Experimental Video Art

(english version)
It was in autumn, we had spent the All Saints' Day, November 11th announced and we were always in this intermediate moment which lets guess nothing of the future, we would go towards the rain and the mud, either towards the frost and the snow.
But and distant, and as I got closer to the castle, arrived of heavy clouds and always even to the point that the blocked sky became more present than the ground and to the point that the horizon seemed to sink always more, as if ethers and fogs, cottons and whirlwinds, coats of vapor wanted to replace clays and marls and to the point that the ground shrank for the benefit of the sky. We would thus go towards the rain.
Behind me, I felt the sun leaking out finally and clouds in front of me became carmine, and lumpy.
The grass had this aspect of the one who wants to return underground, faded as a lettuce which would have frozen, nevertheless in favour of ray of sunshine, fields re-grew green as for last time and the whole landscape is moved, then the singed foliages, the gold filled trees, the vinous sky which let appear of the blue in fragment, were illuminated and the landscape became heady, solemn and radiant until the whole space becomes cyanotic and the sun disappears behind clouds.

C’était l’automne, on avait passé la Toussaint, le 11 Novembre s’annonçait et nous étions toujours dans ce moment intermédiaire qui ne laisse rien deviner de l’avenir, irions-nous vers la pluie et la boue, ou bien vers le gel et la neige.
Mais voilà que des lointains, et au fur et à mesure que je me rapprochais du château, arrivaient de lourds nuages et toujours plus encore au point que le ciel encombré devenait plus présent que la terre et que la ligne d’horizon semblait s’enfoncer toujours plus, comme si les éthers et les brouillards, les cotons et les tourbillons, les manteaux de vapeur voulaient remplacer les argiles et les marnes et que la terre rétrécissait au profit du ciel. On irait donc vers la pluie.
Derrière moi, je sentais le soleil percer enfin et les nuages devant moi devinrent cramoisis, et grumeleux.
L’herbe avait cet aspect de celle qui veut rentrer sous terre, défraîchie comme une laitue qui aurait gelé, pourtant à la faveur des rayons, les champs reverdirent comme pour une dernière fois et l’ensemble du paysage s’attendrit, puis les feuillages roussis, les arbres aurifiés, le ciel vineux qui laissait apparaître du bleu en lambeau, s’illuminèrent et la campagne devint capiteuse et solennelle, rayonnante jusqu’à ce que l'espace entier se cyanose et le soleil disparaisse derrière les nuages.
pierreetjeanvillemin.fr

j vimeo.com/7672357

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