La Belle de Cadiz, de et mise en scène Mohamed Rouabhi

avec Claire Nebout

chorégraphie Caroline Marcadé
lumière Nathalie Lerat
son Mohamed Rouabhi
costumes Barbara Gassier
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Claire revient à Portsall, au nord-ouest du Finistère, dans la maison qui l’a vue grandir et un jour partir loin. En apparence, il ne reste rien, balayé le passé, sinon une femme à fleur de nerfs, une table, une chaise… et une valise, pleine de ces affaires que le temps éparpille dans les méandres de l’oubli, et qui l’air de rien contient pourtant tout un monde. Les fantômes d’antan prennent vie pour nous dire le commencement : Claire a 14 ans, on est en 1978. Et sa fraîcheur toute juvénile, ce corps prêt à danser la vie, se frotte à la mort qui rôde partout : dans le foyer – son père est mourant ; dans le poste de télévision – Cloclo est mort ; et partout sur la côte – l’Amoco Cadiz, pétrolier géant, vient de sombrer. Tout a un goût d’amertume ; tout abîme, pour longtemps, la candeur de Claire. Seul l’amour qui la prend par surprise pourrait l’emmener plus loin, un instant. Ce monologue a la force d’une vague qui vous submerge. Le passé explique le corps et la voix qui s’exposent, sans artifice, devant nous. La mise en scène, tout en sobriété, condamne le superflu pour mieux faire briller le texte. Claire Nebout danse sur les mots d’une dizaine de personnages avec une vérité rare et nous emporte.

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