Jardin Planétaire, 30 avril, 1er et 2 mai 2010 un évènement consacré à l'écologie, à l'environnement et au développement durable à la Ferme d'Anneville, en Normandie.
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JARDIN PLANETAIRE

Le symposium "Jardin Planétaire" fait partie des douze "Ateliers du siècle prochain" organisés à

l'initiative de l'Association "Prospective 2100"(1). Ces ateliers font suite à un travail de prospective

générale ("2100" Le Récit du prochain siècle - Éditions PAYOT). Ils visent à délibérer entre

professionnels du monde entier à partir d'expériences réussies en vue d'échanger et de faire

connaître les moyens concrets, techniques et économiques, de mise en oeuvre d'une programmation.

Jardin Planétaire s'inscrit évidemment dans le mouvement lancé par la conférence de Rio et

l'"Agenda 21" des Nations-Unies. Toutefois, il ne cherche pas à réunir des décideurs politiques du plus

haut niveau, mais plutôt des hommes de métier et de terrain de manière à étudier les conditions

pratiques de réalisation des programmes du futur.

10 000 ans après la révolution néolithique, la planète a été entièrement explorée. La Terre est devenue

le jardin de l'espèce humaine. Passer de l'exploitation de la Nature au jardinage planétaire, c'est d'abord

s'imposer un rythme de développement durable (sustainable) assurant la pérennité des écosystèmes.

C'est ensuite assumer une responsabilité, celle du jardinier, qui consacre son travail à maintenir en

bonne santé l'espace qu'il a aménagé. C'est enfin considérer la Nature comme un espace de création

culturelle où s'exprime le génie de chaque civilisation.

La transition de l'exploitation à la gestion durable de la Nature est un enjeu vital pour le prochain siècle.

Déjà engagée en Europe, elle reste à faire dans la plupart des régions du monde.

Sous la pression de nécessités économiques, les sociétés sont en effet amenées à délaisser le long

terme et à détruire, endommager ou remplacer les écosystèmes :

- on brûle les forêts pour y installer des pâturages, des plantations, ou des cultures

annuelles ;

- on épuise la terre pour en tirer des rendements toujours croissants ;

- on puise dans les eaux souterraines au delà des capacités de renouvellement des

nappes pour intensifier l'irrigation...

Cette attitude mène à des déséquilibres : réduction de la biodiversité, baisse des ressources en eau,

perte de fertilité des sols, salinisation des domaines trop irrigués. C'est trop souvent après des

expériences catastrophiques que les exploitations en arrivent à prendre en compte les grandes lois de la

gestion durable.

D'une manière plus générale, le 19ème et le 20ème siècles ont été marqués par des révolutions

scientifiques et technologiques extraordinaires qui ont fait reculer la mort et donner des possibilités

fabuleuses d'épanouissement personnel et collectif. Mais jusqu'à présent, on n'a pas assez mesuré

leurs effets indésirables. Ceux-ci vont devenir très préoccupants, au cours du 21ème siècle : effets de

serre, prolifération de micro-organismes résistants, croissance exponentielle des déchets et des boues.

La question vitale qui se pose est donc la suivante : est-ce que la logique comptable de l'économie de

marché, qui s'est maintenant installée sur toute la planète, aboutit inévitablement au sacrifice de l'avenir

de la biosphère, ou est-ce que d'autres logiques peuvent s'établir qui, conformément au désir des

populations, restaureraient une coexistence durable entre l'espèce humaine et la Nature ?

Dans la logique du Jardin Planétaire, l'agriculture passerait progressivement d'une conception où la

qualité de l'énvironnement n'était pas prise en compte, à une conception où l'on cherche à produire en

respectant les contraintes liées à la pérennité des ressources et la qualité de vie. Cette transformation est

connue sous le nom de "evergreen revolution". De même, l'exploitation des forêts passe à une

gestion durable préservant la biodiversité et l'agrément des espaces naturels.

(1) Maîtrise de l'Énergie, Jardin Planétaire, Communication, Structuration des villes, Humanisme Industriel, Solidarité, Système Judiciaire mondial, Fiscalité incitative, Enseignement (culture technique), Métrologie du quotidien, Programme Spatial Mondial, Cités Marines, Santé.

PIERRE RABHI

Pierre Rabhi est né en 1938 à Kenadsa près de Béchar, une oasis dans le sud de l'Algérie dans une famille musulmane. Sa mère meurt alors qu'il est âgé de 4 ans3.

