4 avril 2013

L'EZLN a profité de « la fin du monde », le 21 décembre 2012, pour organiser une « mobilisation silencieuse ». Pour sa part, le sous-commandant Marcos a lancé plusieurs communiqués autour de cette date. Va-t-on voir « resurgir » le mouvement néo-zapatiste? À la lumière de ces nouveaux communiqués, n'y a-t-il pas une réflexion à faire concernant l'inscription des mouvements sociaux dans le temps ? Nous approchons des 20 ans du soulèvement zapatiste. Ces nouvelles sorties (y compris de Marcos) sont-elles des tentatives de retrouver une pertinence passée ? Est-ce la manifestation de quelque chose qui « couvait » et se préparait dans les Caracoles zapatistes ? Est-ce une référence à des symboles bien connus et désormais établis dans un vocabulaire mondial de la résistance ? Est-ce une nouvelle génération ayant littéralement grandi dans le zapatisme ? Serait-ce une mémoire « plébéienne » (L’interpellation plébéienne en Amérique latine : Violence et action directes, Karthala/PUQ, 2012) activée par le retour du PRI ? Ce retour du « spectacle » zapatiste est une bonne occasion de réfléchir à ces questions.

Conférencier: Eduardo Gonzales Castillo.
Anthropologue mexicain, chercheur au centre d’études et de recherche international de l’Université de Montréal (CÉRIUM). Ses champs d’intérêt concernent la question urbaine, les industries culturelles, les cultures de la jeunesse, l’activisme culturel et les dynamiques de développement régional.

Commentateurs: Martin Hébert (anthropologue, Université Laval) et Ricardo Peñafiel (politologue, chercheur invité au CPDS de l'Université de Montréal) - chercheurs GRIPAL.

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