Je rêve, je fuis, je floute bleu, je ne suis pas fou, les tâches blanches gâchent mon cerveau bleu qui flotte, j’imagine, je mange l’air, je m’immisce dans le bleu, je ne suis pas fou, les bruits de mon Prowler automobile, violet, cahotent dans mon cerveau métal qui brille, je crie, je vise, je crime bleu puis rouge, je ne suis pas fou, les autos d’à coté hurlent dans mon cerveau flou qui disparaît au-delà du bleu violet, je ne suis pas flou, je ne suis pas flou, je ne suis pas flou, je respire encore pour vous, pied au plancher..., vite rentrer...

J’attends un autre départ, le temps s’enfuit comme un copeau de rouille, immobile à capturer le babillement de l’air sur mes rouages, je ne suis pas fou, que flou en flou de fou, je sais bien que le vert brillant de mes yeux aveugle tout le monde, tandis que derrière c’est le Prowler qui file, l'auto qui huile pour donner un sens au sens des sens, je ne suis pas flou, ni fou, que flou...

Subitement, depuis 5 jours, mon acouphène à augmenté à un point où il devient à la limite du tolérable, un truc de fou, avant il était à peine perceptible, je pouvais complètement l'oublier, maintenant, c'est impossible..., ça me rend fou et je vois flou, je cherche à comprendre ce qui aurait pu causer cette désagréable augmentation de folie acouphène, je ne vois qu'une seule chose, trop de bruit, trop de fureur, lever le pied, assouplir..., non, je ne suis pas fou, je suis dans le flou..., godasse, pied au plancher encore, un bruit assourdissant, le Prowler décolle..., j'acouphène !

En plus du bruit qui me rend fou, j'ai fait une intoxication alimentaire et ça m'a jeté par terre, je vois flou, je me dis que mon système immunitaire a tellement mangé un dur coup qu'il s'en est ressenti jusqu'au bruit dans mes oreilles, me rendant encore plus comme fou..., ça, mélangé avec la fatigue et d'un coup c'est flou, mais je ne suis pas fou..., j'espère fortement qu'avec un peu de repos mon acouphène redeviendra comme avant, c'est-à-dire tolérable, parce que là, il y a vraiment de quoi virer fou, et je ne peux pas virer fou, je dois continuer droit, ne pas sombrer fou, ne pas voir flou, virer fou, continuer flou...

J'ai attrapé le pitch classique de l'écrivain, je ne suis pas fou juste flou, je suis une idole anti puritaine, un vrai fou, un personnage de fiction écrivant des texticules extatiques où mes rares lecteurs et ma lectrice ne savent jamais si j'èrre dans un rêve éveillé, un trip sous emphétamines ou dans un délire mégalomaniaque de fou furieux, mais non..., je ne suis pas flou, juste un peu fou, non..., promis, plus de Mojitos, du moins pas autant, juste quelques-uns...

Fin d'année passée, je me suis retrouvé propulsé sur le devant de la scène des fous, avec un livre trashouille et référentiel pour les vrais fous, un roman qui aurait du se nommer "Moins que zéro", ou "Les tribulations d'un fou", une histoire floue de fou rendu fou par le flou de la folie de la vie..., le référentiel de toutes les causes perdues.

Ma vie de fou tient en une seule phrase d’un sens incroyable et qui tient en une ligne : J’ai compris l’unique chose que j’étais en train d’apprendre : à quelle solitude les gens se condamnent..., c'est fou, ça, dingue ce flou de fou... et je ne suis pas flou, croyez-moi, pas fou, que flou..., de voir défiler en cette ligne, mes angoisses à la pelle qui sont mes conditionnalités de demain, c'est fou, je suis un enfant de la balle qui se retrouve délaissé, harcelé, jaugé, mitraillé, controversé, hai, adoré, un enfant meurtri, qui n’a de legs que le traumatisme et qui malgré lui, devient fou et flou au fil de mes erreurs, piétinant les mots au gré de mes folies... c'est fou, non ?

Ma vie n'est qu’anecdote de mes nuits et de mes vices..., les Mojitos qui me rendent fou, les chairs qui se mélangent, le désir qui floute mon regard, l’emprise qui prend le pas sur mes rencontres... et la folie, toujours, qui se terre, sournoise, à l’ombre de mes vices, le nez suintant la coke, reniflant la misère dans un mouchoir XXL, sniffant dans des soirées orgiaques tout en lorgnant sur les seins pendouillants..., c'est fou..., ma vie c’est aussi une histoire de fantômes et de démons, je ne suis pas fou mais je ne sais plus vraiment si j'hallucine où si je fais une rencontre du troisième type, la peur est là, tenace..., c'est irracontable, un truc de fou furieux, terrifiant, schizophrène et complètement psychédélique.

