1. Chromes&Flammes - Clip musical 1980

    03:40

    from Patrice De Bruyne / Added

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    CHROMES et FLAMMES Magazine... En septembre 1980, sur la ligne droite devant les stands du célèbre circuit des 24 heures du Mans, a eu lieu la première compétition de Dragsters en France. Ce n'était pas une véritable compétition, puisque la piste trop courte ne permettait pas aux pilotes d'utiliser la puissance maximum de leurs dragsters, ce fut pourtant l'occasion pour les 100.000 spectateurs payants, de découvrir une discipline typiquement américaine. Ce 1er challenge sur le site du Mans, va être le départ de la saga Chromes et Flammes et va permettre le développement du Dragster et du Hot-Rodding en France, Chromes et Flammes transmettant "le virus" à toute une série de pilotes, dont Dany Dieudonné, multiple Championne de France dans la catégorie Competition Bike (Top Fuel). http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=440&cat=auto http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=441&cat=auto http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=442&cat=auto http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=443&cat=auto www.GatsbyOnline.com

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    • Par Qui Ce Scandale - Clip musical 1975

      03:05

      from Patrice De Bruyne / Added

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      L'affaire "Par Qui ce Scandale ?", date de 1975... En ce temps lointain, tout en réalisant quelques maisons d'avant-garde (j'étais frais émoulu d'une école d'architecture, mon premier métier), j'éditais un magazine mensuel d'architecture et de décoration : HOME, ainsi que des journaux gratuits dits "Toutes-boîtes" qui assuraient ma pitance (Promotion N°1)... Face à un scandale relatif à l'élargissement d'un fleuve (l'Escaut) traversant ma cité (Tournai), qui permettait à divers politiciens locaux de s'en mettre plein les poches en revendant à des prix stratosphériques des terrains ex-communaux acquis à vils-prix par eux avant la mise en oeuvre de l'élargissement du fleuve..., j'eus l'idée (déjà, ce qui vous prouve que je suis resté le même), d'en réaliser un livre/roman de 226 pages : Par qui ce scandale, co-écrit avec Giuseppe Pignato qui était le rédacteur-en-chef de mon magazine HOME... C'est mon ami Ambroise Aïello (dit Tony) qui a osé créer le thème musical de "Par Qui Ce Scandale" qu'il m'a offert pour que cela aide à la promotion de ce roman... https://www.facebook.com/DeBruynePatrice#!/ambroise.aiello.5/about https://www.facebook.com/DeBruynePatrice#!/DeBruynePatrice http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=164&cat=passions

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      • Le Bunker..., une histoire ubuesque et satirique !

        01:58

        from Patrice De Bruyne / Added

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        Le Bunker... Une histoire ubuesque et satirique ! Des mercenaires nazis sous les bureaux du premier ministre de la Belgitude patrie... Mettez-vous dans la peau d’un journaleux qui doit écrire un article chaque semaine pour un journal de satyres... C'est ubuesque, le loustic se gratte la tête, fume quelques joints, sniffe à mort sa moquette et termine en se faisant une omelette aux champignons hallucinogènes... Totalement pété, il se souvient d'un bon vieux film d'horreur qu'il a maté il y a quelques années avec son pote Charlie... Et le voilà qu'il se met à tapoter un texte déjanté qui mêle différentes affaires dans le désordre... Qu'est-ce qu'il faudrait mettre dans son histoire pour réussir à faire plaisir aux contributeurs-lecteurs habitants les beaux quartiers de la Belgitude patrie (oui, car l'affaire se passe en Belgitude), qui sont obligés chaque jour de vivre sous la menace de terrifiants nazis qui brandissent d'une main les fameux Protocoles de Chion et de l'autre le fumeux Mein Kampf...? L'horreur !… Ouiiiiii, il faudrait articuler l'histoire autour de mercenaires zombies-nazis qui ont élu domicile dans le Bunker de la place royale qui était d'ailleurs occupé par d'authentiques nazis il y a 70 ans, afin de pirater les télécoms... Roh ! Allez..., il ne manque plus qu'un financier nommé Mr X qui, en dehors d'écrire des bêtes bouquins et de se faire remarquer en roulant dans des voitures hyper chères qu'il achète exclusivement aux dictateurs des pétromonarchies du Golfe (c'est plus cool pour ne pas se faire remarquer quand on est un Mr X)... finance tout à perte, en l'occurence, dans cette histoire, la restauration du Bunker !!! Avec des pétrodollars par milliards, off-course ! Dans le genre zombies-nazis-ça-rigole-pas, l'incorporation de quelques rois du pétrole, apportant un certain crédit à l'affaire... Les mercenaires sont bien évidemment des idiots, qui de plus, se donnent les uns-les autres des missions stupides que personne d'autre ne veut faire, genre aller exprès, loin de chez eux, sous les bombes "phosphorantes" que des fous de .ieu envoient sans cesse sur leurs voisins qui répondent qu'avec des pierres... Mais alors que tout explose, ils ne meurent pas, ils préfèrent sauver des jeunes femmes très belles avec des gros seins qui bougent.... Ça leur donne l'idée, quand ils reviennent en Belgitude patrie, d'allumer des pétards pour fêter leur bonheur... Et, le soir du réveillon, Place Royale, alors qu'ils admirent le feu d'artifice, ils découvrent un Bunker caché à 12 mètres profond, sous le cabinet du Premier Ministre qui chie sur tout le monde... Un vieux bunker allemand datant de la Seconde Guerre Mondiale... Putain, le scoop ! Une fois sur place, ils découvrent que les lieux ont servi de laboratoire pour des expériences scientifiques destinées à créer des soldats SS invincibles. Mais le bunker est-il vraiment abandonné ? Quelle est cette présence qui hante les lieux ? Pourront-ils en sortir ? Y aura-t-il des frites au self, demain ? Eh oui, la Belgitude, c'est mystérieux et c'est peut-être bien de là-bas que les nazis vont revenir. On nous aura prévenus... C'est un scientifique allemand qui a créé là une armée nazie immortelle. L'horreur, je vous disais... "Ils" vont recommencer comme en 40... Mais, ce que découvre le journaleux qui continue de fumer sa moquette, sniffer son Coca-cola sans hésiter à aller se faire cuire un oeuf aux champignons hallucinogènes qu'une certaine Miss Louf cultivait dans une champignonnière à l'époque ou il roulait en Pontiac Firebird avec un aigle sur le capot..., c'est qu'une "task force" de l'OTAN déployée en Belgitude, a pris pour habitude d'aller faire ses courses dans les Delhaize et partir sans payer... Putain, mais c'est bien sur... Il bigophone à sa potiche, Elizabeth et son pote Charlie, des chasseurs de nazis, qui se sont donnés pour mission d'empêcher la montée apparemment inévitable du 4e Reich en Belgitude... Là, il va avec elle et lui (gag !) visiter le bunker déguisés en faux mercenaires pour passer inaperçus... La démocratie est en danger à l'OTAN. Évidemment, ça ne va pas loin et les vilains nazis qui se sont eux déguisés en mercenaires, se mettent à tirer sur tout ce qui bouge... Tout ceci concourt encore une fois à se faire une vision monolithique du bien et du mâle... et comme nous vivons toujours dans une interminable connerie d'après-guerre, ce n'est pas si anodin. Même pour les crétins, les beaufs et ceussent qui habitent les beaux quartier de Bruxelles et qui ont peur des vilains nazis..., le pouvoir de l'imbécillité est ce qu'il est. À trop nous faire surveiller un loup empaillé on nous empêche de voir les chiens enragés s'approcher dans notre dos... Voilà, voilou..., regardez la vidéo, c'est à peu près ça... www.GatsbyOnline.com

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        • Hot-Rod "The Wanderer"...