Son père, qui était forgeron, musicien et poète, se préoccupe de l'avenir du jeune Pierre, et lui fait alterner l'école coranique et l'école française. Il y est confié à un couple de Français, un ingénieur et une institutrice, venus travailler à la compagnie des Houillères de son village natal colonisé. Plus tard, son père sera contraint de fermer son atelier et de travailler à la mine, ce qui marqua la réflexion et la pensée de son fils.

Il quitte Kenadsa pour Oran avec sa famille d'adoption et y réalise deux années d'études secondaires.

Ainsi, Pierre Rabhi a partagé son enfance entre la culture catholique occidentale et le monde musulman, jusqu'à l'âge de 14 ans. À l'âge de 16 ans, à Oran, il choisit de se convertir au christianisme. Il commence à travailler, d'abord dans la dentisterie, puis en tant qu'employé de banque.

Lorsque la guerre d'Algérie éclate en 1954, il se trouve dans une situation de double exclusion, rejeté par son père pour s'être converti[réf. nécessaire] et par son père d'adoption qui l'avait mis à la porte suite à un conflit, juste au début de la guerre.

Il décide de partir s'installer en France à Paris.

Le retour à la terre

Il trouve un poste d'ouvrier spécialisé; dans l'entreprise où il travaille, il rencontre Michèle avec qui plus tard il se mariera3.

Tous deux nourrissent le rêve de s'extraire de cette vie urbaine et pensent à l'agriculture. Il rencontre le docteur Pierre Richard, un médecin, écologiste et visionnaire qui s'occupait à l'époque de la création du Parc national des Cévennes, et qui les encourage dans leur démarche.

Ils décident alors de débarquer en Ardèche pour y rester définitivement en 1960, décision originale pour l'époque puisqu'elle précède largement le mouvement néorural de la fin des années 1960.

Ils se marient à Thines. Pierre Rabhi devient père et, n'ayant aucune connaissance agricole, s'inscrit dans une Maison familiale rurale et obtient un diplôme.

Après trois ans comme ouvrier agricole, en 1963, il devient lui-même paysan dans les Cévennes ardéchoises. Il se lance dans l'élevage caprin avec l'intention de ne pas reproduire les mêmes modèles de productivisme, et expérimente l'agriculture biodynamique.

Après des débuts difficiles, ils acquièrent assez d'expérience pour accueillir et conseiller à partir de mai 1968 d'autres néo-ruraux. Quinze années leur seront nécessaires pour parvenir à vivre de leur ferme.

La reconnaissance

En 1978, il est chargé de formation à l'agroécologie par le CEFRA (Centre d'études et de formation rurales appliquées)4 .

À partir de 1981, il se rend au Burkina Faso en tant que « paysan sans frontière » à la demande du gouvernement de ce pays et avec le soutien du CRIAD (Centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement).

En 1985, il crée un centre de formation à l'agroécologie à Gorom-Gorom, avec l'appui de l'association Le Point-Mulhouse4.

En 1988, il fonde le CIEPAD (Carrefour international d'échanges de pratiques appliquées au développement) avec l'appui du Conseil général de l'Hérault. Il met en place un « module optimisé d'installation agricole », de programmes de sensibilisation et de formation, et le lancement de nombreuses actions de développement à l'étranger (Maroc, Palestine, Algérie, Tunisie, Sénégal, Togo, Bénin, Mauritanie, Pologne, Ukraine…)

En 1992, il lance le programme de réhabilitation de l'oasis de Chenini-Gabès en Tunisie.

Depuis 1994, il anime le mouvement « Oasis en tous lieux », visant à promouvoir le retour à une terre nourricière et la reconstitution du lien social.

En 1997 et 1998, il intervient à la demande de l'ONU dans le cadre de l'élaboration de la Convention de lutte contre la désertification (CCD) et est appelé à formuler des propositions concrètes pour son application.

De 1999 à 2001, il lance de nouvelles actions de développement au Niger (région d'Agadez) et au Mali (région de Gao).

