Musique: G.Fauré, A.Pärt, R.Hahn, Z.Kodaly.

Piano: Marie Condamin

Violoncelle: Damien Ventula

Création lors de la soirée "A nos Amours" pour le Ballet du Capitole de Toulouse en 2010

Danseurs: Gaëlle Riou - Raphaël Paratte - Lucille Robert - Kazbek Akmeddyarov - Evelyne Spagnol - Jerôme Butazzoni

La création mondiale de A nos amours.
Le dispositif scénique fait tout le sel de cette pièce. Trois vitrines mobiles, chacune avec un décor et un éclairage particuliers, figurent intelligemment l’univers conjugal d’un couple à trois âges de la vie. En prélude, le couple de musiciens, le violoncelliste Damien Ventula et la pianiste Marie Condamin. parcourent la scène avant de descendre dans la fosse. Le couple jeune se met à danser sur Spiegel im Spiegel, musique statique et lunaire d’Arvo Pärt. C’est l’âge des découvertes, de l’émerveillement. Tout est prétexte à jeux. L’aspect juvénile et la vivacité de Gaëlle Riou et Raphaël Paratte font merveille.

Le deuxième pas de deux, issu d’une œuvre conçue pour Marie-Agnès Gillot, présente le couple à l’âge adulte, en butte aux difficultés de la vie. L’Elégie de Fauré sert de soutien musical. Lucille Robert et Kazbek Akhmedyarov utilisent le vocabulaire classique avec une expression passionnée, parfois exacerbée. Le déroulement de leur duo, d’une logique sans faille, forme certainement le cœur de l’œuvre entière.

Vêtu de manière gentiment surannée, le couple «vieux» évolue sur l’adagio pour violoncelle et piano de Kodaly, œuvre d’un style brahmsien tardif. Sur un mode plus apaisé que le précédent, ce pas de deux ne s’en distingue pas suffisamment dans le langage, ce qui laisse une impression de redite. Evelyne Spagnol et Jérôme Buttazzoni, aux cheveux poivre et sel, font valoir une superbe technique classique et s’accordent magnifiquement.

Comme dans In the Night de Robbins, les trois couples, ou plutôt les trois âges du couple se rejoignent sur la délicieuse Heure exquise de Reynaldo Hahn. Un épilogue qui devient comme un émouvant moment d’éternité. Tandis que les lumières s’éteignent doucement, la femme reste seule dans son décor familier, alors que c’est elle qui venait rejoindre l’homme au tout début. L’engagement des six interprètes de cette création est palpable et on est certain qu’ils savent mesurer la chance qui leur a été offerte de participer à cette aventure.

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