C’est l’histoire d’un mec qui depuis son arrivée aux US, n’a plus vole.
Oh si, 2 soarings de 20 minutes sur une pente école, mais rien d’autre. Son dernier vol remontait au 13 janvier.
Puis les mois ont passé, il s’est essayé a d’autres activités (photo, video, golf, course a pied, road trips…) et le parapente a quitté sa tête.
Il y a bien les vols au depart de Jeufosse qui sont venus chatouiller son subconscient d’ex-drogue du parapente, mais rien de plus qu’un vague sentiment d’admiration, pas de jalousie, rien qui ne titille suffisamment pour retourner au turbin.
Puis est venu un week-end ou une belle brochette de parapentistes de la region voulaient converger vers Pulpit, le deco magique ou ca souffle toujours enormement(35 minutes de l’appartement).
Resultat : Parawaiting de 10h30 a 17h30. Le temps necessaire pour rencontrer ces parapentistes que je ne connais pas encore : Ben, Jim, Matt and his wife, Louis (french guy !), Dan, Austin and his wife, Thomas, Krista et plein d’autres encore! Apres une rapide seance course a pied, sur l’un des innombrables sentier des appalaches, retour au deco a 17h15. Ca souffle diablement moins qu’avant. Presque volable.
Jim decolle, plus de 20km/h au deco, pas simple. Il pousse immediatement l’accelerateur, mais ca a l’air très smooth une fois en l’air.
J’attend encore une dizaine de minute et etale mon aile. Louis et Austin m’aide a maintenir la voile au sol le temps que je m‘attache. Merci !
Ca a bien baisse, gonflage, petite impulsion, et c’est parti.
Bon sang, 10 secondes !!
C’est le temps qu’il m’a fallu pour rentrer dans le cocon.
C’est également le temps qu’il m’a fallu pour me souvenir de quel cote il fallait tirer pour faire tourner la bache
C’est enfin le temps qu’il m’a fallu pour me demander pourquoi je n’avais pas vole depuis 5 mois.
La magie opere, je retrouve immediatement cette sensation de coller a l’ascendance, de la penetrer tandis que ce bon vieux vario Bipbip fretille comme une petite pucelle, laisser le temps a l’aile de revenir, incliner, ressentir l’acceleration, etc.
« C’est comme le velo, ca s’oublie pas. »
C’est ce que j’ai garde en tete pendant 45 minutes.
Bon, pour le vol en lui-meme, j’ai applique la recette classique apprise sur les terrils lorrains : « s’avancer pour mieux reculer ».
Etrangement, les locaux collent a la montagne, alors que le « lift » n’est pas extraordinaire. Des que j’ai un peu de gaz, je m’avance en vallee ou je trouve quelques lignes sympa (il est déjà 18h).
pendant 20 minutes : Thermique => accelo => thermique => accelo. puis je juge que je suis suffisement haut pour basculer derriere (il y a une seconde ligne de relief juste derriere parfaitement imposable, selon les locaux 700m (2000 feets) au-dessus du deco sont necessaires. Mais je n’ai pas de GPS, ni d’altimetre, je me fis donc uniquement a mon feeling.
La suite est moins glorieuse : glissade sur quelques km (11) sans retrouver grand-chose a enrouler, juste le plaisir de glisser a 18h30 dans la tiedeur de cette fin de journee de printemps, tandis que l’été arrive a grand pas.
La suite est des plus classiques : Bouteille d’eau fraiche offerte par le proprio du champs. Explication de ce qu’est le parapente => Incredulite du mec qui ne croit visiblement pas ce que je lui raconte.
un peu de marche le long de la route.
Un peu de stop
et enfin, Louis me remonte au deco.

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