          03:26

          from Patrice De Bruyne / Added

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          Hot-Rod "The Wanderer"... Me voici de nouveau entraîné dans une histoire infernale, tel un esquif sur une vague m'amenant dans un tourbillon… Je n'ai pas spécialement possédé de voitures dont je puisse avoir honte, mais j'en ai eu une petite série que j'ai pris un plaisir extrême à piloter et à regarder..., qui m'ont pourtant valu (et me valent encore, car j'en possède toujours quelques spécimens), beaucoup de gausseries, surtout lorsque ce sont des américaines.... Mon début de vie d'adulte : les années '60, '70 et surtout les années '80, l'époque de Chromes&Flammes... c'était une époque sans crise financière..., ou les rêves se réalisaient plus facilement..., ou il y avait moins de contraintes et d'obligations..., ou on croyait encore à l'Amérique, avant qu'on se rende compte qu'elle nous mentait, qu'elle infiltrait et corrompait nos politiques, nos vies, nos espoirs, nos rêves... On a cru à l'horreur nazie, on nous a fait croire au pire, obligé par des lois liberticides, écoeuré du Docteur Mengele qui réalisait des expériences atroces sur les prisonniers... mais on nous a caché les expériences américaines consistant à injecter du plutonium à des civils innocents pour voir comment ils se comportaient ! On nous a minimisé le bombardement de Dresde, on n'a pas hésité à atomiser des millions de femmes et d'enfants..., on nous a caché les radiations durables des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, puis on nous a étourdi avec le Rock'And Roll et autres folies en nous faisant croire que l'avenir du monde était la consommation et la liberté américaine... Maintenant, 1/3 de la population américaine survit sous le seuil de pauvreté, ils n'ont plus de salaire, plus de retraites, ont perdu tous leurs maigres avoirs et toutes garanties, tous leurs espoirs et rêves aussi... L'Amérique a escroqué le monde de 200.000 milliards de dollars, à menti sur presque tout, à semé la haine, la misère, la zizanie et diverses guerres... et continue plus avant encore en étant complice de génocides, de vols de territoires, d'emprisonnements arbitraires et sans jugements, de torture, de non-respect des autres, de chantage économique et j'en passe... Imaginez le désarroi de gens comme moi qui ont aimé l'Amérique, qui en ont rêvé, qui collectionnent les voitures américaines et tout le tralala qu'on imaginait vrai..., Hollywood, Coca-Cola, les sucreries et hamburgers..., jusqu'aux faux sourires, faux-culs, fausses dents et faux semblants..., sans oublier la vie en rose, en photoshop, en dollars sur-imprimés, en subprimes et obligations pourries, en tours de passe-passe, de passe-droits... et de véto à l'ONU pour tout ce qui pourrait mettre à mal leur hégémonie... Tout ça pour quoi d'autre que faire consommer les imbéciles crédules qui sont incapables de lire des livres et croient que les films d'Hollywood sont la seule et vraie histoire... ? Les mêmes qui ingurgitent les médias-mensonges et les variétés débilitantes... puis qui saluent la bannière étoilée en hurlant, les armes à la main qu'ils croient en Dieu, à l'amour... avant de crever dans la misère ! Dans tout ce foutoir de merde..., quelle est encore la signification d'un cruisin, d'une réunion amicale de voitures américaines et de danses western... alors que le monde hait de plus en plus l'Amérique et ses fausses valeurs de grenouilles de bénitiers, ou on jure encore sur la Bible et ou il est indiqué "nous croyons en Dieu" sur les billets de banque... ? Depuis les mensonges américains d'après 1944... et surtout ceux du 11 septembre 2001..., le monde n'est plus le même, on est redevenu nazis..., les libertés les plus élémentaires sont peu à peu confisquées et on se sert de nos misères pour nous appauvrir d'avantage et enrichir ceux qui ne savent plus quoi en faire... Et je m'estime encore optimiste..., puisque je suis resté rebelle..., je suis un "Hot-Rodder"..., un "Wanderer" qui rêve et s'illusionne tout en faisant rêver et s'illusionner le monde... Mais qu'est ce que ça signifie, puisqu'inventé..., puisque construit sur le sable mouvant des mensonges..., puisqu'enraciné dans la négation des autres..., puisque fabulé dans l'industrialisation des cerveaux ?Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! Je fais donc partie d'une génération manipulée, devenue désabusée, abâtardie de mythes mités, espérant encore en une rédemption hypothétique par le biais de rêves éculés... Pathétique ! L’existence d’un homme, souvent, utilise des voies complexes, surtout quand celui-ci décide de créer des magazines sur les Hot-Rods et Custom-Cars ainsi que les répliques et tout ce qui roule et est hors du commun..., un genre difficile à chroniquer qui ramène, sans ménagement, aux réalités de la vie, ce genre qui m'a souvent laissé, plus tard, comme deux ronds de flan dès qu’il s’est agi de gratter quelques lignes sur la conséquence de la cause qu’il était impossible de définir ou d’appréhender malgré maints efforts. Certains étaient (et sont encore) transportés sans demi-mesure, les yeux brillants d’un frêle espoir, unanimes et enthousiastes après tant de discordes passées, attendant sans plus en pouvoir, mes sages et doctes érections réactions. Ô malheur ! Du temps de Chromes&Flammes, quand j'avais fini de lâcher, des hauteurs de ma tour d’ivoire, un sibyllin et nonchalant "MOUAI$$$$$", quelle n'était pas l’opprobre qu’on jetait alors sur moi à coups de saillies ordurières que la bienséance m’interdit de retranscrire ici. Et de quelle ingratitude certains (certaines aussi) firent montre également quand, magnanime, je leur proposais de venir défendre leurs positions, avec leur hargne..., n'ayant droit en retour qu'à de simples ricanements, qu'à des sarcasmes et autres bassesses. Car c’est un fait qui résonne comme une condamnation ou comme un glas : le Customizing et le Hot-Rodding tiennent tout en entier dans ce "MOUAI$$$$$", cinglant..., réducteur très certainement. C’est terrible, ces engins qui vous lâchent entre la figue et le raisin, vous négligent entre la chèvre et le chou ! D’un côté, j'ai toujours (ou souvent) admis leurs nombreuses qualités..., vanté la liberté d’esprit créative de leurs géniteurs, célébré leurs voluptueuses hardiesses..., d’un autre, force m'était d'avouer un ennui poli, convenant d’un "post-modernisme" parfois agaçant, argumentant, vaguement, sur le style émoussé qui se donnait à peu de surprises, préférant le réalisme à l’emportement, au romanesque, au feu sous la chair. Car de qualités, le Hot-Rodding n’en manque pas, certes... et est un chapitre de l'histoire automobile qui m'a toujours fasciné. Les vieux satyres (dont je suis), goûtent en effet délicieusement à la douce exhalaison corrompue, aux formes généreuses... et aux Vénus de Botticelli qu'on fait poser à coté de ces engins pour les magnifier. Ah ! Quelle tâche ardue de parvenir à exprimer, alors que rien ne semble le prédisposer, ce mystère des jolies femmes en pots de fleurs décoratifs..., un ode à la femme et à leur exquise licence...., destiné à ce que les lecteurs regardent à moitié conquis, ces engins étranges, alignés au fil des pages telle une succession de tableaux vivants, chics et glacés, dégageant un maigre soupçon d’émotion, sinon peut-être quelques odeurs d’éternité figée, de grain de peau, d’opium, d’empesage des velours et cuirs. À l’image de ces jeunes femmes "en fleur" de peau ou en fleur de pot (que les ombres viennent éprouver ou mutiler), j’ai toujours été torpide, en attente, comme somnolant... et ce ne sont pas deux ou trois belles croupes ni poitrines variées qui m’ont fait prendre plaisir à ces mises-en-scènes charnelles, mais étrangement désincarnées, mais bien certaines automobiles... Quoique ! Nous sommes dans les nineties, j'ai déjà fait construire quantités de Hot-Rods pour mon plaisir et aussi dans le cadre de la promotion de mes mag's Chromes&Flammes : L'Olds'48, le Ford '47, le B'32, le Hi-Boy Citroën traction avant, le Novel "T"..., ainsi que le Trike V12... et quantités d'autres folies... Le hasard m'amène à acheter la totalité du fond de stock de la société AX&co qui assemblait en Belgique les DeLaChapelle Type 55 à destination du marché américain. 