1. Hommage à James Lee Byars.
    Jean Claude Wouters
    MOCA Museum - Tucson AZ
    november 2011

    En 1973, durant deux semaines, James Lee Byars monta tous les jours sur un socle dont il redescendait illico presto, de sorte qu’il fallait développer une attention considérable pour discerner le baiser qu’en chacune de ces occasions quotidiennes, Byars envoyait dans l’atmosphère. C’était une de ses innombrables performances: The Perfect Kiss, le baiser parfait. La quête de moments parfaits et de formes pures pour les exprimer matériellement est demeurée le leitmotiv d’un artiste absolument anachronique et parfaitement moderne, une sorte d’homme de la Renaissance projeté dans le siècle (...) Mais James Lee Byars n’a jamais sacrifié aux vapeurs nostalgiques d’un «retour à la peinture» (ou à la sculpture): son art insufflait aux gestes de sa vie, même les plus futiles, une chorégraphie solennelle. Byars détestait les chronologies et ne gardait aucune trace écrite de ses propositions, simplement quelques photos et les innombrables papiers à la calligraphie étoilée qu’il envoyait à ses amis du monde entier. Né à Detroit en 1932, il disait qu’il venait de Skylight («lumière du ciel»), Tennessee. Parmi les anecdotes qu’il aimait évoquer de son enfance, il y avait, dès son plus jeune âge, le cadeau d’un smoking, première tenue de soirée d’un artiste qui, depuis lors, aimait à se costumer: entièrement revêtu de plumes blanches, ou en habit d’or (hommage à Elvis Presley), ou bien encore en longue cape noire, chapeau haut de forme, bandeau sur les yeux, (son côté Merlin l’enchanteur). Ou encore son voyage au Japon (1958), prolongé par des séjours fréquents. (...) On ne compte plus le nombre de ses interventions, de Venise à Halifax, où Byars organise un défilé. Tel est le caractère très contemporain d’une oeuvre qui va vers les autres en leur proposant une conception de la beauté dans le présent, au double sens du terme, à la fois cadeau et fulgurance d’un instant. Ce qui ne l’empêche pas de traquer le sublime dans les objets du passé. (...) Ou ces 3333 roses composant une représentation odorante de l’épanouissement. Atteint d’une grave maladie (définie comme un cancer «au ventre»), Byars, basé à Santa Fe, avait ressuscité il y a deux ans. Il avait alors entrepris un tour du monde de ses amitiés, passant par Cologne, Paris, Venise, Cintra (Portugal) puis Le Caire. C’est là qu’il est mort et qu’il a été immédiatement enterré vendredi, passant au-delà de la perfection, vers le plus que parfait, en somme.
    Par LEBOVICI ELISABETH

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  2. "Gyrating, we go into the night and are consumed by fire."

    MOCA Museum - Tucson AZ
    november 2011

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  3. Museum of Contemporary art Tucson Arizona
    november 2011

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  5. Crinoline Man
    Jean Claude Wouters
    Lacma Museum - Los Angeles
    02/2012

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