Je mène depuis de nombreuses années une réflexion sur les liens de l’art et de ses médiations (discours, histoire de l’art, reproductions, expositions, musées…). J’ai souvent utilisé des collections constituées comme matière première : Artothèque d’Hennebont, musée de Brest, FRAC Bretagne au centre d’art Passerelle et à la friche Belle de Mai à Marseille.

Où sont les limites d’une œuvre ? Dans le discours qui la fonde ou dans celui qui l’interprète ; dans sa matérialité, dans sa présentation ici ou là, à chaque fois différente ?

Dans mon travail ces questionnements passent par de la vidéo, de la peinture, des sculptures en pâte à modeler, des sorties numériques, des performances.

Depuis 2 ou 3 ans la peinture a pris une place plus importante (précisément la réflexion sur sa validité) : Elle me permet de questionner les statuts instables de l’art et de l’artiste : Ce dernier était dans mes précédents travaux collectionneur, érudit, puis conférencier, il est maintenant professeur, et la peinture est elle aussi instrumentalisée à des fins pédagogiques.

Philippe Cam. 2010.

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