12 Ax&co DLC avaient été assemblées, dont deux seulement avaient été vendues aux USA. Toutes les autres n'avaient fait qu'un aller/retour et restaient invendues. Je les ai toutes rachetées. Comme seulement 95 DeLaChapelle ont été fabriquées (dont 40 au Japon) en plus des 12 Ax&co DLC, soit un total de 107 voitures..., à moi seul, j'ai acheté 10% de la production totale (20% des DeLaChapelle européennes) ! En sus, j'ai obtenu deux voitures complètes mais non assemblées ainsi qu'une carrosserie sans châssis. C'est cette carrosserie que je vais utiliser pour réaliser le seul et unique Hot-Rod Bugatti DLC... Durant la construction de cet engin unique au monde, Xavier DeLaChapelle va me proposer de créer une "synergie" avec de gros financiers américains pour fabriquer avec eux les autres créations DeLaChapelle : le Parcours, l'Atalante et les Juniors DLC : Ferrari, BMW et Bugatti. Malheureusement, les circonstances économiques d'alors ne permettront pas d'aboutir. Pour clore cette affaire, je vais avoir l'occasion d'acheter une des 2 seules DeLaChapelle Atalante, ainsi qu'une Junior Ferrari et 5 Junior Bugatti. Une Super "Chapelle" sur base mixte Atalante/55AX&coDLC, sera ensuite reconstruite et équipée d'un V8 Rover et boîte manuelle 5, mais c'est pour une autre histoire... En 1991 le Hot-Rod à carrosserie AX&co DLC est terminé. Train avant rigide "Jago" (qui fabriquait les châssis des Panther J72 et Deville), train arrière Jaguar XJ6, freins à disques, jantes Wolfrace en 15 pouces, pare-brise rabattable en alu plus saute-vent, capote, couvre tonneau, intérieur cuir... Seul souci, il est mal équilibré question design, la carrosserie a été montée trop haut et lorsque le pare-brise (trop haut lui-aussi) est relevé, le Hot-Rod parait pataud... Les tubes d'échappement sont d'un trop petit diamètre et le cul de la voiture est trop relevé... Je râle ! Mais, avec le pare-brise baissé, l'engin a immédiatement meilleure allure. Question conduite, c'est bof à cause du train avant rigide (mais magnifiquement beau)... et question confort c'est OK, quoique un peu étriqué question place et assez difficile pour en entrer et sortir avec la capote en place... J'obtiens assez facilement une immatriculation... et ce Hot-Rod va m'accompagner jusqu'en avril 2009... Durant presque 20 ans il va rester quasi inconnu, sauf en septembre 1995 ou il va faire l'objet d'un reportage dans le magazine Auto-Folie... et en 1999 ou il va être exposé pour la première, seule et dernière fois en public, dans un show à Kortrijk (Courtrai) en Belgique Flamande. Début 2009 au show de Essen (Allemagne), je rencontre Matthieu Lamoure, nouveau directeur de Bonhams Europe, qui m'interpelle en m'affirmant qu'il connait très bien Johnny Halliday (ils ont le même tailleur à Paris), qui cherche a acquérir les fameux Hot-Rods Chromes&Flammes... (la série complète relatée plus avant dans ce texte). Je lui stipule qu'il ne m'en reste plus que deux, le Novel "T" et le Wanderer... Il me jure qu'ils les lui faut absolument pour la vacation Bonhams de mai 2009 à Monaco. Grégor Wenner, patron Europe de Coys, informé par dieu sait qui, me fait la même demande concernant mes deux Hot-Rods... Quelques temps plus tard, je finis par accepter de placer le Hot-Rod Wanderer dans la vente Coys pour une estimation expertisée. Il est décidé de réaliser 4 pages/catalogue illustrées de bonnes photos "en action"... Et... Un jour d'avril 2009, avec mon ami Patrick Henderickx, nous partons réaliser des photos aux environ du lac de Genval dans le Brabant Wallon, près de Bruxelles... Il faisait un temps superbe en cette mi-avril. Je partais sur Genval, le lac..., invité par Coys pour réaliser toute une série de photos destinées au catalogue de leur vente de Monaco en mai... sous la promesse que Johnny Halliday en personne était plus qu'intéressé d'acquérir ce Hot-Rod... Waouwwww ! Que d'honneurs et de rêves. La journée s’annonçait prometteuse... Mon quotient de qui-vive était proche de zéro. Bien sûr pas tout à fait comme à mon bureau, car il y a une forme d’attention requise à l’égard du monde extérieur, mais néanmoins, ce sentiment de protection et de bonheur était perceptible et pouvait s’apparenter à la sensation lénifiante de : "je contrôle ma vie". Comme d’habitude. Le temps était magnifique... Une voiture est arrivée à vive allure... J'ai continué ma route... Mon quotient de qui-vive s'est affolé... La voiture devant moi, pleine face, s'est encastré dans la calandre de ma voiture, a rebondit sur la roue gauche, a décolle en biais comme si elle partait en vrille... et est passé à quelques millimètres du haut du pare-brise et de ma tête... J'ai même senti la chaleur du pot d'échappement qui éraflait mon crâne... Ce fut une vision fugace et extrêmement traumatisante... Je ne comprends toujours pas pourquoi ni comment... Cette douleur inconnue m'a fait une impression bizarre... Comme on doit l’être après un cauchemar... Ce n’était qu’un flash... N'était-ce qu'un flash ? Tout était donc vrai... La vie ne tient qu'à un fil... Le vide est au néant ce que le cadavre peut être à la mort : une représentation. Il est facile de se représenter le vide car il est contenu dans un contenant. Le néant n’existe pas en l’état sur terre : le ciel est bordé par les nuages, l’horizon ; on a toujours la perception d’au moins un sens quand on est conscient : l’ouïe ou la vue ou l’odorat, ou le toucher ( un vêtement ou le contact du corps avec un support ou même le contact de la langue dans la bouche), le goût ( de sa salive) ; l’oppression de la respiration quand on la retient si on cesse de respirer. Le néant c’est l’association symbiotique de concepts antinomiques qui devraient s’annihiler en vertu de toutes les lois connues mais qui deviennent réalité. Le néant c’est l’Être et le non-Être..., le passé, le présent et le futur..., le zéro et l’infini..., le bruit et le silence..., la vie et la mort..., l’horreur et la béatitude..., le conscient et l’inconscient... La néantisation serait- elle l’amorce de la désintégration de l’état inhérent à l’espèce humaine : l’osmose du corps, de l’esprit et de l’âme ; un instant de vacillement dans l’harmonie de cet état ? Alors les reviviscences de toutes sortes (cauchemars, flashes, dissociations) ou les phobies d’impulsion qui suivent sont-elles un effort inconscient pour retrouver cette harmonie ou au contraire pour accomplir ce qui n’a pas été achevé et tenter de passer outre cette barrière ? Est-ce l’une des trois forces qui agit en désordre ou les trois ? Les déchaînements fonctionnels avérés du cerveau en état de trauma interviendraient-ils dans ce processus et de quelle manière ? Est-ce l’esprit qui commanderait le processus neurobiologique de la néantisation..., ou est-ce la perception sensorielle (vue, toucher etc ...) de l’événement traumatisant qui commande à l’esprit de se néantiser ? L’état de néantisation est totalement différent de l’état de dissociation. Lorsque l’on dissocie ou plutôt que l’on est dissocié, on entre dans un monde où les repères sont logiques même s’ils sont faussés : on est dans un événement qui a réellement existé et qui est en train de se reproduire. La perception sensorielle est identique à celle ressentie durant l’événement réel. C’est le monde qui nous entoure qui n’est pas à sa place... En état de néantisation, il n’y a pas la perception de l’événement, il n’y a pas de perception sensorielle, il n’y a ni espace ni temps, il y a la perception, la conscience. Il y a également une grande solitude..., un abandon sans nom. Il y a un abîme entre être seul au monde et être seul hors du monde. C’est peut-être là l’explication de l’angoisse qui fait suite et s’installe durablement au retour dans le monde des vivants. C’est peut-être cela tout bêtement le néant... Cet état d’abandon est indicible... Je me suis juré de faire reconstruire ce Hot-Rod Wanderer..., modifier ce qui aurait du être fait depuis le début : surbaisser la carrosserie (au moins 15 cm à l'avant, 35 cm à l'arrière) et placer des jantes de 20 ou 22 pouces à l'avant et 24 pouces à l'arrière... Trois ans vont passer..., parsemés de diamants noirs, me frottant à chaque fois à un domaine particulier pour en tirer le meilleur du meilleur et m'offrir du pur plaisir, m’appropriant pour l’occasion, avec une rare maestria, les codes usés, impartis des genres... et les ruelles aussi, de même que les boulevards et les highways brûlants reliant les cités labyrinthiques. Là où certains s'appuient sur trois tonnes de références pour en faire des urnes funéraires qui commencent à ne plus intéresser personne (et qui, rétrospectivement prennent un sacré coup de vieux), mon ami Karim'B, grand ré-organisateur de ce projet s'est amusé comme un fou en me proposant un Hot-Rod magnifié, débarrassé de gimmicks au kilomètre, orné d’élégance et d’absolu, parvenant jusqu’à un point parfait de symbiose esthétique directement connectée aux zones érogènes du cerveau. Il a réinventé l’art et la manière de créer un Hot-Rod, fuyant la frime et la grosse mécanique à la Fast and furious, Karim'B a fait davantage dans l’orfèvrerie, confrontant constamment des sentiments premiers..., un morceau de bravoure, l’équilibre idéal entre ce qui se trame à l’extérieur et à l’intérieur de sa tête, un chaud et froid constant... et jusque dans la psychologie borderline, il a produit une étrange alchimie vagabonde, qui sait distiller mystères et sensations, gifles et caresses. Karim'B est un créateur énigmatique, peu bavard, qui parvient à transcender ses oeuvres par le raffinement extrême de son travail. Ce poor lonesome driver au look délicieusement hype et vintage, défendant la veuve et l'orphelin, est un bloc de silence surgit de nulle part et qui n’a pas de nom (à l’instar du borgne dans Valhalla rising) ni même de passé, venant prouver à chacun sa nature profonde que rien ne peut venir altérer sauf l’essence des choses ! Sous des allures graves et sereines, il va ainsi se révéler un impitoyable carrossier ivre de rendre les coups du sort, dépendant d’une violence frénétique au moins égale à sa sensibilité et son habileté au volant. Virtuose en diable, il s'amuse de ses exercices de style emplis de fulgurances formelles et d’éclats gore ! Il en met plein la vue