
Back on Stages - Mogwai
8 months ago
On est tous pareils. Une fois par mois, on scrute les plannings des salles de concerts. Check complet des activités musicales du coin. Chacun a ses outils préférés et ses méthodes de tueur, mais le but est commun ; ne pas passer à côté d’un truc super. Et puis des fois, on fait une erreur de manipulation et on étend sa recherche à toute la France. C’est ainsi que j’ai découvert que Mogwai étrennait ses guêtres du côté de Reims. Le groupe était passé quelques mois plus tôt dans la capitale et nous les avions loupés. A la découverte de leur passage dans la citée champenoise (oui, c’est comme ça qu’on dit il parait) l’idée de les rejoindre là bas est vite devenue réalité.
Mogwai fait parti de ces groupes inadaptables en concerts à emporter. N’empêche qu’on le adore quand même. Et puis après plus de dix ans d’existence, Stuart Braithwaite et sa bande restent des joyeux drilles adorables. La camera sous le bras et un tour en TGV plus tard, me voici à Reims donc. Découverte un peu laborieuse d’une salle de concert ultra moderne, légèrement en périphérie (laborieux quoi). Et comme souvent en province, des gens tout gentils qui travaillent là dedans. Mogwai, lui, fait un peu plus la gueule. Ecossais qu’ils sont, ils découvrent que la France leur a mis une petite déculottée au rugby le jour même. Tant pis, après tout c’est la Saint Valentin, tout le monde va bien. Un peu intimidé que j’étais de croisé le regard de Stuart, juste un des types fondateurs du post-rock. Très vite, il met tout le monde à l’aise. C’est finalement juste un mec normal. Petite discussion sur la possibilité de filmer sur scène… Mogwai trouve ça super, la sécurité tic un peu plus. Le rock gagnera la lutte et c’est bien à deux mètres de Stuart que je passerais l’une des plus grosses claques de ma vie.
Plus le morceau se prolongeait plus je me disais que je n’y arriverais jamais. J’espérais juste qu’il dure un peu moins longtemps que sur l’album, soit autour de 16 minutes. Au final, oui, ce fut 12 minutes de sport pour les bras. 12 minutes de portage d’une caméra qui ne m’a jamais semblé aussi lourde. Mais ce son, ces explosions, cette violence m’ont fait oublier tout ça. Ce morceau "Mogwai fear Satan" représente si bien la puissance du groupe écossais pour moi. Des vagues de son qui t'arrivent en pleine tête. Entre sacs et resacs, cette sensualité qui s'élèvent aux sons des coups de gratte. Et cette montagne de flotte finale qui surprend totalement, et sous laquelle on se noie avec un plaisir.
Mogwai fait parti de ces groupes inadaptables en concerts à emporter. N’empêche qu’on le adore quand même. Et puis après plus de dix ans d’existence, Stuart Braithwaite et sa bande restent des joyeux drilles adorables. La camera sous le bras et un tour en TGV plus tard, me voici à Reims donc. Découverte un peu laborieuse d’une salle de concert ultra moderne, légèrement en périphérie (laborieux quoi). Et comme souvent en province, des gens tout gentils qui travaillent là dedans. Mogwai, lui, fait un peu plus la gueule. Ecossais qu’ils sont, ils découvrent que la France leur a mis une petite déculottée au rugby le jour même. Tant pis, après tout c’est la Saint Valentin, tout le monde va bien. Un peu intimidé que j’étais de croisé le regard de Stuart, juste un des types fondateurs du post-rock. Très vite, il met tout le monde à l’aise. C’est finalement juste un mec normal. Petite discussion sur la possibilité de filmer sur scène… Mogwai trouve ça super, la sécurité tic un peu plus. Le rock gagnera la lutte et c’est bien à deux mètres de Stuart que je passerais l’une des plus grosses claques de ma vie.
Plus le morceau se prolongeait plus je me disais que je n’y arriverais jamais. J’espérais juste qu’il dure un peu moins longtemps que sur l’album, soit autour de 16 minutes. Au final, oui, ce fut 12 minutes de sport pour les bras. 12 minutes de portage d’une caméra qui ne m’a jamais semblé aussi lourde. Mais ce son, ces explosions, cette violence m’ont fait oublier tout ça. Ce morceau "Mogwai fear Satan" représente si bien la puissance du groupe écossais pour moi. Des vagues de son qui t'arrivent en pleine tête. Entre sacs et resacs, cette sensualité qui s'élèvent aux sons des coups de gratte. Et cette montagne de flotte finale qui surprend totalement, et sous laquelle on se noie avec un plaisir.
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