"En s’approchant de la pièce, nos premières perceptions étaient pour ainsi dire ébranlées. À l’entrée, la vidéo (Interdire, 2007) nous présentait de fait l’artiste, à hauteur de regard, bras croisés, faisant mine de nous interdire l’entrée. Par intimidation peut-être, on pouvait croire que les bruits de lèvres de Neven Allanic, recréant l’interdiction non-verbale que l’on fait d’habitude aux enfants (« Tt-tt-tt »), étaient déclenchés par un détecteur de mouvement. L’autorité de l’œuvre n’empêchait cependant pas les visiteurs de pénétrer la pièce parquetée. [...] Interdire, enfin, agit comme un léger perturbateur de l’espace : on le voit avant de l’entendre, mais une fois rentré dans le vestibule de la maison rouge, on l’entend encore, atténué par le bruit du feu au point de ressembler étonnamment à un chant d’oiseau."

Camille Paulhan

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