Cette semaine Canada21.tv revient sur une nouvelle application mobile pour inciter les commerçants montréalais à parler français, la Charte des valeurs québécoises toujours dans la tourmente, des idées pour améliorer les services de santé canadiens et les rendez-vous à ne pas manquer si vous êtes francophone au pays de l’Erable.

« Moi, j’achète en français », c’est l’application mobile que vient de lancer la Société Saint-Jean-Baptiste. Cette nouvelle application gratuite a pour objectif d’inciter les commerçants au Canada à offrir des services en français. Notre correspondante à Montréal, Sarra Guerchani s’est entretenue avec le président de cette société.

A Laval, les francophones s’inquiètent aussi pour la préservation de leur langue après la publication d’une étude sur la vitalité du français dans le sud du Québec. Le chercheur Gérald Paquin a démontré que l’usage de la langue de Molière à Laval avait continué de décroître en faveur de l’anglais entre 2001 et 2011. L’analyse du spécialiste en linguistique se base sur les chiffres de la langue parlée à la maison et révèle que le sud du Québec est une zone où le français et l’anglais sont en conflit. Pendant cette même décennie, le nombre d’allophones a également doublé, si bien qu’il représente un tiers de Lavallois. L’objectif de cette étude, rendue publique le 4 octobre dernier, était de donner un nouvel argument à ceux qui veulent renforcer la fameuse loi 101, plus connue sous le nom de la Charte de la langue française

C’est une autre chartre qui continue de secouer la Belle Province depuis quelques semaines. Hier, Radio-Canada a annoncé que le parti Québec solidaire s'apprêtait à déposer son propre projet de loi sur une charte de la laïcité au Québec en référence à la Charte des valeurs québécoises qui a provoqué un débat sans précédent chez les Québécois. La laïcité ne devrait pas être un enjeu électoral a averti François David, la députée provinciale de Gouin. Elle espère prochainement rencontrer les chefs des trois partis pour discuter de son projet et de la marche à suivre. Une chose est sûre : le projet de loi ne portera pas le nom de Charte des valeurs québécoises.

« L'augmentation des dépenses de santé ne conduit pas nécessairement à un accès plus rapide aux services de santé ». La phrase est tirée de « Reducing Wait Times for Health Care », le dernier livre électronique de Nadeem Esmail directeur des études politiques de santé de l'Institut Fraser, un organisme de recherche canadien indépendant et non partisan. L’objectif de l’ouvrage numérique est de donner des idées sur la façon dont le Canada pourrait rééquiper son système de soins de santé afin de réduire les temps d'attente des patients. Le chercheur s’appuie sur l’exemple de la France pour sa qualité de soins de santé et l’introduction du co-paiement. Mais Nadeem Esmail invoque aussi des mesures très libérales, loin du système français, comme ne plus payer les spécialistes en salaires mais leur verser des frais de service, promouvoir la concurrence entre les professionnels de santé ou encore financer les soins grâce à des systèmes d'assurance sociale ou des institutions privées subventionnées, plutôt que par les systèmes gérés par le gouvernement financées par l'impôt. Peut-être que le gouvernement Hollande pourrait puiser quelques idées pour réduire le déficit de la sécurité sociale qui devrait s’élever à 16,3 milliards d’euros en 2013.

Après Ankama, c’est Ubisoft qui va développer son site canadien. L’entreprise française vient d’annoncer l’établissement à Montréal d’un pôle d’opérations de jeux en ligne pour les Amériques et d’infrastructures de son réseau mondial. Cette importante phase de structuration technologique et opérationnelle représente un investissement total de 373 millions de dollars canadiens répartis sur 7 ans, et vise la création de 500 nouveaux emplois au Québec sur cette même période. D’ici 2020, Ubisoft devrait employer plus de 3 500 professionnels au sein de ses studios québécois. Un développement rendu possible grâce au soutien de la Belle Province qui a annoncé une contribution financière de 9.9 millions de dollars canadiens en plus d’ajustements au Crédit d’impôt pour la production de titres multimédias. Des conditions fiscales qui devraient attirer d’autres génies français du jeu vidéo de nouvelles générations !

Et les rendez-vous à ne pas manquer si vous êtes francophone au Canada

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