En 2002 il fait une pré-campagne présidentielle où il obtient 184 parrainages d'élus et qui donne naissance au Mouvement Appel Pour une Insurrection des Consciences (MAPIC)5

En 2003 il rencontre Michel Valentin avec lequel il crée en 2004 les Amanins, un site agro-écologique dans la Drôme sur la commune de La Roche-sur-Grane. L'association les Amanins sans but lucratif travaille autour de trois axes ; l'agriculture, l'éducation et la construction, sous la question « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, quels enfants laisserons-nous à la planète ? »

Il anime régulièrement des conférences ou des ateliers sur les thèmes de la simplicité volontaire et de la décroissance. Considéré comme artisan de l'altermondialisme, il fut invité lors du Forum social européen, et a intitulé un de ses exposés « Donner une âme à la mondialisation ». Il crée en 2007 le « mouvement international pour la terre et l'humanisme » appelé ensuite Mouvement Colibris6 et Terre et Humanisme7,8. Il a fait partie du comité éditorial du mensuel français La Décroissance et est vice-président de l'association Kokopelli qui œuvre à la protection de la biodiversité ( à la production et distribution de semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique) et à la régénération des sols cultivés.

Œuvres

Du Sahara aux Cévennes ou la reconquête du songe (autobiographie), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1983, rééd. Albin Michel, Paris, 1995, rééd sous le titre Du Sahara aux Cévennes :itinéraire d'un homme au service de la Terre-Mère, Albin Michel, Paris, 2002.
Le Gardien du Feu (roman), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1986, Éditions Albin Michel, Paris, 2003.
L'Offrande au crépuscule (Prix des sciences sociales agricoles du ministère de l'Agriculture), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1989, rééd. aux éditions L'Harmattan 2001.
Le Recours à la terre (recueil d'articles), Éditions Terre du Ciel, Lyon, 1995, nouvelle éd. augm. 1999.
Parole de Terre : une initiation africaine, Éditions Albin Michel, Paris, 1996 (préface de Yehudi Menuhin).
Manifeste pour des Oasis en tous lieux, ouvrage collectif sous la direction de Pierre Rabhi, 1997.
Le Chant de la Terre interview par Jean-Pierre et Rachel Cartier, Editions La Table Ronde, Paris, 2002
Graines de possibles, regards croisés sur l'écologie avec Nicolas Hulot, Ed Calmann-Lévy, Paris, 2005. ISBN 2-7021-3589-7
Conscience et environnement, Éditions du Relié, Gordes, 2006.
La part du colibri, l'espèce humaine face à son devenir, Editions de l'aube, 2006 (témoignage au festival du livre de Mouans-Sartoux en 2005).
Ecologie et spiritualité, collectif, Paris, Albin Michel, 2006. Avec entre autres, Jacques Brosse, André Comte-Sponville, Eugen Drewermann, Albert Jacquard, Jacques Lacarrière, Théodore Monod, Jean-Marie Pelt, Annick de Souzenelle...
Préface de Alerte aux vivants et à ceux qui veulent le rester - Pour une renaissance agraire de Pierre Gevaert, éd Sang de la Terre, 2006.
Terre-Mère, Homicide volontaire ? Entretiens avec Jacques Olivier Durand, Le Navire en pleine ville, 2007.
Manifeste pour la Terre et l'Humanisme, Pour une insurrection des consciences, Actes Sud, 2008.
Préface de La stratégie du colibri, de Séverin Millet, Minerva, 2008.
Le scénario Titanic, et autres métaphores écologiques..., de Hugues Gosset-Roux (Préface de Pierre Rabhi), Jouvence, 2008.
Préface de Une seule Terre pour nourrir le Monde, de Florence Thinard, Gallimard Jeunesse, octobre 2009.
Pierre Rabhi rédacteur en chef du numéro 77 de la revue Interdépendances, avril 2010.
Vers la Sobriété Heureuse, Actes Sud, avril 2010.
Documentaire

Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau sortie le 7 avril 2010. Distribué par Memento film. Synopsis : Le dérèglement écologique mondial est une conséquence directe de notre système de production et de consommation. Il en résulte une crise profonde des ressources de la terre qui menace gravement la sécurité alimentaire de la planète. Pourtant, des solutions existent. Et toutes de fondent sur l'élaboration d'un autre type de société... Il est urgent de présenter ces alternatives qui promettent de sauver la planète et l'humanité par la même occasion ! fr.ekopedia.org

Michel Saloff-Coste

Michel Saloff-Coste est né en 1955 à Paris.

Il réalise ses études secondaires à Saint Martin de France1 et ses études supérieures à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts dans l'atelier de Gustave Singier. Parallèlement, il étudie la philosophie à l'Université de Vincennes avec Gilles Deleuze2.

