Lenticular clouds during October 21, 2013 sunset.
1080p timelapse video taken with a Pentax K-5 and a Sigma 70-200 EX lens set at 85 mm and f/5 to 3.2 to the end.

Depuis plusieurs jours persiste un flux de sud-ouest responsable de la grande douceur dont bénéficie une bonne partie de l'Europe occidentale. En altitude, d'énormes fleuves atmosphériques se rient des frontières et du relief, et enjambent les chaines de montagnes comme de simple mottes d'herbes.
Mais le courant aérien n'est pas tout à fait indemne : on ne franchit pas les Pyrénées impassiblement. De même que la surface d'un cours d'eau peut être troublée par quelque rocher immergé, le passage au-dessus des reliefs importants induit une ondulation verticale dans l'écoulement d'air. Si celui-ci réponds à certains critères de stabilité et d'humidité, peuvent se former des nuages qui révèlent les ressauts de ces vastes ondes que traquent les pilotes de planeurs. Dans les cas les plus simples, le plus purs, ces nuages orographiques (= nés des montagnes) adoptent la forme d'une ou plusieurs lentille(s), qui en superposant évoquent une pile d'assiettes. Lorsque cela se complique, se sont d'immenses bancs de nuages élevés, plus ou moins réguliers, qui remplacent les nuages lenticulaires élémentaires. Ils forment des ensembles pouvant couvrir des milliers de kilomètres carrés.
Mais l'essentiel est que tout ces nuages d'onde ont pour particularité d'être quasiment immobiles : né d'un obstacle, ils se tiennent à une position presque constante par rapport à celui-ci, tant que les paramètres atmosphériques ne changent pas. Pour reprendre l'analogie avec une rivière, le sillage qui, en surface, permet de deviner la localisation du rocher responsable de cette perturbation de l'écoulement, est à une position constante pour l'observateur sur le berge, quoique l'eau s'écoule sans cesse.
La petite séquence accélérée dont il est question ici montre bien cela : ces nuages d'onde ont un relèvement presque constant, leur position est presque invariable, bien qu'ils soient constamment traversés par le généreux courant d'altitude dont ils soulignent les rebonds.
Cette séquence à été obtenue le soir du 21 octobre 2013 sur les rives du Lac de Lizet, entre L'Isle-de-Noé et Montesquiou, lors du coucher du Soleil, en employant un Pentax K-5 doté d'un Sigma 70-200 EX réglé à 85 mm.

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