La musique n'a pas cessé de faire passer ses lignes de fuite, comme autant de "multiplicités à transformation" , même en renversant ses propres codes qui la structurent ou l'arbrifient ; ce pourquoi la forme musicale, jusque dans ses ruptures et proliférations, est comparable à de la mauvaise herbe, un rhizome
Deleuze
Le dispositif agit à la manière d'une « carte ouverte, connectable dans toutes ses dimensions, démontable, renversable, susceptible de recevoir constamment des modifications. Il est tout entier tourné vers une expérimentation en prise sur le réel. »
Un point de connexion supplémentaire est généré avec introduction d'un calque supplémentaire, constitué d'e flux vidéo capturés lors de longs travellings dans les arbres.
Une tranche audio retransmet alors l'ambiance capturée lors de l'enregistrement vidéo, créant une ligne venant relier univers sonores et visuels.
Dans certaine configurations, cette interactivité est démultipliée par des patchs d'effets vidéos qui réagissent aux stimuli sonores.

Les calques vidéos, lent travellings asynchrones tournés au plus profond de la foret, donnent à voir des trajets parcourant un même espace délimité mais cette juxtaposition de déambulation provoque une démultiplication, défragmentation, déterritorrialisation de l'espace parcouru plongeant le spectateur dans une perte de repère sensorielle.
Il ne s'agit pas de perturber les sens, de provoquer une déstabilisation schizophrénique, mais au contraire d'installer le spectateur dans une présence, de lui proposer un espace nouveau, sans carte.

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