Figure majeure de la scène artistique internationale, Robyn Orlin a longtemps été considérée comme l’enfant terrible de la danse sud-africaine. Formée en danse contemporaine et diplômée de l’Institut d’art de Chicago, Robyn Orlin interroge dès sa première création en 1980 les dynamiques politiques de son pays, alors sous le régime de l’apartheid. Cet engagement, ainsi qu’une constante remise en cause des formes et principes artistiques dominants continueront d’imprégner l’ensemble de son travail.

Mêlant la danse au texte, à l’image et à l’objet, Robyn Orlin explore les formes théâtrales et interroge avec humour, ironie et virtuosité les méandres sociaux, politiques et culturels des sociétés. Déjà récompensée pour Naked on a Goat en 1996 puis Orpheus… I mean Euridice… I mean the natural history of a chorus girl en 1998, Robyn Orlin reçoit pour Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting each other (1999) le Laurence Olivier Award de la réalisation la plus marquante de l'année. Cette pièce contribuera à la faire connaitre en Europe. We must eat our suckers with the wrappers on marque les esprits, pièce sur les ravages du Sida en Afrique du Sud.

Robyn Orlin est accueillie en résidence au Centre national de la danse à Pantin de 2003 à 2005, un temps de création clôt par la performance Confit de canard au CND en 2007. Elle réalise en 2009 Walking next to our shoes... intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking... à Johannesburg avec la chorale Phuphuma Love Minus et crée Babysitting Petit Louis au Musée du Louvre, avec huit gardiens de musées. Robyn Orlin a aussi collaboré avec le rappeur Ibrahim Sissoko et réalisé un film en coproduction avec ARTE et l’INA en 2004, Beautés cachée :, sales histoires.

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