Peintre, photographe, cinéaste, écrivain, enseignant et consultant, Michel Saloff Coste est particulièrement connu pour ses recherches, conférences et livres sur les enjeux du passage de la "Société Industrielle" à la "Société de l'Information" . Il s'est attaché à expliquer les grands vecteurs de transformation qui métamorphosent notre civilisation et a focalisé sa recherche sur la manière dont les évolutions technologiques, économiques, sociologiques et écologiques, influencent les entreprises et transforment les structures, les systèmes, la culture et le management des organisations. Dans le cadre de ces recherches il a été amené à s'intéresser à la transdisciplinarité, la théorie des systèmes, la systémique, la sociologie, la psychologie et la philosophie intégrale. Il explique et tente de démontrer que la mutation contemporaine n'est pas assimilable à un nouvel avatar de la révolution industrielle mais doit être comprise comme un véritable changement de civilisation : le passage de "l'ère de l'industrie et du commerce" à "l'ère de la création et de la communication".

Dans le parcours créatif, multimédia et pluridisciplinaire de Michel Saloff-Coste trois périodes peuvent être distinguées.

Une première période caractérisée par l'exploration des medias classiques, dessin, peinture avec une inspiration marquée par l'Ecole de Paris, l'Abstraction, Roger Chastel, Gustave Singier et Gilles Deleuze.

Une seconde période caractérisée par l'exploration de médias plus modernes, photographie, vidéo, électrographie, avec une inspiration marquée par New York, le Pop Art et Andy Warhol. Une part de sa création s'applique dans la publicité.

Une troisième période caractérisée par l'exploration des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication "NTIC", internet, images numériques, avec une inspiration marquée par l'Art Conceptuel et le mouvement lancé autour de "l'Esthétique de la communication" par Fred Forest. Pendant cette dernière période il réalise plusieurs livres qui défendent un regard nouveau sur les transformations du monde contemporain et une part de sa dynamique créative s'applique au renouvellement stratégique des organisations publiques et privées

Peinture

Les premières années, sa démarche picturale est essentiellement influencée par les artistes de l'Ecole de Paris dont son grand-père Roger Chastel ; son médium d'expression est la peinture à l'huile, la gouache, la lithographie. Il réalise sa première exposition de peinture dans le cadre Galerie Maître Alber, 1978. Par la suite il développe la peinture à l'acrylique, la photographie, la peinture digitale et il est influencé par l'école américaine du Pop Art.

1971 : série de 12 dessins au Crayon Gras. 1972 : série de 6 encres de couleurs. 1973 série de 50 encres de chine. 1974 série de 15 dessins de Nu. 1975 série de 30 peintures à l’huile et exposition Galerie Maitre Albert. 1976 – 1978 série de 500 gouaches de format Raisin.

En 1979, il expose au Salon des réalités nouvelles et au Salon de la jeune peinture puis séjourne pendant trois mois à New York où il rencontre Andy Warhol34 et se familiarise avec les différents courants de l'art américain contemporain. Son travail pictural évolue alors vers le Pop Art. Il utilise de plus en plus la photographie et réalise une série d'œuvres où les photographies sont photocopiées et sont coloriées puis marouflées sur la toile.

De 1979 à 1982 série de 20 toiles et une centaine de collages dans la sensibilité de Pop-Art

Après la période influencée par le Pop-Art il se consacre pendant une dizaine d'années à la photographie et recommence à peindre à partir de 1995 à travers une série de 30 peintures acrylique sur toile qui donnent lieu à une exposition permanente à partir de l’année 2000 dans le cadre de la Galerie de L’Enclos à Lorgues.

1990-2000 série de 30 acryliques sur toile grand format. 1995-2006 série de 10 peintures digitales à partir de photos recomposées. En 2005 et 2008 il peint une série d’acrylique sur toile abstraite et semi figurative et notamment en 2007 la « Grande Déesse Fractale » En 2007 il réalise deux lithographies dans les atelier Art-Litho à Paris qui sont exposées cette année là à Dubai et en Autriche.

Photographie

Entre 1978 et 1981, il réalise des photographies du mouvement Punk et des fêtes données au Palace et au Bains Douches. Ces photos donnent lieu à la publication d'un livre : Vêpres laquées5 aux éditions Baudoin en 1979. Une centaine de ces photos sont acquises par le musée d'Art moderne du Centre Georges Pompidou. Les photos sont exposées au Centre Georges Pompidou et à la Galerie Viviane Esders du 25 Mars au 25Avril 1981 et ensuite du 27 novembre 2002 au 10 mars 2003 dans le cadre de l'exposition Roland Barthes au centre George Pompidou. A la même époque, il réalise à la demande de l'éditeur Dominique Balland une série de photos nocturnes de Paris qui sont rassemblées dans Paris la nuit dans les éditions ACE en 1980. Expositions de photos « Les couleurs de la nuit » à la Galerie du Centre Kodak du 25 Octobre 1983 au 6 Janvier 1984.