sans se la péter... et devant tant d’ampleur, devant tant de puissance, on se dit qu'il ne manque pas d’envergure, laissant les gens patraques. À toute allure, à travers la nuit, durant les jours, derrière les corps déchiquetés et les gants en cuir qui crissent, sa création : "The Wanderer", est un geste d’amour envers le Hot-Rodding ! I do nothing but think of you, you keep me under your spell... Tout est dit ! Oh well I'm the type of guy who will never settle down, Where pretty girls are well you know that I'm around I kiss 'em and I love 'em cause to me they're all the same I hug 'em and I squeeze 'em they don't even know my name They call me the wanderer , yeah I'm a wanderer, I go around around around around Well there's Moe on my left and Mary on my right, And Janie is the girl well that I'll be with tonight, And when she ask me which one I love the best, I tear open my shirt and I show Rosie on my chest, 'Cause I'm a wanderer, yeah I'm a wanderer I roam around around around around hmmm Well I roam from town to town, I go through life without a care, And I'm as happy as a clown, With my two fists of iron, but I'm goin' nowhere. Yeah I'm the type of guy that likes to roam around I'm never in one place I roam from town to town And when I find myself fallin' for some girl I hop right in that car of mine, I drive around the world And I'm a wanderer, yeah I'm a wanderer I roam around around around around hmmm I'm the type of guy that likes to roam around I'm never in one place I roam from town to town And when I find myself fallin for some girl I hop right in that car of mine, drive around the world Cause I'm a wanderer, yeah a wanderer I roam around around around around Cause I'm a wanderer, yeah a wanderer I roam around around around around Un Hot-Rod (bielle chaude), est une appellation venant des États-Unis désignant une voiture ancienne (jusque 1949 inclus), largement modifiée, tant au niveau du moteur que de l'aspect extérieur. Le custom, dont la définition est "personnalisation de masse" et qui correspond à un ensemble commercial de diffusion d’objets et de figures servant à rehausser l’aspect des véhicules (l’idée s’étendra jusqu’aux baskets), est issu du Hot-Rodding, qui n’est pas qu’un sport d'accélération ou un hobby, c’est une culture avec ses styles, ses vêtements, ses langages. Henri Ford a commercialisé un véhicule bon marché, la Ford T... et en a vendu des millions jusque dans les campagnes. Ces modèles, s’ils étaient faciles à réparer et à manipuler avaient le désavantage de prendre trop vite la rouille. On trouvera peu à peu nombre de ces véhicules vendus à des prix dérisoires ou abandonnés. C’est là qu’on trouve les racines de ce qui sera plus tard appelé le Hot-Rodding, dans la dépression de '29, dont l'archétype est le Hot-Rod Modèle "T" présenté ci-après... Déportés, suite à leur mise en faillite par les propriétaires, les métayers, petits agriculteurs et éleveurs du nord et de l’est se sont vu contraints de prendre la route vers l’ouest, en famille, histoire de louer leurs bras aux récoltes de saisons. Les véhicules que les métayers avaient comme outils, souvent des pick-up utilitaires, étaient repris par les propriétaires, les carcasses et parties de moteurs restants étaient récupérées et assemblées pour refaire de nouveaux véhicules. Certaines pièces manquantes étaient refaites en fonte à partir de pièces de cuisinières fondues dans le sable. On essayait d’augmenter la puissance du moteur, pour pouvoir tenir la charge et la longue route et ces modifications en entraînaient d’autres. Parallèlement à la crise qui suivit le crash boursier et qui devait durer a peu près 4 ans, les wobblies (Les affiliés au syndicat I.W.W., Industrial Workers of the World), prirent une importance considérable et avec eux, une conscience sociale grandissante que ces déportés n’étaient pas que des spectateurs et que tout ce langage re-fabriqué dans les années '60 ou fantasmé dans les années '80 et '90 trouve là ses racines, dans cette migration intérieure, sur une route jonchée d’exclus, baignant profond dans la noirceur et la désolation, campés, repoussés, travaillant leur faim sur une route qu’ils savaient ne même pas mener à quelque promesse. The only thing a drunkard needs Is a suitcase and a trunk. The only time he’s satisfied Is when he’s on a drunk. Fills his glasses to the brim, Passes them around Only pleasure he gets out of life Is hoboin’ from town to town. The house of the rising sun, cette chanson folk rendue célèbre par les Animals dont on ne connaît pas bien l’origine et dont le plus vieil enregistrement connu est celui de Tom Clarence Ashley et Gwen Foster, réalisé en 1934, au crépuscule de la dépression, parle de ça, de cette misère qui n’en amène que d’autres, de la poussière, des voyages contraints par la faim, destination le bordel général. La route passe par le lac salé, l’étape indispensable. Toute cette tension devait bien être palpable et une partie de cette génération spontanée de garagistes, avec ces trucks retapés, bricolés, plusieurs fois faits et défaits sur le trajet, avec des parties en bois ou des conduites en barbelés, s’arrêtent sur le lac sec et organisent des camps de passages. Là, commencent à s’organiser des courses et des paris autour de ces voitures refaites. Née dans une crise économique si profonde qu’elle affecte l’ensemble du monde, cette culture de gens qui portent les bras de chemises troussés jusqu’aux épaules, dust bawl refugee, génération de bidouilleurs folkloriques dont Woodie Guthrie est le héraut, okies miséreux et traine-la-patte... commencent à créer une forme individuée, autonome, sculpturale de leurs véhicules. C’est ça qui devient un style : d’un détournement nécessaire de choses récupérées, histoire d’avancer, au folklore que cela génère... et au travers des formes qui s’inventent dans la course, créant une sorte d’expression populaire par la négative, le bolide home made, cette façon d’instrumentaliser l’automobile a vite fait d’intégrer le sens de la liberté débridée, de la vitesse, du souffle et de l’image. Le Hot-Rod, surtout aux alentours de la seconde guerre, devient un véritable genre qui ne cessera d’évoluer pour devenir un courant important de la contre culture des années '60 et jusque dans les années '80 et sera finalement supplanté par sa commercialisation dans le Custom et le Tuning et ce malgré quelques réfractaires qui persistent dans un mélange pathétique d’élégance et de brutalité à vouloir fabriquer leurs engins avec le moins d’argent possible. Toute l’ambiguïté du truc se révèle dans une des formes traditionnelles du Hot- Rod, qui reprend, mieux, qui capitalise... sur cet héritage. et qu’on appelle le Rat-Rod et dont on reconnaît la particularité, aux parties de carrosserie rouillée. L’aspect extrêmement sculptural de l’engin modifié, qui pouvait bien s’apparenter aux formes bricolées des abris des métayers faits de toiles cirées, de planches trouvées et de panneaux de récupération... et avant que cela ne devienne le commerce de la frime, même si celui-ci ne manque pas d’intérêt, compris comme une histoire intérieure, comme une géographie qui est aussi un espace mental, une conscience du monde, du cosmos (Comme le rappelle Augustin Berque, le sens premier du mot Kosmos est "ordre" et les deux termes romain de "mundus" et grec de "kosmos" ont les 3 sens d’ordre, monde et parure. Parer son corps c’est faire parler le monde et ce que dit le monde enseigne les corps… et il y a un ordre commun aux astres et à la société), ou toute cette migration porte avec elle l’invention d’un espace qui ne se décrit pas en cartes mais en comportements, ou le paysage transpire dans l’homme et dans les machines, ou le récit se fait dans le bricolage, la récupération, le déplacement et la transformation. Bien sûr, tout le truc a été vite assimilé. C’est devenu un commerce, d’une abstraction légère qui a fait basculer les masses dans une manipulation désorganisée, les véhicules des fantômes incarnant dans un mélange d’ambiguïtés volontaires et subies, la désolation et le mépris des okies (extension d’un terme dont l’origine est "habitant de l’Oklahoma" dont 20% a dû migrer durant la dépression, et qui s’est ensuite généralisé à l’ensemble des migrants), reflet autant que figure d’un paysage géographique et social, incarnation d’une cartographie sociale et psychologique... Ces bidules roulant, c’est une scène, une image, l'équivalent d'une religion qu'on nommerait la "Christ Burger Mania" ! Une sorte de migration intérieure vers un devenir flou... Je le sais j'y étais et j'ai importé tout ce bazar sans même bien le comprendre avec mes Chromes&Flammes, la bible du Hot-Rodding et du Custom, une histoire tout aussi pathétique et déjantée que celle du Hot-Rodding... Ca doit être une forme de perversité... La base d'un Hot-Rod, est donc, au sens premier du terme, essentiellement une voiture de marque américaine datant d'avant 1949 inclus, le plus souvent de marque Ford, couramment des Ford T, des Ford A, des Ford B datant de 1932 à 1934, quasi toutes équipées d'origine de 4 et 6 cylindres ou de V8 Flathead pour les B'32, '33 et '34, véhicules largement disponibles d'occasion à très faible prix, après la "dernière guerre"... Leur structure avec