NU collectif

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MONTPELLIER FRANCE

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«Si l’on comprenait tout, il est évident que l’on n’écrirait rien. On n’écrit pas sur : deux + deux = quatre. On écrit sur le malaise, sur les sentiments complexes qui naissent de : deux + deux = trois ou cinq. Ainsi le voyageur écrit pour mesurer une distance qu’il ne connaît pas et n’a pas encore franchie.»

Nicolas Bouvier in Le vide et le plein : carnets du japon 1964-1970

Depuis «Routes et Déroutes» (spectacle autour de Nicolas Bouvier)
youtube.com/watch?v=7HS-Lbc1Hig, le collectif a toujours eu le désir et la volonté de traiter la scène comme une matière proche de l’art contemporain, des arts graphiques ou de la performance. Par l’intermédiaire de S. Lenthéric, la rencontre avec Philippe Genty a confirmé notre goût pour un théâtre d’images et de sensations tout en nous donnant des outils nouveaux pour créer : marionnettes, dessins, séquences chorégraphiées à partir de rituels et de souvenirs.
Depuis plusieurs années maintenant Le N.U collectif (nos urgences) s’associe avec des artistes plasticiens. Pour la plupart de nos projets, nous ne cherchons pas à monter tel ou tel texte d’auteur mais à nous laisser traverser par leur univers, leur vie. Ce qui nous intéresse avant tout c’est comment nous digérons l’oeuvre choisie ; comment nous la faisons nôtre ; comment nous rendons au public un parcours d’humanité plus que l’oeuvre en elle même. Nos créations originales sont donc toujours faites d’expérimentations et de tentatives hors des chemins balisés d’un texte théâtral. Pour Routes et déroutes, il s’agissait de travailler avec la photographe Corinne Nguyen autour du voyage et de l’errance.

Depuis 2009 c’est avec Axelle Carruzzo que le dialogue art vivant/ art plastique s’est engagé.
Avec le spectacle «Tête de Nuit» (tete-de-nuit.blogspot.fr/) inventé à partir de l’univers noir et fantastique de l’écrivain polonais Bruno Schulz, nous avons refondé les bases de notre esthétique autour de notions qui
ont toujours étayer notre réflexion : un territoire de l’entre- deux, une esthétique de l’apparition / disparition, un questionnement sur le réel et le magique, le rêve et le politique/poétique.

Avec le projet Cas_1 nous tirons le fil de cette réflexion, poussant plus loin notre envie de décloisonner l’art vivant (théâtre/ mouvement / marionnette), l’art contemporain, la performance et les musiques actuelles.
Ce nouveau projet représente beaucoup pour nous car c’est un projet multiforme, que nous aimerions diffuser parfois sous forme d’installations, parfois sous forme de concert, et bien sur, parfois sur des scènes de théâtre dans sa forme la plus spectaculaire.

Cette multiplicité des supports va de pair avec notre volonté toute nouvelle d’affirmer l’intérêt de nous confronter à chaque étape du travail à une monstration, et dire notre souhait d’associer les publics non pas au «produit fini» d’un spectacle préformaté mais bien à une démarche, à une route à parcourir ensemble.
Un voyage qui commence dans l’inconnu.