Lorsque Karine Fournier, instigatrice du collectif Les Ville-Laines, m'a contacté pour capter sa résidence artistique au sein du CHSLD, je fus très enthousiaste. Au delà d'entrainer les ainés du CHSLD dans une douce initiative tout aussi ludique que subversive, Il s'agissait là d'une rencontre unique. Si la laine est le médium de Karine, il devenait l'interface de communication remarquable entre deux générations, deux réalités, deux rythmes. Les mains n'étaient plus seulement l'outil à la motricité retrouvé à coup d'aiguilles magiques, mais le langage commun entre l'artiste, les ainés résidents, le personnel soignant et les familles.

Des mains connectées à un fil de laine, voilà l'œuvre qui se tricotait sous nos yeux : une allégorie du tissu social.

Les mains c'est l'outil, l'ouvrage, que ces femmes au crépuscule de leur vie ont utilisé pour tricoter souvent à des fins utilitaires : Habiller la famille, tenir au chaud les membres du foyer. Au contact de Karine, ces mains déridées par la laine, souvent pieuses ou chancelantes, développent par la pratique artistique du tricot un langage fort. Une cinétique répétitive prenant la forme d'un propos cinématique, rythmé par le quotidien au sein d'un CHSLD. C'est par ces mains que se communique l'amour : Celui de la vie et du moment présent, amour qui finalement se trouvait être au bout du fil...

Je tiens particulièrement à remercier Karine Fournier, Nathalie Lagüe, pour son enthousiasme et son support, ainsi que Claudia Leger aka Tricot pour la paix, pour son soutien précieux.

Guillaume Pascale, réalisateur

facebook.com/lesmainslefilm

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