châssis séparé, étant relativement simple à modifier, ces "jeunes" y greffaient les moteurs plus puissants des nouveaux véhicules fabriqués à Détroit, ou se contentaient d'augmenter la puissance des moteurs d'origine. La plupart du temps, les modifications apportées, entraînaient la nécessité d'autres modifications, comme les freins et les amortisseurs. De plus, les jantes étaient généralement élargies pour accepter des pneus plus larges, du moins à l'arrière, pour mieux transmettre la puissance du moteur au sol. D'autres modifications pouvaient être apportées sur les parties mécaniques, comme le changement du rapport de pont, de la boîte de vitesses et du système de direction, toutes choses qui devaient supporter la puissance supplémentaire. L'aspect extérieur de la voiture était souvent modifié lui aussi. Toutes les parties inutiles au bon fonctionnement du véhicule étaient démontées : le toit, le capot, les portières, la banquette arrière, le pare-brise et les essuie-glace, les pare-boue, les phares, les pare-chocs et une bonne partie du pot d'échappement. Ces modifications étaient fréquentes pour gagner du poids sur le véhicule, donc pour améliorer le rapport poids/puissance. Les Hot-Rods étaient souvent re-carrossés aux exigences des propriétaires (le capot était percé de "louvers", le toit abaissé et les garde-boues enlevés ou réduits à deux fine bande de métal style moto). Autre modification extérieure, le châssis était généralement abaissé, en jouant sur les amortisseurs, la taille des roues avant et la hauteur du toit (ou même sa présence), afin de diminuer la résistance au vent et d'abaisser le centre de gravité. De plus, dans un souci de se faire remarquer, la plupart des Hot-Rods étaient peints de couleurs vives (les plus courantes étaient le jaune et le rouge) et de décorations en forme de flammes. Le phénomène du Hot-Rodding atteignit son point culminant vers 1955, avant de décliner lentement jusqu'au milieu des années 1960. Néanmoins, les Hot-Rods déjà construits continuèrent à circuler pendant quelques années encore. Les raisons de ce phénomènes sont multiples..., mais la principale d'entre-elles est la disponibilité de nombreux véhicules d'occasion récents, ainsi que la mise en fabrication aux USA de modèles "sport" (Corvette, Thunderbird), plus ou moins calqués sur les tendances Européennes. À cela s'ajoute le prix élevé des nouvelles voitures de sport, et au relatif manque de puissance de leurs moteurs d'origine, ce qui les rendait peu attrayants pour les jeunes plus ou moins désargentés mais très bons mécaniciens et bricoleurs, à la recherche de vitesse et de sensations fortes. Mais, au plus bas de ce mouvement, en 1965, assez rapidement, un phénomène de nostalgie envers les Hot-Rods a lentement repris le dessus et s'est transmis à la plus jeune génération montante... Comme il était relativement aisé à cette époque de trouver des endroits pour organiser des courses de vitesse sauvages, les premières pistes improvisées furent les lacs asséchés des environs de San Francisco et Los Angeles, dont la surface était parfaitement plane, ainsi que les portions presque rectilignes de routes, soit en fin de construction, soit quasi inutilisées. Il existait également de nombreux aérodromes militaires secondaires abandonnés, dont les pistes furent alors utilisées pour des courses consistant à parcourir en ligne droite une distance d'1/4 de miles le plus vite possible. Ces courses, à leurs débuts, permettaient de faire partir de front jusqu'à quatre ou cinq voitures, à la différence des portions de route où il n'était possible de courir qu'à deux. Ce renouveau du Hot-Rodding, coïncida avec l'apparition de véhicules de série aux moteurs d'origine bien plus puissants que ceux disponibles auparavant... et à des prix relativement abordables (les Mustang's). De plus en plus, les constructeurs n'ont plus hésités à construire des voitures bien plus puissantes qu'au cours des périodes précédentes, qu'ils ont nommées : "muscle cars"... Le fait que des voitures aux moteurs très puissants montés de série soient disponibles à des prix abordables, rendit les automobiles puissantes de plus en plus populaires. Seul bémol à l'enthousiasme, c'est également à partir de cette époque, que les contraintes légales appliquées aux véhicules furent plus strictes, ainsi que les contrôles de police, ce qui rendit plus difficile les travaux de modification des véhicules de base en restant dans la légalité. Ces difficultés ne dissuadèrent pourtant pas de nombreuses personnes de construire un Hot-Rod, d'autant que les règles dans certains États restaient plus permissives. Toutefois, les voitures à partir desquelles les Hot-Rods étaient couramment construits, se firent plus rares. Les véhicules de base avaient alors généralement plus de trente ans pour les plus récents..., leur état était plus précaire... et ceux qui étaient encore en bon état devenaient souvent recherchés par les collectionneurs, ce qui provoqua une augmentation des prix, qui fit du Hot-Rodding un passe temps pour personnes plus aisées qu'à l'origine... C'est, en conséquence, qu'à cette époque, apparurent les premières carrosseries en fibre de verre, reprenant les formes des Ford T et B d'avant guerre, mais comportant déjà toute une série de modifications... Ces carrosseries entrainèrent la création de châssis, de trains roulants et de multiples accessoires destinés à recréer le look des Hot-Rods qui étaient devenus partie intégrante du mythe automobile américain... En 1980, le mouvement du Hot-Rodding explosa aux États-Unis et dans le reste du monde, grâce aux quelques irréductibles qui avaient continué envers et contre tout (et tous), de construire et modifier des engins pour en faire des Hot-Rods ! C'est cette même année que furent lançés les magazines Chromes&Flammes, Rod&Custom et Nitro qui diffusèrent en France et en Belgique, l'esprit du Hot-Rodding et du Customizing... Néanmoins, de grosses différences subsistaient entre les Hot-Rods des années 1940 à 1965 et celles qui apparurent en 1980. En effet, alors que les premiers Hot-Rods étaient construits à partir de véritables automobiles anciennes et courantes comme la Ford T et la Ford B, les Hot-Rods de la seconde génération sont devenus des répliques de Hot-Rods... De plus, des carrossiers se sont mis à proposer des Hot-Rods clé en main, full-équipés, avec de gros V8 neufs, alors qu'auparavant les Hot-Rodders préféraient (principalement pour des raisons financières) monter un moteur d'occasion sur un châssis (roulant) de récupération... de part eux-mêmes... Au fil du temps, ces carrossiers d'un nouveau type, rivalisant entre-eux dans des concours, ont poussé l'audace et la finition de plus en plus loin..., rendant les Hot-Rods totalement inaccessibles aux Hot-Rodders des débuts..., tant sur la technique, que sur la finition, que sur les accessoires sophistiqués, que sur les mécaniques... et que sur le prix final ! En effet un créateur carrossier comme Boydd Coddington (décédé en 2008), ne fabriquait plus, dans ses dernières années, que des Hot-Rods à 150.000 voire 350.000 US$... qui se revendaient jusqu'à 500.000 US$ dans certaines ventes aux enchères... Par réaction, un style de Hot-Rods plus conformes à la manière originelle de construire ces véhicules, a repris le dessus, de nombreuses personnes reconstruisant leur Hot-Rod "à l'ancienne". Mais, une nouvelle tendance, totalement en réaction aux Hot-Rods hyper-coûteux à fait son apparition, consistant en l'utilisation de vraies voitures anciennes d'avant-guerre... mais sans aucune préparation ni aucune finition..., des Hot-Rods à l'état brut qui se surnomment les Rat-Rods... On distingue aujourd'hui plusieurs types de Hot-Rods. Il y a plusieurs classifications de Hot-Rods..., malgré que par essence, un vrai Hot-Rodder n'accepte aucune loi ni contrainte, puisque chaque Hot-Rodder est un "Outlaw", un hors-la-loi... Il y a tout d'abord le Traditional-Rod, qui désigne un Hot-Rod construit selon les méthodes de la première époque, sur une base ancienne et avec des matériaux et des techniques anciennes. À ceci s'oppose le Street-Rod, construit exclusivement à partir de pièces neuves, mais qui, malgré une caisse en polyester, respecte globalement l'aspect extérieur du Traditional-Rod. On distingue de ceux-ci le Show-Rod qui est un Hot-Rod construit principalement pour être exposé dans des rassemblements ou des salons... et non pour circuler couramment. Une autre tendance est encore le Drag-Rod qui consiste à monter un moteur surpuissant sur une structure de type Ford T (bien évidemment renforcée et adaptée) pour participer à des courses de dragster (là encore la voiture n'est pas conçue pour circuler sur route, même si cela est possible mais dangereux). Sans oublier la toute dernière tendance, le Rat-Rod, dont il est fait état ci-avant, un Hot-Rod dont on a laissé rouiller certaines parties métalliques pour donner au véhicule une patine et un aspect négligé (paradoxalement cela peut représenter davantage de travail qu'un Hot-Rod peint de manière classique)... et qui est généralement hyper surbaissé... No substitute for Cubic inches..., V8 for ever ! www.GatsbyOnline.com www.ChromesFlammes.com www.LesAutomobilesExtraordinaires.com www.CollectionCar.com

