RÉSUMÉ _
LES MAISONS PHÉNIX RENAISSENT TOUJOURS DE LEURS CENDRES est un projet expérimental et collaboratif de film sans caméra, à dominante sonore. À l’issue d’un an d’expéditions in situ, de recherches formelles et de captations photographiques et sonores, il trouve sa forme publique et entre en phase de production. Il se concrétise par une édition multimédia interactive en ligne et une diffusion spatialisée (support Blu-ray) en salle de cinéma.

HISTORIQUE _
LES MAISONS PHÉNIX RENAISSENT TOUJOURS DE LEURS CENDRES est un titre manifeste initiant un geste : revenir.
Nous sommes co-auteures, mais notre appréhension du lieu diffère de par nos expériences. L’une y a vécu, l’autre pas. Ici, tout le passé co-existe avec chaque présent. Et d’une mémoire singulière nous avons entrepris une œuvre collective. Le réel est notre chair de fiction. Cette chair est elle-même recomposée par l’écriture propre à l’édition multimédia, qui ré-interprète nos données recueillies et en propose un agencement ouvert.
Nous sommes engagées depuis un an dans la construction progressive de cette fiction mémorielle et géographique. Notre plateau de tournage à l’échelle:1 est une ville-modèle parsemée de pavillons-témoins. Elle devient un lieu commun aux sons captés et aux mises en scène photographiques élaborées à partir de ces captations. Au cours d’expéditions successives, le point de vue de l’adolescence s’est imposé pour regarder et écouter cette ville de banlieue, trop près et trop loin de tout pour avoir une identité propre ou une culture remarquable. Nous superposons notre expérience des lieux de tournage à nos propres souvenirs, nous qui sommes ici l’exilée et l’étrangère (Myriam Pruvot y a passé son adolescence).
Espace vacant, flottant, cette non-ville est devenue une sorte d’île en lévitation. Territoire ultra- banal considéré comme une contrée fantastique, il pourrait continuer d’être perçu dans le temps du présent mais nous nous arrêtons là pour regarder en arrière et tracer un paysage à partir de son flottement, de ses hésitations, de ses limites et de ses chemins de traverse.
Nous dégageons des lignes qui recomposent sa topographie et sa mémoire en suivant des chemins de sons, un chemin photographique et des îlots sonores, textuels et visuels.

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