Il y a des états qui vous brisent la nuque,
Des états dans lesquels on aimerait ne pas se trouver,
Dans lesquels le silence raisonne.
Des états morbides où plus un oiseau ne chante.
Des lieux intérieurs où la terreur domine,
Dans lesquels on se retrouve isolé,
En dehors du monde, prisonnier...
Des lieux où l'on s'interdit de rêver,
Tellement le rêve est un péché aux yeux des lois.
Des lois de ceux que le réel fuit,
De ceux que la beauté ne traverse plus,
Où la commune mesure fait exception.
Il y a des moments où vivre dans ces pays
Est pire que l'affront.
Des moments où vivre est une humiliation.
Des demeures tristes et vides
Qu'aucun plaisir ne vient frapper...
A la porte des songes.
Il n'y a que le bruit assourdissant
Où se cognent les murs qui supportent les cloisons.
Il y a un temps endurci par le froid
Dans lequel l'été sombre dans l'oubli...
L'ennui est grave et le rend gris...
Un temps qui s'enfuit.
Il y a des humeurs rugueuses, lourdes et chaudes
Dont la source est le coeur,
Des humeurs qui se meuvent dans la mélasse dorée
Que le raffinage oppresse,
Comme la sueur sur la peau...
Des instants huileux que l'angoisse rend sinueux...
Sinueux mais palpables.
Il y a des causes aux effets désastreux
Et des conséquences facheuses à ce petit jeu là.
Un jeu de termes et de cables qui se balancent au vent.
Il y a des endroits, en soi,
Dont la visite est écourtée par le son qui perce les parois.
Des endroits malicieux où l'oreille tranche la vie
Par observations constantes, qui comme des couperets,
Découpent la liberté à cadences réduites.
Il y a des têtes qui explosent dans des geoles confinées
Où subsiste la peur...
Des têtes de gondoles qui implosent
Par un trop grand nombre de produits
Dans lesquels on injecte un poison... Pas la vie.
La vie se meurt là où d'autres rient...
Et l'on devient végétarien !

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