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          • Lorsque Quelqu'un meurt...

            04:04

            from Patrice De Bruyne / Added

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            Lorsque Quelqu'un meurt... L'année de mes quatre-vingt-quinze ans, j'ai voulu m'offrir une dernière folle nuit d'amour. Je n'avais jamais plus succombé depuis trente-trois ans. "La morale aussi est une affaire de temps", disait-elle avec un sourire malicieux..., "tu verras". Elle était plus jeune que moi, et je ne savais rien d'elle depuis tant d'années qu'elle aurait pu aussi bien être morte. Pourtant, au premier Allô j'ai reconnu sa voix maintenant chevrotante au bout du fil et j'ai déclaré sans préambule : "Aujourd'hui, oui !"... "Ah, mon pauvre vieux", a-t-elle soupiré..., "tu disparais pendant trente-trois ans et tu ne reviens que pour demander l'impossible"... Retrouvant aussitôt la maîtrise de ses esprits, elle m'a fait une demi-douzaine de propositions délicieuses. Je lui ai dit non, que ce devait être pour le soir même. Inquiète, elle m'a demandé : "Que veux-tu te prouver, toi ?"... "Rien", ai-je répondu, piqué au vif..., "je sais très bien ce que je peux et ce que je ne peux pas". Impassible, elle a répliqué que les vieux savent tout, sauf ce qu'ils ne savent pas : "Pourquoi ne m'as-tu pas dit cela trente-trois ans plus tôt ?"... "L'inspiration ne prévient pas", ai-je répondu. "Mais elle attend peut-être", a-t-elle rétorqué, comme toujours plus avisée que moi... et elle m'a demandé un temps de réflexion. Très sérieux, j'ai déclaré que dans une affaire comme celle-ci, à mon âge, chaque heure est une année. "Alors c'est impossible", a-t-elle dit sans l'ombre d'une hésitation..., "mais peu importe, c'est plus excitant comme ça. Ciaoooo vieux croûton"... Inutile de le dire, car on le voit à des kilomètres : je suis anachronique. Mais à force de ne pas vouloir le reconnaître, j'ai fini par simuler tout le contraire. Jusqu'à aujourd'hui, où j'ai décidé de ma propre volonté de me livrer tel que je suis, ne serait-ce que pour soulager ma conscience. J'ai commencé par ce coup de téléphone, parce qu'avec le recul je vois bien à présent qu'il a marqué le début d'une nouvelle vie, à un âge où la plupart des mortels sont morts. J'habite maintenant quelque part où j'ai l'intention de mourir, seul et un jour que je voudrais lointain et indolore. A soixante-deux ans, quand je suis resté seul, je me suis installé là, avec le gain de 185.000.000 de l'euromillion, huit jours après qu'elle est partie. J'ai commencé à vendre à l'encan tout ce qui ne m'était pas indispensable pour mieux vivre, c'est-à-dire presque tout, surtout mes voitures de collection qui me fatiguaient de leur inutilité... Pendant trente-trois ans, j'ai continué d'écrire des textes déjantés et des commentaires politiquement incorrect dans GatsbyOnline, qui est resté quasi le seul web-site de ce style après la grande déglingue planétaire. Mes chroniques quotidiennes que j'écris sans relâche depuis plus d'un tiers de siècle..., je n'ai jamais plus rien fait d'autre... et si je me suis embarqué dans cette entreprise c'est parce que je remets sans cesse à la lumière, tout ce que j'ai vécu dans ma vie. Le jour de mes quatre-vingt-quinze ans je me suis réveillé à sept heures du matin. A l'aube, tous les symptômes s'étaient ligués pour m'empêcher d'être heureux : les os de mes genoux me faisaient mal depuis le milieu de la nuit, j'avais le cul en feu et des roulements de tonnerre annonçaient un orage après trois mois de sécheresse. Je me suis rasé et lavé pendant que le café passait sur une vieille machine qui avait fait la fortune d'un acteur maintenant disparu..., j'en ai bu une tasse, sucré, accompagné d'un cake... et j'ai enfilé mon habituel training noir que je porte chez moi. Le sujet de l'article de ce jour-là était, bien sûr, mes quatre-vingt-quinze ans. Je n'ai jamais songé à l'âge comme à l'eau qui goutte d'un toit et nous indique le temps qu'il nous reste à vivre. Dès ma plus tendre enfance j'ai entendu dire que, lorsque quelqu'un meurt, ses souvenirs s'enfuient, terrorisés... Ce qui signifie, me dis-je à présent, que ne resteront que les écrits. Depuis plusieurs mois, j'avais prévu que ma chronique à propos de mon anniversaire ne serait pas les lamentations de rigueur sur les années enfuies, mais tout le contraire : une glorification de la vieillesse. J'ai commencé par me demander quand j'avais eu conscience d'être vieux... et il m'a semblé que c'était tout simplement aujourd'hui, en écrivant ce texte... Mon corps, on ne l’a jamais retrouvé. Jeté dans un lac ? Brûlé dans un bois ? Mangé par des fourmis ? Dévoré par des jaloux ? Ravi par une secte ? Veillé et emporté par une amante ? Enseveli en cachette puis oublié comme un vieil ours dans sa tannière ? Un autre, à ma place, se lamenterait. Privé de sépulture ! Abandonné, condamné à errer dans les limbes, avec les pécheurs privés de rédemption ! Moi, au contraire, je m’estime fortuné, de n’avoir ni tombeau ni dalle funéraire. Il me plaît d’échapper aux pèlerinages et aux anniversaires. Je ne veux pas de commémorations posthumes, après avoir été honni et persécuté de mon vivant. Ce fatras d’hom­mages, gardez-le pour ceux que la renommée publique, les honneurs, la réussite mondaine ont favorisés. Ma mort n’ayant pas été moins mystérieuse que ma vie, l’énigme de ma destinée reste entière... Que d’inexactitudes, de fantaisies, de sottes conjectures ou de mensonges ai-je lus sur mon compte ! Ma mort surtout a enflammé les spéculations et donné lieu à des erreurs grossières. Reprenons les choses dans un semblant d’ordre... Après mes articles anti-Ferrari et ma condamnation à mort par les descendants d'Enzo, fuite vers le nord. Au bout de quatre années d’errances, cer­taines personnes influentes intriguent auprès du fantôme du Commendatore pour obtenir ma grâce. Et là, tandis que j’attends le décret qui me permettra de revivre, le destin dispose de moi autrement. Première hypothèse : La fièvre... Je serais mort, trois jours après, terrassé par la Ferraria aigüe... Imaginez en plein été, sous le soleil de Satan, une route nue, sinistre comme un désert. A bord d'une Ferrari, après 50 km, on s'emmerde à mourir... Tout est dit... Deuxième hypothèse : Le meurtre sur ordre... Après l’affaire Ferrari, j'ai commis l'erreur d'écrire un livre nommé "Les Protocoles"... Jérusalem a décidé ma perte. Les Rabbins lancés à ma poursuite sur l’ordre du Grand Maître me retrouvent dans une auberge Espagnole, mais ne réussissent qu’à me blesser l'âme. Ils se remettent en chasse, me rejoignent... et, cette fois, contre un homme sans défense, exécutent leur contrat en me coupant le phymosis..., sans col roulé, dans le froid de la solitude, c'est la mort assurée... Variante : Le meurtre déguisé en suicide... On peut juger invraisemblable que je sois remonté dans le nord, si loin, abandonnant un bout de ma virilité en de si mauvaises mains... N’eût-il pas été plus naturel, et plus judicieux, de choisir, pour y attendre ma fin..., une cicatrisation en un endroit situé ailleurs ? D’où la troisième hypothèse : Le décret de grâce... Il était déjà signé, devait être publié d’un jour à l’autre. Je pensais n’être nulle part mieux à l’abri que chez moi. Mauvais calcul. Des tueurs, fous de customizing, anciens lecteurs aigris de mes magazines Chromes&Flammes qui m'en voulaient de les avoir abandonnés en cause de leurs concentrations dans des terrains de camping..., se sont temporairement alliés aux tueurs tifosi et sont parvenu à s’introduire chez moi. Après un "channeling" et un "top-chopping", je suis "tuné" pour l'éternité... Ils emportent ensuite mon corps et le déposent dans une Synagogue pour brouiller les pistes... Quatrième hypothèse : Vengeance ecclésiastique... Le seul fait d’avoir été dans une école Jésuite puis d'avoir écrit que toutes les religions devraient être interdites, me désigne à la vindicte papale. Je suis excommunié..., puis la Sainte Inquisition (fiscale) me passe à "la question"... et me sodomise bien profond... Cinquième hypothèse : Une rixe avec des amateurs de Country-Music qui aurait mal tourné... Vous savez comment j’ai vécu..., avouez que vous n’avez prêté foi à aucune des quatre premières hypothèses (plus la variante)... et que vous avez pensé d’emblée à la dernière. Pardi ! L’effronté (moi) s’est mis à railler, selon son (mon) habitude, un de ces chanteurs-gratouilleurs de guitare, bien bâtis, genre plébéiens-canailles, à demi nus et bronzés sous leurs vestes western à franges indiennes... Pas de chance pour moi ! L’honneur de la Country est sacré ! Le son a monté, une guitare traînait, me voilà assommé, je tombe sans connaissance, on m’achève à coups de pied, puis, épouvanté de leur crime, ils balancent mon corps dans le coffre d'une Cadillac destinée à la casse... Fin spectaculaire, à la fois grandiose et sordide, conforme à l’idée que vous vous êtes faite d’un écrivain non moins célèbre par ses scandales que par ses textes. Tragédie des bas-fonds, qui a l’avantage, pour vous, de combiner deux mythes. D’abord le mythe de l’artiste maudit. La situation dont jouissent mes confrères, je n’en veux pas. Je n’ai pas rompu avec la tradi­tion, mis sens dessus dessous l'écriture, inventé à neuf les sous-entendus, pour imiter Titien et mourir, comme lui, vieux, couvert de lauriers et riche à millions. Risquer ma peau dans des aventures pendables, voilà mon genre ! Reconnaissez que je suis parfait dans ma catégorie. La justice toujours à mes trousses..., les spadassins toujours aux aguets. Regardez ce que j’ai fait de ma vie ! Un précipice, une course vers la mort, je ne suis à l’aise que dans l’excès, la démesure. Pas d’accomplissement en dehors du crime, ni d’autre apothéose que dans la folie. Quel décor, quel théâtre de tragédie que ma vie, abandonné des hommes, rejeté des dieux ! Sodoma ? De ses mœurs, confirmées par son surnom, on ne voit trace dans son œuvre. Botticelli ? De Madones suaves en délicats androgynes, d’anges asexués en Vénus pâles, comme il vous a mystifiés, démentant, par son idéal artistique, sa dépravation quotidienne ! Signorelli ? Pour rester en paix avec sa conscience et ne pas dégarnir son carnet de commandes, il entassait dans l’enfer, en leur donnant la figure de damnés, ceux qu’il traitait plus tendrement en privé. Leonardo ? L’acte de l’accouplement et les membres qui y sont employés ont une telle laideur, prétendait-il, que, sans la beauté des visages, la nature perdrait l’espèce humaine. Michelangelo ? Le pire de tous, soucieux de conserver la faveur des papes, il s’efforçait de convaincre, textes de Platon à l’appui, que l’amour spirituel était seul à l’occuper : "si je dessine le rapt de Ganymède", disait-il, "ce n’est pas que je croie que Zeus ait enlevé le jeune prince pour en faire ses délices, qu’allez-vous imaginer ? Il ne s’agit que d’une métaphore ! En Ganymède, ne voyez que le pur Intellect, saisi par la fureur de connaître, furor cognitionis. Le bel éphèbe ne demande à l’aigle que de l’arracher à la terre et de le soulever dans le ciel des idées ; et cet oiseau, que vous preniez pour un rapace luxurieux, n’est que l’auxiliaire de la Philosophie, muni d’ailes qui enlèvent l’écolier dans les hauteurs éthérées du cosmos, eximiae mundi partes". Voilà comment le jésuitisme et le porte-monnaie ont déformé un fait divers sexuel en fable humaniste. Fourberies, tous lâches, tous courtisans et inté­ressés ! Je suis l’unique, entre cette foule de sodomites clandestins, de bardaches honteux, de crypto-bougres, l’unique à m’être dit et proclamé ce que je suis, des pieds à la tête, dans mes œuvres comme dans ma vie. Une vraie réclame, comme vous me représenterez désormais, l’emblème de la noble cause, l’ange des maudits, une sorte d’icône, le pape du customizing, la pieuse et glorieuse réunion du héros et du martyr incompris. Convient-il de verser des larmes de deuil sur un homme (moi) qui court au-devant du sacrifice dans les circonstances exactes qu’il a lui-même prédites ? Si j'ai écrit la répétition générale de ma propre mort, est-ce pour qu’on se désole de ce qui m'arrive aujourd’hui ? Bof ! www.GatsbyOnline.com

