Il y a parfois des « pourquoi pas nous ? » qui se consument plus longtemps que les autres. Qui survivent aux soirées, aux découragements passagers et qui s’amarrent durablement malgré les occupations quotidiennes. La gestion des affaires de la cité ne serait plus squattée que par des spécialistes ? Et pourquoi pas nous ? Une liste d’opposition de gauche à la mairie actuelle ? Pourquoi pas nous ?

Que l’on ne se méprenne pas. C’est bien à gauche que nous nous situons. Une gauche porteuse de valeurs de solidarité qui nous semblent délaissées depuis un certain temps par la machine Parti Socialiste… Comme le dit l’adage, prenons nos affaires en mains. Alors, de repas informels en assemblées générales, un projet municipal s’est esquissé et la dynamique n’a fait que croître.

En guise de présentation, notre cheminement dans notre construction politique. Ce que l’on ne veut plus, ce que l’on souhaite, ce que l’on n’a pas encore imaginé.

Stopper nos dépendances
Dépendances aux énergies fossiles, à l’urbanisation de nos terres, aux multinationales… Nous refusons de croire qu’il est trop tard et que le temps est à la résignation. On se pause, on se calme, on réfléchit et on change de chemin. Avec une préférence pour un sentier bucolique plutôt qu’une autoroute Vinci.

protéger les terres qui restent à Bouguenais pour en faire des espaces agricoles évitant ainsi au maximum d’importer notre alimentation. Cette défense du territoire se veut également sanitaire face à une métropole devenue trop obèse.
Privilégier les circuits courts avec le moins d’intermédiaires possible, soutenir les AMAP, les coopératives d’achats, les jardins partagés…
favoriser le développement d’une monnaie locale pour inciter à consommer local.
garder sous notre contrôle l’eau et ne pas la laisser à des grands groupes qui songent d’abord aux profits avant le bien-être des habitants.
conserver une régie de cars et accentuer les transports en commun, les pistes cyclables, le partage des véhicules, le covoiturage.
Même si le développement à outrance de l’avion nous effraie un peu, conserver l’aéroport pour garder une dynamique économique dans le sud Loire.
développer des modes de productions d’énergies détachés du nucléaire (solaire, éolien…)
mutualiser nos outils, nos biens de consommation (a-t-on tous besoin d’une tondeuse ?) et les recycler au maximum.
Vers un mandat tout public(s)

Deux ans après nos premières réunions, nous n’avons toujours ni joueur de fifre et ni sous-fifre. Pas de héros ni d’héroïne, c’est sur la solidarité que nous comptons. La ville de Bouguenais ne part pas de zéro bien sûr, mais elle peut faire beaucoup mieux.

Il manque par exemple une Maison de santé abritant des professionnels et des associations pour faciliter un véritable accès aux soins et à l’écoute. Et ce gratuitement.

La politique culturelle peut tendre encore vers davantage d’émancipation. Ici aussi un inventaire de ce qui manque est à dresser. Et pourquoi pas une ludothèque ? Un café concert pour éviter d’aller à Nantes quand la nuit tombe ? Une Maison d’artistes ? Une fanfare ? La culture ne doit pas servir d’appât touristique, mais de support à l’éducation populaire. Parmi les affaires de 18 000 bouguenaisiens, se niche au moins une guitare prête à être dépoussiérée !

Ou un ballon pour des sportifs qui ne veulent pas forcément participer à des compétitions…

Cette liste est loin d’être exhaustive. Et répétons-le, ce qui nous éveille ce sont bien ces trois aspects : le but, le chemin pour y parvenir, mais aussi, ce à quoi nous n’avons pas encore pensé.

Car, tous nos projets électrisants ne seront solides qu’avec un grand nombre d’adhésions. Si les élus peuvent soutenir ou initier les politiques économiques, culturelles, sportives, écologiques, agricoles, urbanistiques locales, ils doivent aussi pouvoir s’appuyer sur l’intelligence de l’esprit collectif : réunions de quartier, crieurs publics, boites à idées, enquêtes…

Certaines expressions comme donner les moyens de comprendre, de s’exprimer, ou encore inciter à l’engagement ont sans doute été vidées de leur sens par les campagnes électorales. Nous y croyons pourtant encore. Et nous nous démèneront pour soutenir ce qui favorisera la réappropriation de nos lieux de vie, le bien-être, le bien-manger, la convivialité…

Nous avons besoin et envie de partager notre gouvernance, de nous appuyer sur des quartiers vivants. La hiérarchie, c’est comme les étagères, plus c’est haut, moins ça sert. Ce mandat à la municipalité, n’est pas un objectif de carrière. Il veut redonner de l’appétit et du sens au mot politique. Car il y a encore beaucoup à inventer, et à réaliser.. . . . . . .

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