Nouvelles bonnes résolutions :
- Prendre un verre de rouge pendant chaque concert à ta santé (même les lendemains de cuite !).
- Me mettre dorénavant aux Marlboro rouge, les « vraies cigarettes ».
- Chérir le public avec la même tendresse et bonne humeur que tu dégageais.
- Rester jeune.
- Toujours faire ce qu’il me plaît.
- Ne plus critiquer les gens qui regardent des films en VF.
- Rester toujours curieuse des nouvelles rencontres.
- Apprendre les paroles des Nuits d’une demoiselle.
- Prendre soin de mon entourage.
- Tous les mois prendre un bain d’argile pour que les mains restent souples.
- Faire tourner partout où que je joue, ton expression « Public chéri ! »
- Tout faire pour être heureuse et rendre les autres heureux.
 

Je vais beaucoup penser à toi. Quand je verrai une camionnette blanche mal garée ou une jolie fille seule. Quelques phrases de toi résonnent dans ma tête :
« Mais ma p’tite chérie, moi, je suis jeune, jeune et immortel ! » 
« Aimer l’autre, c’est l’aimer comme soi-même ».
J’ai toujours été très fière de me balader à tes côtés. Avec toi, on se sentait invincible et libre. Je te garde près de moi, là, dans ma poche, tout ira bien. Je t’aime fort Philippe.

Tu m’as fait découvrir le stride, cette musique jouée uniquement dans les églises et les bordels. Je n’ai pas pris beaucoup de cours de stride avec toi au final, mais j’ai pris des cours sur l’écoute, sur la générosité, sur l’amitié, sur l’amour, sur la vie. Très vite, ce n’est plus seulement un musicien fantastique qui sait répandre la joie autour de lui que je découvre, mais aussi un homme, exceptionnel, généreux, raffiné, tendre, ouvert, qui se fiche des qu’en dira-t-on, qui aime les gens – tous les gens – rencontrer, partager, échanger. Tu es solitaire aussi, car tu aimes ta liberté, et ton esprit bouillonne (avec ton tétra !), tu as besoin de te retrouver. C’est difficile de te suivre, mais quel bonheur ! Mon apprentissage s’est juste terminé beaucoup trop tôt. Tu étais mon ange sur terre, tu l'es désormais au ciel. Tu es à jamais dans mon cœur.

S’ajoutant au bonheur d'écouter ta musique, tu m'as apporté celui du partage et de la fraternité. Tu as rassemblé une bande de potes où chacun d'entre nous s'épanouit à ton contact et à celui de chaque maillon de la chaîne d'amitié que tu as forgée. Tu m'as rendu heureux en me donnant l'envie d’appliquer cette leçon de vie, et plus encore, en m'offrant ton amitié, dont je suis extrêmement fier. Tu restes dans mon cœur Philippe.

Nous étions heureux avec Philippe, par son immense talent, sa jovialité communicative, sa générosité, la liberté qu'il incarnait. Il entretenait la joie de vivre autour de lui. Érudit, généreux, mélomane, épicurien, la voie dissidente du très subversif Philippe Bas va nous manquer.

Adieu ! Je crois qu’en cette vie,
Je ne te reverrai jamais.
Dieu passe, il t'appelle et m'oublie.
En te perdant je sens que je t'aimais.

Pas de pleurs, pas de plainte vaine.
Je respecte l'avenir.
Vienne le vent qui t'emmène,
En souriant, je le sentirai partir.

Tu t'en vas plein d'espérance,
Avec ton piano tu reviendras,
Mais ceux qui vont souffrir de ton absence,
Tu les reconnaîtras.

Adieu ! Tu vas faire un beau rêve,
Et t'enivrer d'un plaisir dangereux,
Sur ton chemin l'étoile qui se lève
Longtemps encore éblouira nos yeux.

J’ai connu le bonheur,
Le prix d'un cœur qui me comprend,
Le bien qu'on trouve à le connaître,
Et ce qu'on souffre en le perdant.

L'amour ne disparaît jamais, la mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans le club d’à côté. Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l'un pour l'autre nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné. 

Parle-moi comme tu l'as toujours fait. 

N'emploie pas un ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Joue, souris, pense à moi, vis.
Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans une trace d'ombre, dans la lumière de mon existence de roi du stride, homme du monde.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été. La musique n'est pas coupée.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis hors de ta vue.
Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre côté de la rue.
Tu vois, tout est bien.

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