Une fable en trente épisodes, basée sur des faits réels dans une forêt imaginaire qui pourrait
être celle de Notre Dame des Landes («L’ultime film de John Borman?») ou tout simplement
dans une île réelle, presque, dont la fonction première fut jadis la forclusion, le bannissement
des indésirables, le rejet des fous, des querelleurs, la tolérance de quelques égarés alternatifs
communautaristes ou mieux encore d’une promenade pour une poignée d’innocents
contemplatifs, un peu décalés, en mal de science-fiction ou d’apparition des anges...d’indiens.
Guerilla ou Invisibilité, Connivence ou Coexistence ? : Une fable où il faudra
malheureusement choisir, à un moment donné.
D’un côté, un avatar de guerilla comme crispation de tous les cycles historiques de
confrontation sociale et politique, et de l’autre l’Invisibilité comme lieu de l’amour caché,
d’un monde qui se construirait adossé au monde existant sans l’ignorer. Des espaces, sans
qualité immédiate, devenus des territoires ou des prétextes de rupture inavouée, de pouvoirs
injustifés qui entravent l’apparition de la COEXISTENCE, de nouveaux mondes concrets,
thème central d’Eternal Refuge.
La fable relate la naissance de Mister Lucky (Le chasseur de trèfles) et d’autres évènements
apparus récemment dans une des vies et chutes de David Ryan. Dans une ennuyeuse forêt, il
croise l’errance d’une jeune femme au manteau de fleurs, passante déterminée, à trouver en
soi le refuge, à faire coexister en elle tous les amours possibles, leurs complémentarités.
Il s’agit surtout de l’amour perdu, du désespoir qui en découle. De la COEXITENCE qui
s’efface, par intermittence, puis réapparaît sous différentes formes, sous des montagnes de
poncifs, de trahisons, de voltefaces, de viols et de massacres, de forces cyniques, d’utopies
grotesques ou usurpées, d’obsolésance, d’injonctions post techno culturelles : de la faillite et
du déclin, de David Ryan un peu aussi ?...non plus simplement d’une résurgence de la
«Disobediance», du refus de la fin de la COEXISTENCE.
Une fable comme un dépressif d’abord, puis quand toutes les désillusions auront disparu,
comme un remède à ne plus dominer de sa doxa le monde ou du moins ce qu’il va nous en
rester, c’est à dire: Nothing!!! Pas rien juste Nothing tel que M.Foucault l’exprimera dans son
dernier cours «un monde nouveau ne peut pas se construire à partir ou en rompant avec
l’ancien système» Très dure entreprise que de partir de Nothing at all.
Un épisode est dessiné chaque semaine, diffusé chaque lundi matin. La structure employée
de l’épisode se réfère, indirectement, à la Divine Comédie de Dante, description horrifiante
de son époque avant la recherche de l’apaisement, de l’amour céleste tel que le chante,
aujourd’hui, Get Well Soon : «Just a few years back we called that: No Future»
Des épisodes comme des chants de l’amour, de l’idéal perdu cher à l’effondrement de David
Ryan: au Purgatoire, à l’Enfer, au Paradis...en attendant «autre chose» non-répertorié dans
l’ancien monde.

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