Pour beaucoup d’acteurs de la société civile, « l’économie verte » promue par les institutions internationales, et qui sera à l’ordre du jour du prochain sommet Rio+20, étend les logiques de financiarisation et de marchandisation à la nature. Après avoir publié une vidéo intitulée Du développement durable à l’économie verte, quels enjeux ? Quelle alternative ?, Alter-Echos (alter-echos.org) poursuit son travail d’explicitation en prenant l’exemple du dispositif REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts). Développés et mis en œuvre dans le cadre des négociations climatiques, les mécanismes de type REDD sont présentés comme permettant de lutter efficacement contre la déforestation tout en finançant les pays et populations du Sud. Pour Pablo Solon, interviewé dans la vidéo qui suit, les dispositifs REDD réduisent la forêt à un stock de carbone afin de l’insérer dans les marchés carbone. Spéculation financière, effet d’aubaine, remise en cause des droits de populations locales, perte de souveraineté et absence de réduction des émissions sont quelques-unes des conséquences.

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