14 juin 2012 — 18 novembre 2012

La Fondation DHC/ART est ravie de présenter la première exposition monographique nord-américaine du compositeur et artiste visuel japonais établi à Paris, Ryoji Ikeda.

Les profondes explorations de ce fascinant et troublant poète de l’ère numérique quant à la sonorité, au temps et à l’espace sont fondées sur des méthodes mathématiques qui donnent lieu à des œuvres épurées et sublimes, d’une beauté parfois perçante. Parcourant le spectre du microscopique à l’infini, ses performances, installations et œuvres statiques produisent tour à tour des ondes sinusoïdales, des pulsations sonores, des pixels de lumière et des données numériques dont émanent par moment d’extraordinaires combinaisons.

L’artiste a créé un contrepoint conceptuel entre les deux édifices de la Fondation DHC/ART : l’espace principal abritera des œuvres encadrées, des boîtes à lumière, des sculptures et des travaux sur papier sous la rubrique systematics, tandis que l’espace satellite renfermera des projets audiovisuels de la série datamatics, qui met à l’épreuve les limites de la perception par une visualisation des flux de données invisibles qui imprègnent notre monde, orchestrés sous la forme d’un ensemble symphonique.

Chef de file au Japon en composition électronique et en arts visuels, il s’est acquis la réputation d’être l’un des rares artistes sur la scène internationale à œuvrer de manière convaincante dans ces deux disciplines. Avec minutie, il orchestre sons, images, matières, phénomènes physiques et notions mathématiques dans ses performances en direct et ses installations immersives.

En parallèle avec son activité strictement musicale, Ikeda se consacre à des projets de longue haleine. La série datamatics (en cours depuis 2006) réunit des œuvres avec images en mouvement, sculptures, sons et nouveaux médias qui explorent comment des visions abstraites de la réalité servent à encoder, à comprendre et à contrôler le monde. Pour le projet test pattern (en cours depuis 2008), l’artiste a élaboré un système qui convertit tout type de données – texte, sons, photos et films – en motifs de code à barres et de système binaire de 0 et de 1. La série intitulée spectra (en cours depuis 2001), constituée d’installations à grande échelle, a recours à une intense lumière blanche comme matériau sculptural pour transformer des lieux publics à Amsterdam, Paris, barcelone et Nagoya.

Les différents éléments de cette installation ont étés fournis par Park Avenue Armory. Avec la collaboration de la Koyanagi Gallery.

L'exposition est présentée avec le soutien de la Japan Foundation.

Cette exposition est présentée dans le cadre de la toute première Biennale Internationale d'art numérique (BIAN 2012)

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