Le voyage touristique comporte plaisir, déplacement et découverte. Il constitue longtemps le loisir d'une classe aisée. Le pèlerinage représente une forme plus ancienne et plus populaire. Au moyen-âge, Saint-Émilion est un petit centre de pèlerinage et une étape sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Au XIXe siècle, le patrimoine devient un enjeu pour Joseph Guadet, Léo Drouyn et quelques archéologues. La carte postale permet la promotion populaire du patrimoine par la photographie (Alain Chaume et Claude Pestaña, Saint-Émilion, patrimoine mondial de l'humanité, éditions Alan Sutton, 2012) . Comme architecte communal, Jean Royer porte dans les années 1930 les valeurs de défense du patrimoine. À Saint-Émilion, il relaie les actions de la municipalité, de la société historique, du syndicat viticole, de l'office de tourisme et plus tard de la jurade. « Contrairement à ce que pensait Barrès la vraie colline inspirée c’est celle de Saint-Émilion », se souvient après sa jeunesse libournaise Kléber Haedens (Adios, 1974). Cette admiration traduit le succès d'une cité et de ses vins auprès de touristes de plus en plus nombreux. En 1999, Saint-Émilion obtient une reconnaissance internationale avec son inscription au patrimoine mondial de l'humanité, au titre des paysages culturels par l'UNESCO.

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