Lève-toi, avant qu’il ne soit trop tard.

Cette histoire courte (2mn) est née du télescopage d’une idée qui me titillait depuis longtemps et de trois documentaires exceptionnels que j’ai découvert récemment.
Chaque matin, j’utilise un toaster pour griller mon pain et j’ai remarqué que si l’on essaye d’introduire autre chose que des toasts ou du pain prédécoupé en tranches a la « bonne dimension », selon les standards anglo-saxons, ça coince et ça brûle.
Historiquement, le pain en Europe (on parle ici de l’Europe qui préfère la gastronomie au « stock market ») est préservé en entier pour le conserver plus longtemps, puis découpé à la main, à la demande. Les tranches n’ont jamais la même forme ou la même épaisseur, ce qui a son charme.
Avant, on trouvait des toasters à portes verticales équipées de ressorts qui acceptaient toutes sortes de tranches.
Ces trente dernières années, tous les toasters verticaux copient un même design qui répond aux normes de sécurité et aux habitudes alimentaires des anglo-saxons, qui ignorent tout de la culture du pain, trop habitués à consommer leurs toasts fadasses.
Selon leurs normes, baguettes, pain de campagne, pita... n’ont plus droit de griller debout.
Les consommateurs de pains mondiaux, divers, variés et bien plus nombreux que les consommateurs US, doivent donc se plier aux standards anglo-saxons pour avoir la possibilité de toaster leur tranches le matin.
La globalisation (= américanisation) s’est installée a ma table et veut m’imposer des pains prédécoupés à la machine et conservés sous sachets plastiques : Fin du droit à la différence, de la variété, du bon goût, des traditions et d’une certaine qualité de vie.
Je pense que cette anecdote est symptomatique du mal dont nous souffrons en Europe. Sous le joug de la finance mondiale, d’origine anglo-saxonne, « on » nous force à transformer nos vies, à perdre nos identités, à brader nos habitudes culturelles ou gastronomique, à abandonner notre tissu social et économique, aux bénéfices de spéculateurs, de grands groupes sans âmes et d’instituts de contrôles au service de ces puissants.
L’humanité se perd et la démocratie n’est déjà plus qu’un leurre. A quoi sert le droit de vote, si nos dirigeants n’ont plus aucun pouvoir pour contrer ces rapaces de la finance qui tirent toutes les ficelles et qui gagnent à tous les coups ?
Il faut se (sou)lever avant qu’il ne soit trop tard.
Et je vous invite à visionner ces trois documentaires exceptionnels qui remettent beaucoup de choses à leur place et contrecarrent toutes les idées fausses colportées par les medias de grande diffusion qui ne font plus leur travail de journalistes depuis longtemps.
Non, nous n’avons pas à nous sentir responsables du marasme économique actuel, nous n’avons pas à rembourser ces dettes intolérables et nous n’avons pas à perdre notre vision de ce que devrait être notre vie, sans ces charognards.
Franc Sanka

PS : film tourné avec un Nikon D800, objectifs Nikon, Contax et Pentax 67.

A voir absolument :
debtocracy.gr/indexen.html
catastroika.com/
artevod.com/goldman_sachs

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