Reportage

Le journaliste spécialiste d'architecture et de décorations d'intérieur, Philippe Seuillet lui demande de l'accompagner en tant que photographe entre 1979 et 1985 dans une série de reportages mettant en scène des personnes créatives dans le contexte de leur maison. Il rencontre ainsi des personnalités comme l'écrivain Michel Tournier, le peintre Erté, les couturiers Paco Rabanne et Loris Azzaro. Ses reportages sont publiés dans les revues Vogue, L'Officiel de la Mode, Figaro Magazine et Décoration. Parallèlement, il travaille en tant que directeur de création dans l'agence de publicité Nouveau Langage où il réalise des campagnes de publicités pour les assurances et les jeans Buffalo. Entre 1980 et 1983, il réalise plusieurs milliers des photos sur les alpes françaises pour les catalogues commerciaux du Club Méditerranée et de Maeva.

Recherche

En 1982, il rencontre la directrice d'édition Françoise Verny qui travaille aux Editions Gallimard, adjointe du PDG Claude Gallimard. Cette dernière jouera un rôle majeur sur Michel Saloff Coste en lui poussant à écrire son approche philosophique et sa vie. Il élabore son premier livre « La post-Histoire » sur la thématique des transformations historique contemporaines qui sera présenté dans le cadre de la revue Parler du centre Georges Pompidou en 1985 et défendu par Françoise Verny devant le comité éditorial de Gallimard mais sera finalement refusé à l'édition.

En 1983, il rejoint le collectif créé par Fred Forest autour de la thématique de l'Esthétique de la communication et s'intéresse particulièrement aux recherches de Derrick de Kerckhove.

En 1986, il devient Maître de Conférence dans le cadre de Centre de prospective et d'étude du Ministère de la Recherche. Il se lie d'amitié avec le directeur de cette institution Thierry Gaudin. Dans ce contexte, il anime pendant trois ans une conférence mensuelle sur la thématique des « mutations » qui explorent les évolutions sociologiques, économiques et technologiques contemporaines. Comme Thierry Gaudin, il s'attache à montrer que la mutation contemporaine n'est pas assimilable à un nouvel avatar de la révolution industrielle mais doit être comprise comme un véritable changement de civilisation. Il élabore une analyse structurelle de l'évolution humaine en quatre grands types de civilisation la Chasse Cueillette, l'Agriculture Elevage, l'Industrie Commerce et la Création Communication et propose une théorie général des systèmes de représentation à partir de la notion constructiviste de champs de réalité. Une synthèse de ce travail est présentée pour la première fois au Ministère de la Recherche en 1987 et donnera lieux par la suite a de nombreuses conférences en Europe mais aussi en Amérique et en Asie. Ce travail de recherche est rassemblé dans le premier livre publié : « Le Management systémique de la complexité » (1990) aux éditions Adictech (future ADIT, société nationale d'intelligence stratégique) sous l'égide du Ministère de la Recherche française. Une version revue et augmentée de ce livre est publiée quelques mois après par les éditions Guy Trédaniel sous le titre « Le Management du troisième millénaire » en 1991 et réédité en 2000 et 2005. Ce livre est devenu un des livres de prospective, stratégie et management de référence en France.

Entre 1991 et 2000, il enseigne au CRC (Centre de Recherche des Chefs d'Entreprise) et entre 2000 et 2008 dans le cadre d'HEC6.

En 1992, il réalise plusieurs études socio-culturels dans le cadre de la COFREMCA et rejoint le groupe de conseil Bossard, à l'initiative du vice-président du groupe Jean-Christian Fauvet. Chercheur et consultant au sein du groupe Bossard, il focalise son travail de recherche sur la manière dont les évolutions technologiques, économiques et sociologiques impactent l'entreprise et transforment les structures, les systèmes, la culture et le management des organisations. Dans ce cadre, il réalise un ensemble de conférences mensuelles devant plusieurs centaines de dirigeants. Ce travail de recherches appliquées est alimenté par des missions opérationnelles, notamment au sein de la Direction de la Recherche de la Commission européenne, de la DGA, Reebok, EDF, Orange, Sodexho. En 1993, il fonde et développe depuis l'institut de recherche et de conseil : MSC et associés.