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            • Les mystères de l'âme en photos...

              04:12

              from Patrice De Bruyne / Added

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              Les mystères de l'âme en photos... Le désir hétérosexuel apparaît tellement poussiéreux, qu'on devrait collectivement passer l'aspirateur ! Les gens aiment les mystères mais n'aiment pas le mystère... Le leur j'entends !... Chez eux ça va, c'est même vital de connaître ceux des autres. Pourtant tout mystère, même très mystérieux, se sait un jour, quoique..., est-ce le même ou un autre qu'on dévoile sous forme de mensonge ?... Qui peut affirmer que j'aime ou pas mon mystère non plus : je l'adore en le détestant peut-être, ou l'inverse !... Je me consume en me frottant à lui chaque matin... J'en fais des photos... J'ai toujours pensé que j'étais une sorte de mystère pourtant. Je l'ai tellement dit et tellement pensé... et tellement de gens se voient mystérieux... et tellement d'enfants, d'adolescents..., tellement de monde !... Ce qu'on est, ce que j'étais, ce que je croyais que j'étais... et ce que les gens sont, ce qu'ils étaient et ce qu'ils croient être... Pffffffff !... C'est inscrit dans nos codes génétiques, personne n'est tout à fait humain..., pas tout à fait, mais quand même un peu !... J'écris parfois de l'absurde pour faire jaillir une vérité qui s'avère un grand mensonge..., quel piège fantastique !... Faire jaillir la vérité de l'absurde, ça ne me suffit pourtant pas. L'écriture ne suffit pas, fondamentalement... Il faut également maîtriser les raccourcis, les phrases à l'emporte-pièce et le langage SMS..., c'est pour les faibles de nos jours, ceux qui n'ont rien à dire et ne parvienne pas à l'écrire... Il fût une époque où l'écriture c'était fait pour les forts, quand il y avait quelque chose à construire dans nos cœurs. Le cœur d'une personne, qu'est-ce que c'est ? Qui sait ? Il existe peu de choses qui suffisent. Encore aujourd'hui le manque rempli tout.... Beaucoup envisagent de prendre la route en arrière pour avoir le vertige car la route devant eux leur fait pitié, trop longue, beaucoup trop longue. Trop longue et trop bonne ? Trop longue et trop belle. Trop longue et trop chaude. Trop longue et trop froide. Trop, beaucoup trop de distance. Pour se faire formater la gueule à l'amour... Je sais bien que nous ne sommes pas éternels. Les gens devraient comprendre cela aussi, avec humilité. Que les mystères ne sont pas éternels, ni le mystère d'une personne. L'âme (mais qu'est-ce sinon rien en mystère), le corps et l'esprit.... Les gens n'aiment pas l'esprit, le corps ça va, l'âme non plus, l'esprit plus le corps ça va aussi, mais pas l'esprit seul, non ça va pas et d'ailleurs, je dirais que ceux qui le détestent le plus, ce sont les gens qui jouissent dans leurs intimités, qui se transforment ridés. Les hommes regardent les fesses des femmes, et leurs seins... En manque. Ces gens-là, à pouvoir, même petit, n'en ont jamais assez. Jamais... Et ils détestent l'esprit. Pourquoi ? Parce que l'esprit c'est l'indépendance... L'esprit sans le corps peut voyager au-delà du temps et de l'espace ! C'est diabolique n'est-ce pas ? Peu importe le pays, la vallée, plongée dans l'ombre, peu importe votre identité, votre esprit seul est la lumière de votre âme, tandis que votre corps en est l'ombre... Et certains vous disent le contraire, vous disent : votre corps est votre seul bien de valeur... Et vous les croyez parce que vous avez peur, peur de vous et peur d'eux, car quand ils ne ressemblent pas à des ridés, ils ressemblent à des loups affamés !... Le mystère est interdit aux esprits indépendants (je ne parle pas des âmes évidemment, ni aux libres-penseurs qui poussent comme des champignons, autoproclamés dans leurs roses et leurs fumiers brûlés tôt ou tard par un feu salvateur), aux jeunes femmes dans les entreprises, aux jeunes hommes dans leur sexualité, aux enfants dans leur pratique favorite, celle d'arracher leurs ailes aux papillons et aux abeilles. Et donc face à moi-même (merci, encore !), je me souviens de combien j'ai de la peine, du chagrin, de la souffrance, pour me faire à l'idée d'un monde ridé... et aux abeilles sans ailes ! Réussir à résister, à l'envie de tout envoyer valser, tout cela représente un poids immense, et on rêve de réussir, à force de pugnacité, à force d'y aller, à force de refuser la vie morte..., à l'accepter..., non pas à l'assimiler, mais à l'accepter..., à accepter l'inacceptable !... C'est atroce, oui je sais, mais c'est ce qui se passe à chaque seconde qui coule sur cette planète, comme le système des nuages ! Et pendant ce temps-là, pendant que les cadavres passent parce que les gens trépassent..., vous riez. Vous ne devriez pas, croyez-moi. Car les gens adorent sourire et rire, surtout quand leurs affaires marchent, qu'elles courent !..., comme les jeunes femmes courent vers les loups affamés, j'en sais quelque chose ! Le désir hétérosexuel apparaît tellement poussiéreux, qu'on devrait collectivement passer l'aspirateur ! Le mystère d'une personne, ce n'est pas sa réserve..., ni son regard noir..., ni sa façon de s'habiller..., ni sa façon de se tenir... On devrait plutôt regarder le codex de cette personne en attendant que la nuit vienne... et qu'avec la clémence de la météo, on puisse dévoiler certaines constellations particulières... Là peut-être, éventuellement, que la trace, l'origine de toutes choses se trouvent quelque part dans les points qui brillent ! Je sais, c'est pas loin du mystère..., mais je n'ai jamais volé en rase-motte de toute façon... et je n'ai jamais cherché à voler plus bas que Terre non plus... je préfère voler haut, plus haut..., là-haut !... Le monde ne change pas sauf en émotions paradoxales. On ressent une chose et son contraire en même temps... C'est comme si votre miroir vous regardait tous les jours plutôt que le contraire... Essayez d'y voir clair dans le noir..., même votre miroir ne réfléchira pas à votre place..., je l'aime mon miroir et il m'aime !... C'est comme ça que le monde change. Le fait que nous faisons l'amour, le fait que nous nous aimons... Mais qu'est-ce que le contraire veut dire ? Le contraire ne veut rien dire, mais il révèle tout et plus... et se passe très bien du formatage.... On s'en passe très bien. On termine tous à la fin. Pas comme certains et certaines qui écrivent pour ne rien dire..., qui donnent envie de fermer leurs livres à la dixième page tellement c'est nul !... Comment ils étaient heureux, dans leurs malheurs, car c'est un réel malheur, n'en doutez pas une seule seconde... Aimer plus que soi-même les images de ses propres illusions.... Je ne vais pas faire tourner devant vos yeux une spirale sur un parapluie comme Danny DeVito dans Batman le Défi !...Le paradis indéfini, c'est clair que je vais arrêter de jouer sur mon mystère... Ne vous en faites pas, les êtres humains n'ont pour seul mystère le fait de n'avoir aucune identité reconnue par personne... Le Monde change !.... www.GatsbyOnline.com

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              • Tournai-Réclame-1969 Promotion N°1...

