Photographie: Benoît Theunissen
Son: Caroline Meyer

Le Psylohone ne ressemble pas aux restaurants qu’on a coutume de connaître. Son histoire incarne le cœur d’une certaine culture alternative et libertaire de Boitsfort. Aujourd’hui, le restaurant vit sur ses mémoires. Les choses évoluent, les gens passent. Mais l’âme du lieu reste la même.

La naissance du Psyslophone est intimement liée à l’époque des communautés. Dans les années 80, la rue de l’Hospice – où se trouve le restaurant – en hébergeait plusieurs. Il était possible d’y trouver un logement pour pas cher et dans une ambiance très collective.

L’origine du nom Psylophone remonte déjà à une trentaine d’années. Il s’agit de la contraction de « xylophone », un instrument de musique et de « psilocybe », un champignon hallucinogène. L’appellation du restaurant reflète l’état d’esprit du quartier à l’époque de sa création.

Sans Poulou, le patron, le restaurant n’aurait pas le cachet que les clients apprécient tant. Barbu, un peu bohême et amateur de bons verres, Poulou joue le rôle de gardien de l’esprit de l’endroit. Poulou est de son temps. Il n’y a par exemple aucun lecteur de cartes bancaires dans son restaurant.

Malgré toute la nostalgie qui habite l’endroit, le quartier évolue. Les loyers ont augmenté. Ce qui fait que les gens sont devenus, pour la plupart, propriétaires de leurs logements. Il y a donc très peu de mouvements démographiques dans le quartier puisque de moins en moins de personnes déménagent. La culture du passé y connaît un essoufflement, dans l’attente de quelque chose de nouveau.

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