A partir de 1995 il organise plusieurs voyages de d’étude et de recherche en Californie enfin de comprendre les enjeux du passage de la « société industrielle » à la Société de l'Information . En 2000 il publie une synthèse de ses réflexion dans le livre « Les Horizons du Futur » qu'il réalise en collaboration avec Carine Dartiguepeyrou.

Entre 1995 et 2005 il participe a la fondation et au développement de la société de capital risque Newcap Invest et, dans le domaine de la formation permanente, de l'Institut des Cadres Dirigeants : ICAD

En 2005 il publie « Trouver son génie » un livre qui montre l'importance de dépasser les expertises professionnelles classiques en développant sa créativité . Il développe ses recherches sur la manière dont la gouvernance des entreprises se transforme du fait des évolutions écologiques, sociales, économiques et technologiques et réalise deux séminaires sur cette thématique dans le cadre de L’Institut d’Études Politiques de Paris Sciences Po. Ce travail de recherche, en collaboration avec Carine Dartigueperou et Wilfried Raffard, est publié en 2006 sous le titre « Le Dirigent du troisième Millénaire ». Un livre sur la même thématique appliquée au domaine des ressources humaines est publié en 2007 sous le titre « Le DRH du troisième Millénaire ».

Conseil en entreprise

En 1993, Michel Saloff Coste fonde la société de conseil et l'institut de recherche MSC et Associés7 dans laquelle il développe son activité de recherche et de conseil sur la transformation des modèles d'organisation.

Association

En 1995, il prend l'initiative de la fondation du Club of Budapest8 en France (Club fondé par Ervin Laszlo) et participe à son développement. En 2007 il crée l’Université Intégrale de Paris

Expositions

1978 Galerie Maître Alber, Paris, Peintures à l'huile.
1979 Salon des réalités nouvelles,Paris,Peintures à l'huile.
1979 Salon de la jeune peinture, Paris, Peintures à l'huile.
1980 Exposition Galerie Forain, Paris, Electrographie et copyart dans la sensibilité du pop art.
1981 Galerie Walter Thompson, Paris, Electrographie et copyart dans la sensibilité du pop art
1981 Centre George Pompidou, Paris, Photographie
1981 Galerie Viviane Esders, Paris, Photographie
1982 Galerie FNAC Etoile, Paris, Photographie
1983 Galerie FNAC, Metz, Paris, Photographie
1984 Galerie du Centre Kodak, Photographie
depuis 2000 Galerie de L’Enclos, Lorgues, Peinture acrylique
2003 Centre George Pompidou exposition Roland Barthes, Paris, Photographie
2007 Galerie de l'Hotel Kempinski, Dubai, Peinture acrylique
2008 Galerie Reich, Autriche, Peinture acrylique
2009 Galerie de Wels, Autriche, Gouache
2009 Galerie Visionairs, Paris, Gouache et Peinture acrylique
2009 Galerie Lebenstil, Autriche, Gouache
Publications

Vêpres Laquées aux éditions Baudouin en 1979
Paris la nuit aux éditions Balland en 1982
Le management systémique de la complexité aux éditions Aditech Ministère de la Recherche 1990.
Le management du troisième millénaire aux éditions Guy Trédaniel en 1991, 1999 et 2005
The Information Revolution and the Arab World: Its Impact on State and Society par Emirates Center for Strategic Studies en 1999
Manifeste pour la technologie au service de l'homme, Institut National Polytechnique de Grenoble, 2000
Les Horizons du Futur aux éditions Guy Trédaniel en 2001
Trouver son génie aux éditions Guy Trédaniel en 2005
La société de l'information enjeu stratégique, Revue Agir, 2005
Le dirigeant du troisième millénaire aux éditions d’organisation en 2006
Mimétisme et singularité, deux leviers de croissance, La Revue de Kea, 2006
La stratégie créative de singularisation, La Revue de Kea, 2007
Le DRH du troisième millénaire aux éditions Village Mondial en 2007,2009
Réenchanter le futur par la prospective RH aux éditions Village Mondial en 2009
Films et vidéos

I am just a cartoon, Production Centre George Pompidou, 1982
Bazooka, Production EAG, 1983
Séminaire de prospective en Californie, octobre 2003
Le Père Ceyrac, reportage sur le Père Ceyrac, octobre 2004
Le dirigeant du troisième millénaire, reportage séminaire à Science Po, juin 2005
Abécédaire de Michel Saloff-Coste, décembre 2005
Les enjeux du troisième millénaire, septembre 2007
Première journée de l'Université intégrale, février 2008
Deuxième journée de l'Université intégrale, octobre 2008
Internet

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