Les effets du réchauffement climatique sont déjà observables en France : la fonte des glaciers, des épisodes de canicules et des sécheresses, des orages méditerranéens plus fréquents et violents, et la remontée du sud d’insectes ravageurs ou vecteurs de maladies…
Victime, coupable et solution au changement climatique... l’agriculture est les trois à la fois.
Le monde agricole peut cependant revoir ses pratiques : limiter ses sources de pollution, mieux exploiter la richesse des écosystèmes, muter vers des systèmes plus résistants aux aléas climatiques, mais aussi stocker dans le sol le CO2 présent dans l’atmosphère. L’agriculture a un rôle d’atténuation du changement climatique à jouer.
Nous n’en avons pas vraiment conscience, la hausse du mercure menace les productions agricoles qui nous nourrissent et 30 % de nos émissions de gaz à effet de serre se cachent dans nos champs, notre assiette, nos placards et notre frigo…
Pour assurer une alimentation saine et durable, l’agriculture et notre alimentation du XXIe siècle doivent relever un triple défi :
1) Assurer la sécurité alimentaire, pour cela, l’agriculture devra s’adapter au changement climatique, mais elle peut aussi en atténuer les effets, des synergies existent entre atténuation, adaptation et fertilité des sols.
2) Produire durablement des aliments sains, en quantité suffisante, en assurant la protection de l’environnement.
L’agroécologie répond à cette attente, c’est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires). Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.
3) Diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Dans le secteur agricole, le principal levier d’action consiste à diminuer les émissions de gaz à effet de serre, liées à la fertilisation azotée. Les légumineuses qui ont la capacité de fixer l’azote de l’air dans le sol ont un rôle majeur à jouer. En se substituant aux engrais azotés de synthèse, les légumineuses deviennent des alliées incontournables dans la lutte contre le réchauffement climatique, elles contribuent à faire des sols agricoles un puits de carbone.
Encore mieux : non contentes d'être des alliées idéales de l'agronome et de l'agriculteur, les légumineuses se mangent, elles peuvent être délicieuses, elles sont également bonnes pour notre santé, elles sont une source de fibres, dont nos régimes sont souvent dépourvus, et comme source de protéines, elles peuvent remplacer la viande et les produits d’origine animale, dont la production est très pénalisante pour le climat.
Le film Les légumineuses au secours du climat présente, à travers quelques exemples concrets, un autre modèle agricole, non seulement plus respectueux de l’environnement et bon pour notre santé, mais également, plus rémunérateur pour les agriculteurs.
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