À la recherche des « images de pensée » (Denkbilder), Walter Benjamin instaure un procédé efficace de correspondance entre rêve et architecture, une idée qu’il tenait du surréalisme. On a pu parler d’oniromancie à l’envers, car son point de départ est matériel : il part des choses, des objets, des lieux, des endroits, des atmosphères pour mettre en lumière leurs caractères irrationnels. Une telle théorie décrit précisément les relations fantastiques se créant par l’assemblage d’articles luxueux, d’objets d’art anciens, de pièces de collection, de bibelots passés de mode, de colifichets frivoles, de fragments dépareillés, d’images surannées ou encore d’instruments tombés en désuétude. Tout cela forme un milieu peuplé d’objets et de gens, capable d’engendrer un paysage onirique et conduisant à une expérience agoraphobique, intériorisée. Ici, le spectateur est à la recherche du temps perdu, et les objets sont comme des alambics filtrant la durée. Procédant à la radiographie de la « maison de rêve » (Traumhaus), Benjamin offre un catalogue précis des meubles oniriques qui en hantent les espaces clos.

Georges Teyssot a enseigné l’architecture à l’École d’Architecture de l’Université de Princeton (USA), ainsi qu’à l’École Polytechnique de Zurich. Il est professeur à l’École d’Architecture de l’Université Laval (Québec, QC). Parmi les publications traduites en dix langues, on dénombre : Interior Landscape (New York : 1988); Die Krankheit des Domizils (Wiesbaden : 1989). Avec Monique Mosser, il a dirigé l’ouvrage collectif, Histoire des Jardins. De la Renaissance à nos jours (Paris : 1991, 2002; Londres/New York : 1991, 2000, 2002, etc.). Il introduit le volume : Diller + Scofidio, Flesh: Architectural Probes (New York : 1995, 2011). Commissaire avec Diller + Scofidio d’une exposition sur: Surface du quotidien. La pelouse américaine au CCA à Montréal (1998), il dirige l’ouvrage sur The American Lawn (New York : 1999). Il publie un volume en Anglais intitulé A Topology of Everyday Constellations (Cambridge, MA : The M.I.T. Press, 2013), ainsi qu’un livret sur Walter Benjamin. Les maisons oniriques, (Paris: Hermann, 2013).

Martin Bressani est architecte et professeur d’histoire de l’architecture au programme Histoire et théorie de l’École d’architecture de l’Université McGill. Il détient un diplôme en architecture de l’Université McGill, une maîtrise du MIT en histoire et théorie de l’architecture et un doctorat en histoire de l’art de l’Université de Parie-Sorbonne (Paris IV). Il a été professeur invité au MIT et aux universités de Cornell et Syracuse et a été chercheur au Centre canadien d’architecture en 2003. Il a publié dans de nombreux ouvrages et dans des magazines spécialisés en architecture.

Philippe Barriere est architecte, urbaniste, critique, historien d’architecture. Diplômé de l’École des Beaux-arts de Paris, il a reçu une bourse pour étudier à Cranbrook Academy et à l’Université de Cornell. Il possède une maitrise de l’Institut d’Urbanisme de Paris, un Doctorat en Histoire de l’Art de l’Université Panthéon-Sorbonne et un Master en Architecture de Pratt Institute (New York). Parallèlement à ces activités professionnelles à travers le monde, il a enseigné à New York Institute of Technology, Parsons School of Design, the University of Texas at Arlington, l’Université de Montréal, Drury University, the University of Kansas, l’Université Laval, l’Université Ibn Kahldoun, et à l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris. Ses recherches et ses travaux personnels ont été publiés dans le livre Resolution – Repositionning the Relation Between Man and Nature. Il dirige Philippe Barrière Collective (Pb+Co), philippebarrierecollective.com. Pour la contribution de ses travaux il a été nommé en 2006, Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture.

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