Le projet sur lequel j’ai travaillé pendant ma résidence en France se centre dans une interprétation artistique d’un fait scientifique pour créer un univers abstrait et enveloppant, en utilisant la spatialisation du son et de l'image pour définir un terrain galactique toujours incompris par les plus savants scientifiques. Le bruit de l’inconnu prend la forme d’une installation audio-visuelle qui imagine et interprète la matière noire. Cette matière invisible qui représente plus de 60% de l’univers est connue par son influence gravitationnelle sur la matière visible et est calculée à partir de la vitesse et la distance de spectres lumineux. Mon projet est composé d’une trame sonore immersive, mixée en 5.1, qui incarne les ondes sonores de notre univers obscure, ainsi que l’élément visuel – un triptyche du film d'archive, Universe (Roman Kroiter, 1960). La vidéo et la trame sonore ont une durée d’environ 18 minutes chacune, et jouent en boucle. Il n’y a ni début ni fin – le spectateur est libre de se promener à travers la pièce, à son rythme, comme il le souhaite.