26 juillet 1988 - 14h40. C'est à cette heure précise qu'après un jour de recherches le corps de la petit Céline Jourdan est découvert, au bord du torrent du Grand Vallon, qui longe le village du côté d'un terrain de camping. Une scène de meurtre mais surtout une scène d'horreur. Le petite fille a été violée, étranglée puis a été violemment frappée à la tête avec une pierre.

Un fait divers qui a défrayé la chronique dans tout l'hexagone. Un homme est très rapidement suspecté : Didier Gentil, marginal de passage dans la commune dont le comportement suspect avait alerté les gendarmes lors des battues pour tenter de retrouver la fillette portée disparue par son père la vieille. Convoqué par les gendarmes, il avoue rapidement l'impensable : oui il a bien violée la fillette mais implique un deuxième homme : Richard Roman, surnommé « l'indien » dans le village, autre marginal connu pour être une connaissance de Didier Gentil.

Richard Roman avoue dans un premier temps le viol et le meurtre lors de sa garde-à-vue puis revient sur ses aveux... c'est le début d'un marathon judiciaire que certains qualifieront plus tard de « fiasco » et qui verra l'acquittement, 5 ans plus tard, de Richard Roman et la condamnation pour tous les chefs d'accusation de Didier Gentil : condamné à la peine de prison à perpétuité pour « séquestration, viol commis sur la personne d'une mineur de moins de 15 ans précédé et accompagné d'actes de tortures, d'assassinat exécuté avec emploi de torture ou commission d'actes de barbarie ».

Le début également d'une affaire sulfureuse, où erreurs judiciaires se sont succédées aux annonces fracassantes. Et la première d'entre elle : comment expliquer que le prélèvement ADN de Richard Roman, qui aurait alors pu formellement disculper ou accuser l'homme n'ai jamais été envoyé pour analyse au laboratoire en charge. Pire... il restera au fond d'un réfrigérateur éteint pendant plusieurs semaines rendant toute analyse impossible. Une faute qui laisse planer le doute sur la culpabilité de Roman, pourtant acquitté par la justice. C'est en tout cas l'avis de Paul Weisbuch, il a été le Procureur en charge de l'affaire au début de l'enquête sur ce meurtre.

Mais la polémique ne s'arrête pas là. Et les questions se succèdent. Elles perdurent depuis 25 ans. Comment expliquer que l'avocat général qui affirmait devant témoin la veille du verdict « tout avoir en main et bénéficier d'un joker » pour faire condamner les deux accusés revenir soudainement à quelques heures du verdict sur ses position et demander tout simplement l'acquittement de Richard Roman ? Ces questions nous nous les posons aujourd'hui à l'occasion des 25 ans du meurtre de la petite Céline. Un dossier sur lequel nous reviendrons tout au long des prochain jours.

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