Ce texticule couillu que vous lisez d'un air ahuri (je vois tout flou, je suis fou) est le mea culpa d’un écrivain qui a créé le mâle absolu sous couvert d’un personnage de fiction ( Quelqu'un ) et qui se retrouve plagié dans la vraie vie par un psychopathe mi homme mi singe qui s’inspire textuellement de mes délires pour copier mes meurtres hallucinés..., j'enrage, je deviens fou rien que d'y penser..., le summum de la banale histoire de l’artiste maudit qui devient fou le jour où ce qu’il crée et ce qu’il vit se mélangent, de manière à former un imbroglio tel qu’il sera impossible de démêler le vécu du rêvé...

Mais je floute sciemment cette histoire de fous rendus flous, irrésolumment, car..., quand l’écrivain et le narrateur se font face en se fondant l'un dans l'autre, le fou dans le flou et le flou qui rend fou..., dans un combat sans pitié dont on ne sait pas d'avance qui en sortira fou, flou ou vivant, alors que réalités et fantasmes se côtoient dans un univers débridé et onirique à souhait..., car écrivais-je..., car malgré tout mes talents de conteur et de menteur invétéré, je vous rappelle, risiblement, le surréalisme de nos propres vies....
C'est fou, là, non ?
Flou aussi...
Tout commentaire automobile devrait exiger un minimum de doigté, à fortiori sur le terrain délicat des rêves des hommes, ceux qui chauffent les esprits aux néons rouges de la chaleur inhumaine.
Les rêves régulés par des jeux d'amour tarifés, s'usent au fil du temps des nouveautés.
Des dizaines et des dizaines d'années que je rêve après avoir visité quelques shows en sens de claques aux heures de pointe, subissant l'ire muscleuse de maquereaux troublés dans leurs négoces.
Je ne dois pas rêver aux mêmes formes, je n'ai jamais rêvé de Toyota commerciale, genre 4 portes, prèt-à-jeter après les cauchemars de la vie, crédit gratuit...

Le Prowler est un engin déjanté pour déjantés caustiques, du genre "Gatsbyien", cultivant l'art de l'individualisme.
Le Prowler est un Hot-Rod, le genre d'engin qui fait partie du mythe américain, American Graffiti, Little red Roadster, Chromes & Flammes, le grand Ouest, la Californie, la Floride, Route 66...
Je suis un Prowler, je rôde, il est soir... entre chiens et loups, derrière chaque arbre, une fille en Catwoman avec cape noire et loup de dentelle me fait signe...
Chacune semble sortir d'un clip de P.Diddy, décolleté à se choper la grippe en plein mois de juillet..., toutes des filles biens qui ont mauvaise réputation et voudraient s'en défaire...
Pas évident à définir, qu'est ce que c'est qu'un Hot-Rod..., les plus fainéants des scribouillards journaleux qui en causent encore l'ont cantonné au vingtième siècle, à une explosion ayant secoué le monde de l'automobile aux USA.
Le brasier allumé en France par mon vieux magazine Chromes & Flammes ne s'est jamais éteint, comme par enchantement, avec la combustion programmée des plus mauvais éléments, alimentant moults articles empêtrés dans de sordides affaires, lessivés par quelques pontes de différents chauds-business, finalement carbonisés par une salvatrice overdose de poudre de perlinpinpin... et d'héroïne pour certains.
A force de voir des horreurs, j'ai viré vers d'autres univers, gardant au fond de mon âme (noire), quelques Hot-Rods "survivor-collector"....

Il ne se passe pas un jour sans que, en vilain diablotin mécréant, je ne danse la gigue et le pogo sur la tombe ou sont enterrés les pires conneries du genre.
Pour définir ce sujet, il faut chercher dans le fatras sous-culturel un point commun significatif et évident, et si l'on prend en considération les innombrables portées de rejetons agités qu'a engendré le custom franchouillard, le seul dénominateur commun que l'on puisse se mettre sous la canine, babine supérieure dûment retroussée, c'est la musique du Diable, le sacro-saint des damnés, le Rock' n' Roll, baby !
Le Hot-Rodding est effectivement indissociable du Rock-and-roll..., c'est un style automobile distordu et électrique, relativement minimaliste, à la fois inventif et monolithique, irrévérencieux et politiquement incorrect, alternant conscience sociale et fumisterie fêtarde.
Plymouth-Chrysler l'ont bien compris, en créant le Hot-Rod ultime, le Prowler, ils se sont totalement connecté à l'irréalité du quotidien dans le but un tantinet roublard d'être assez réactif pour inventer un concept inédit...
Et d'en produire 11.702...

Oui, mais..., est-ce bien un Prowler-Rod..., ou un Prowler-Flou... du style qu'il parait l'être mais s'avère autre ?
Un V2 de Fiero Factory, par exemple, le flou total ré-inventé par Stephen Briddon, un citoyen britannique... 11 exemplaires et 702 poussières..., c'est fou, c'est flou !
C'est plus fou que flou...

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