$ymbolocaust

Black Box, Université Concordia University, Montreal, May:mai 2007

(holókauston du Grec : holos “complètement” et kaustos “brulé”) $ymbolocaust est le terme qui désigne notre ère, l’ère de la confusion symbolique, où le $igne absolu, la valeur d’échange, la valeur structurale, ont remplacé l’imaginaire.

L’empire du sens puise dans l’essence de la faiblesse pour lubrifier les mécanismes infinis de la reproduction de la société. L’empire divisé en deux clans: les forts qui sont les stratèges, les technocrates, les ingénieurs assurant avec vigueur le bon fonctionnement de la machine autoreproductrice de la société ; les faibles qui offrent la matière brute, le carburant et les lubrifiants de cette machine. L’humain abstrait habite dans ce monde insignifiant. Il gémit, se lamente et souffre les douleurs de l’arbitraire. Neutralisant ses affects, il s’abandonne aux extases de la chair et aux séduisantes forces unificatrices du collectif. Mais le spectateur, apercevant cet humain en particulier, est intrigué par un soupçon d’espoir ineffable dans ses yeux. Il décide de prendre sa place, de se donner en échange, de se sacrifier pour lui. Alors l’humain abstrait est libéré. Sa mort lui étant interdite, il est forcé de trouver des façons de vivre. L’empire du sens lui promet la force nécessaire pour se perpétuer. Il lui enseigne comment construire une forteresse, une armure, un bouclier: une subjectivité. Il lui permet de se protéger contre l’insignifiance. L’humain abstrait demeure néanmoins condamné à l’engrenage de la machine.

The Abstract Human lives in an insignifacant world. She moans and whines and suffers the pain of the arbitrary, and abandons herself to the meaningless extacies of the flesh, neutralizes her affects in the seductive unifying forces of the collective. But the perceiver notices this human in particular, is intriguied by an inneffible glimmer of hope in this human’s eyes, and decides to unplug her. She is thus forced back into the cruel world, dissallowed an easy death. She is forced to find ways to live. The Empire of $ense promisses her the strength needed to percevere, they show her how to build a fortress, an armor, a subjectivity, strategies of order, that allow one to protect oneself from insignificance. She is tempted, but before she enters this regime, she is offered a very special gift by a mysterieous character who is both absent and present. This gift is Pashupatastra. The insignificance is now experienced as freedom, the suffering, as challenge. She can destroy and pervert known signs at will, she can create new meanings out of nothing. She has influence on the topologies that direct the body. The abstract human decides to challenge the Empire, and the Symbolic Resistance has begun.

Mise en scène:Director: Alexander Wilson

Assistance à la mise en scène:Assistant Director: Mélanie Verville

Musique:Music: Alexander Wilson

Éclairage:Lighting: Émilie Bélair

Costumes: Yannick Ross

Avec:With Kathleen Wilson, Mélanie Verville, Yannick Ross, Maude Poirier-Felx, Évie Mandeville, Maelström, Phoebé Guillemot, Manu Bisson, Félix-Antoine Morin, Alex Wilson, Patrice Lépine.

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