 5 minutes, à Amsterdam, avec les marins, les putes et l’odeur de la bière.

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