Trois millions huit cent mille victimes de la guerre en RDC [1]. Lors de sa visite dans l’Est de la RDC en septembre 2006, M. Jan Egeland, sous-secrétaire général des Nations unies chargé des affaires humanitaires, déclarait que « l’impunité est réellement le cancer qui tue les populations congolaises ». Au cours des années de guerre, et en l’absence d’institutions légitimes et efficaces, les défenseurs des droits humains et les journalistes congolais ont été, au péril de leur vie, ceux et celles qui recensaient et documentaient les abus commis par toutes les parties au conflit. Parmi ces défenseurs figurait Pascal Kabungulu Kibembi, assassiné le 31 juillet 2005. Pascal Kabungulu travaillait pour la Ligue des Droits de l’Homme dans la Région des Grands lacs (LDGL) et avait dirigé auparavant à Bukavu, « Héritiers de la Justice », une ONG d’obédience protestante. Le travail des défenseurs et journalistes est essentiel pour assurer « vérité, justice et réparations » aux victimes des injustices passées et présentes : terroriser ou assassiner les défenseurs est l’une des armes de l’impunité. Le nouveau gouvernement congolais devra assurer la protection des défenseurs des Droits Humains, et la communauté internationale doit également assumer ses engagements en faveur de ces acteurs-clé [2] .
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1 [monuc.org/news.aspx?news...;;http://www.monuc.org/news.aspx?news... ]
2 Résolution 53/144 du 9 décembre 1998 de l’Assemblée générale de l’ONU, Guidelines de l’Union européenne sur la protection des défenseurs des Droits Humains, juin 2004.

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