Voir le jour dans le quartier tzigane de Séville, c'est savoir son existence marquée au fer rouge du "duende", l'âme indéfinissable du Flamenco. Ce genre séculaire, Rosario Guerrero Hernandez le porte dans ses gènes au point que la scène sera pour elle, dès l'âge de 5 ans, une seconde nature.

Une voix acérée, un sens aiguë du rythme qui aime porter les "cantes" à mi-voix, là où le Flamenco fait sens, l'inscrivent dans la lignée des grandes "cantaora".

Pourtant, Rosario "La Tremendita" nous raconte une histoire qu'elle est la seule à connaître. Sa sensibilité artistique passe par une ouverture et une curiosité qui l'ont conduit à travailler sur les rythmes perses, apprendre le sitar ou s'intéresser au jazz. A l'image de sa collaboration avec le pianiste José Reinoso, se dévoile alors une Billie Holliday andalouse autant qu'une compositrice qui ne cache rien de son amour des belles ballades.

Ainsi La Tremendita offre un avenir à cette musique ardente, fougueuse et contenue. En nous rappelant naturellement à la multiplicité de ses origines grégoriennes, byzantines, juives, arabes ou indiennes.

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