"Pilonné" :

S’il ne peut rester dans le cirquit échaonomique, moi non plus.
Que notre pilonnage commun soit effectué aux mêmes motment et endroit. Que l’on me pose sur les piles, entre les piles, comme on voudra, comme ça arrangera le technicien et les manutentionnaires en poste ce jour-là, ou cette nuit-là ; j’aimerais mieux la nuit. Mais que tout soit mis en œuvre pour que nous partions en même temps, à la même seconde, pour qu’ensemble nous soyons pilonnés. »
Le monde est un joyeux pilon. Pilonnage de livres, pilon­nage humain et pilonnage constant de notre planète. Dans cet “essai fictionnel”– livre hybride, à la frontière du roman et de l’essai – Mathias de Breyne nous parle de lui auteur, de son livre, de leur relation amoureuse et charnelle, très ambiguë. Dans une langue truculente, il nous entraîne dans une aventure loufoque où l’auteur s’autopilonne avec son livre, s’ébat érotiquement avec lui page après page et où, ensemble, sans doute dans l’attente du pilon, ils bavardent en observant notre monde abîmé et en tentant de tisser des fils de mots avec les lambeaux de ce qui n’a pas été totalement détruit. À quoi sert d’écrire finalement si ce n’est préserver l’illusion de se prendre pour un arbre millénaire.

L'auteur :

Mathias de Breyne est né à Lyon en 1973. Il a déjà publié 13 ouvrages, seul ou en collaboration. Auteur et traducteur, ses voyages lui permettent de découvrir et de traduire les poètes de la Baby Beat Generation dont Thomas Rain Crowe (Ma vie dans les Appalaches, Phébus). Il s’installe plusieurs années en Argentine où il établit une anthologie bilingue de littérature argentine contemporaine, écrit ses romans L’Interview (Sulliver) et Entretien avec un frigo (Rouge Inside) ; il découvre et traduit le roman graphique La Racine de l’ombú d’Alberto Cedrón et Julio Cortázar. Il vit actuellement en France.

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