El Djoudour, mot qui signifie les racines, est d’abord le cahier d’un retour au pays natal. Né et formé en France, chorégraphe contemporain ouvert à tous les styles, Abou Lagraa a souhaité revenir aux sources de son parcours intime, dans cette terre d’Algérie dont est originaire sa famille. Il y a retrouvé une culture arabo-musulmane basée sur l’entraide, la générosité, et des rituels de vie où le corps - objet de désir, de sacralisation ou de rejet – est omniprésent. De ses retrouvailles avec une civilisation qui l’a nourri, il a créé cette pièce traversée d’émotions et accompagnée de chants sacrés, choisie pour ouvrir les manifestations de Marseille Provence 2013. Après Nya en 2010, récompensé par le Grand Prix de la critique, voici une pierre de plus apportée à l’édification de ce pont culturel méditerranéen franco-algérien auquel Abou Lagraa se consacre depuis 2010. C’est aussi, pour cet artiste entre deux rives, l’occasion de s’interroger sur la place de l’individu et son désir de liberté, au sein de sociétés de plus en plus métissées. Ancrées dans le passé, mais tournées vers le futur.

Isabelle Calabre

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