Dyptik trouve ses origines dès 2011 : la création d’En Quête, pièce construite sur le thème du déracinement, fait naître chez Souhail Marchiche et Mehdi Meghari l’envie d’explorer une deuxième voie.
« Après avoir recueilli de nombreux témoignages et dansé les sentiments provoqués par le déracinement – joie, peur, regrets, doute, nostalgie, isolement –, travailler autour de ses conséquences sur l’identité nous semblait incontournable, comme un prolongement.»
Signe du destin ? Leur rencontre fin 2012 avec les danseurs maliens de la compagnie Dogmen G fait tilt. Les Stéphanois découvrent le regard que le groupe porte sur le hip-hop et la danse, leurs corps si différents, leur humilité.
« Ébranlés par nos différences, on s’est aussi découvert des points communs : des racines ailleurs que le pays où l’on vit, des similitudes dans nos parcours de danseurs professionnels, notre façon d’aborder la création... Rapidement, comme naturellement, la question de l’identité s’est imposée dans nos échanges. »
Deuxième pan du diptyque entamé avec En Quête, Dyptik est donc une œuvre mixte, composée de tableaux complémentaires et indissociables, qui n’ont de sens que dans la fusion d’équipes issues de deux pays. Dans ce cadre, danseurs français et maliens se rencontrent, s’observent, s’effleurent et apprivoisent leurs différences. À travers le mouvement des corps, la dualité des approches s’estompe pour céder la place à une identité artistique commune.

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