                05:17

                from Patrice De Bruyne / Added

                277 Plays / / 0 Comments

                1969... Toujours aux études (St-Luc Tournai, architecture), je lance un journal publicitaire "toutes-boîtes-gratuit" pour me "faire un peu d'argent de poche". Ce journal distribué dans la région de Tournai/Belgique a un succès immédiat, ce qui me pousse à créer une petite agence de publicité et promotion qui n'est ouverte que le samedi (mes études m'y obligent). Mais..., Mr Collet directeur des cinémas locaux, Astra, Scala et Variétés, me pousse à réaliser des petits films publicitaires projetés au public en fin de première partie de soirée (après les "actualités", avant l'entracte)... Les moyens sont désuets, la table de la salle à manger sert de présentoir à la partie de carte d'introduction... Mais, avec le recul, ce coté désuet et amateur-qui-rêve-de-devenir-producteur-Hollywoodien, est très frais et redonne le sourire aux plus blasés... L'affaire va me permettre d'acquérir une Morgan 4/4 neuve chez Jacques Elleboudts à Bruxelles et de me meubler complètement... 10 ans plus tard, l'expérience et le culot me feront lancer le magazine Chromes&Flammes..., mais c'est une autre histoire ! www.GatsbyOnline.com

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                • Quelqu'un du temps qui passe... #2

                  12:39

                  from Patrice De Bruyne / Added

                  551 Plays / / 0 Comments

                  La douce dame en noir qui sentait le massepain me l'offrit un soir. La maison était chaude, la lumière dessinait le chien et le loup avec du doré entre les dents. C'était mon cadeau de Nöel. La poupée en caoutchouc dur avait 18 centimètres de haut et portait un short rouge. "C'est une souris et il s'appelle Mickey, me dit ma grand-mère Marie". Elle n'était pas riche et avait du se priver pour m'acheter ce jouet. Je te salue Marie et je t'aime. Je pense à toi. On a tous un Mickey. Le mien se confond avec la bonté que dégageait mon aïeule et le cocon de la maison de mon enfance. Quand on rêve à la maison natale, on participe à cette chaleur première, à cette matière bien tempérée du paradis matériel. Dans cette ambiance ou vivent les êtres protecteurs apparus en ces lieux, Mickey devint mon dieu lare. La demeure immobile de l'enfance nous tient définitivement dans ses bras et la poupée Mickey, qui me regarde debout et les bras écartés sur mon bureau pendant que j'écris ce texte, fait partie des objets devenus vivants par le travail de la mémoire. Ce Mickey ne me quitta plus. Il devint mon confident. Caché dans le cartable, il entra à l'école avec moi. Serré sous ma veste, il m'accompagnait au cinéma et après, on se racontait en riant les bons moments du film. Contrairement aux Mickeys embourgeoisés d'aujourd'hui, le mien a le museau long, une gueule de brave voyou, d'autant qu'au fil du temps ses couleurs s'écaillent. Avec moi, il regardait les filles et m'affirmait que nul trésor de Rackam-le-Rouge n'est plus beau que ceux qui bougent sous les jupes et les pulls. Plus tard, je lui confirmait que c'était exact et, le feu aux joues, je lui décrivait des secrets plus ronds que ces oreilles. Je quittai des gens, je quittai des maisons, lui ne me quitta jamais. Je fis des valises et l'y glissai. Tournai, Paris, Londres, Miami, New-York, Hollywood, Dubai, Bruxelles...... Et Mickey ! Il y a des avions que je n'ai pas pris parce que je l'avais oublié. Des chemins ratés d'adulte ratés parce que je tenais trop à lui. Drôle d'histoire d'amitié. Je vieillissais un peu plus en suivant le temps. Moins que lui, craquelé et le caoutchouc durci par mes défaites, mes toquades et mes schizophrénies que je soufflais dans sa tête de Mickey, comme si nous renouvelions le pacte de Dorian Gray et du tableau. S O S psyckey ! Ridicule récit que de quelqu'un de niais attaché à un fétiche ? Nenni ! Mickey, ce monsieur objet est une valeur vivante car il avale l'irréalité sans laquelle vivre est impossible. Il faut que la réalité tremble dans le fantasme pour que nos valeurs ne meurent pas. Mon Mickey, par exemple de vos propres souvenirs, créé par grand mère Marie, il y a presque cinquante ans. Le jour ou Marie est morte, la tête du Mickey est tombée. Je l'ai recollée mais ça n'a pas fait renaître grand mère. Mais au moins je parle d'elle et de ma vie, expériences et souvenirs avec Quelqu'un. Viens mon Mickey, dis moi ou habite le vent pour que je ne me jette pas par la fenêtre du jardin, car je n'aime pas les temps qui courent. www.GatsbyOnline.com

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                  • Quelqu'un du temps passé... #1

                    12:01

                    from Patrice De Bruyne / Added

                    608 Plays / / 0 Comments

                    C'était un temps bon enfant... Grand chagrin... C'était un temps bon enfant ou Bourvil chantait les crayons, ou Roger Pierre et Jean Marc Thibault entonnaient "A Joinville-le-Pont, pompon", ou Fernand Raynaud hésitait à acheter des oeufs cassés ou pas cassés... Une époque telle un p'tit bal perdu dans un pré ou l'on cueillait aussi bien les fleurs des champs - les notes d'André Claveau, Luis Mariano, Patachou, Guétary, Eddie Constantine ou Annie Cordy - que les fleurs du mâle des Ferré, Aznavour, Bécaud et Brassens..., débutants. On était alors zouave de l'humour, on était zoulou du ciboulot, ça dépendait de l'heure, des amours, des emmerdes, de ce qu'on avait bu ; mais pas d'un parti pris. On ne le gardait pas pour soi, cette bohème du samedi soir, on la partageait entre potes dans des cabarets à fantaisies ou à chanteurs. Il suffisait de franchir la porte d'un music-hall, même minable, pour que la vie en rose, que la vie en grise, que la vie en vive dans un manège à moi qui restait toi... Beaucoup de rires, de rêves, d'illusions, d'aspirations. Papa venait de cet univers-là. Qui n'existe plus. Ou alors, une fois tous les cent ans, en un casino de province appelé "Never- more", tel un brigadoon d'années d'après-guerre qui enseigne à ne pas se prendre au sérieux. Quand je suis né, il est devenu ma vedette. Sa voix ronde montait dans le grave quand la tendresse le chatouillait, une tendresse bourrue. Au fil du temps, entre la "Deuche" et le "Tepaz", il se mettait en cravate pour monter au turbin, avec sa silhouette quotidienne, son air bonhomme, sa manière de boire une bière, de taper sur l'épaule d'une commère ou de hocher la tête face à la misère du monde, le cœur sur la main, dur quand il fallait pour ne point se fondre dans le gris des réalités. Je ne me plains pas qu'il est parti de l'autre coté du miroir, il m'a fait vivre et ça c'est magnifique. En passant au travers, hier, il m'a dit qu'au fil du temps qui passe, il me suffirait de regarder le miroir pour le voir de plus en plus nettement... Je suis triste, parce que les vociférations débiles de la rue ont brisé le miroir, et c'est grand chagrin... www.GatsbyOnline.com

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                    • Comme ça...

                      03:11

                      from Patrice De Bruyne / Added

                      1,275 Plays / / 0 Comments

                      Comme ça... A 4 heures du mat, je me suis réveillé tout en transpiration avec le coeur qui battait à du 200 au moins et la sensation que mon sang était devenu des millions de bulles d'amour... et là j'ai cru mourir, me disant : "Cette fois ça y est"... J'ai attendu en me repassant mes meilleurs moments en tête, mais si ça pétillait de bonheur, mon sang lui aussi, avec mon coeur à fond comme une Corvette 454 lançée accélérateur coincé sur une route sans issue... J'ai pensé que les êtres humains étaient comme des plantes qu'il faut toucher et à qui il faut dire quelques positivités absurdes pour qu'elles survivent dans leurs pots ou dans le vase de leurs derniers moments quand elles donnent du bonheur à qui les reçoit et qu'on aime. A deux semaines de la St-Valentin, un symbole commercial pour amoureux qui se demandent si on les aime toujours au milieu des tracas quotidiens, j'ai trouvé que la vie était absurde mais belle quand on prenait la peine de bien vivre et d'être cool avec soi-même et attentif à ceux qu'on aime... Et je me suis endormi en me disant que je ne me réveillerai sans doute pas... Y a pas de quoi avoir peur, c'est sans rêve, on finit par.... Je me suis dit "Ahhh, bon, ahhhh bon, dommage, j'avais promi d'être là... et voilà..."..., mes bobos, pas graves..., un peu de mélancolie et de stress refoulé... Une plante, on en reçoit une, elle est toujours là, dans le coin du living.., jamais on ne l'oublie, elle grandit toujours, parfois elle montre des signes de fatigue lorsqu'on est soi-même fatigué anxieux ou absent, mais quand on la soigne de ses propres blessures, cela consiste toujours à des regards et des simples petits gestes tendres, oui, affecteux..., à une attention particulière, comme caresser ses feuilles, la débarasser de la poussière et la déposer devant les rares rayons de soleil... Alors, c'est magique, les feuilles s'arrêtent de tomber, elles redeviennent brillantes, vertes et de nouvelles petites pousses arrivent... Tout doit être échange pour un équilibre harmonieux... Il n'y a donc pas de positivités absurdes..., je me suis sûrement trompé ! Les humains ne sont pas plus complexes que des plantes enfermées dans des appartements ou dans la nature..., chaque arbre aura besoin d'un autre arbre comme un tuteur (un soutien), d'eau, de soleil et des saisons qui passent comme le temps..., à moins d'avoir des ressourses cachées, d'avoir en soi une propension à s'adapter, pour cela il faut une sacrée dose de courage (de folie ou d'élan vital, au choix...) et surtout croire en soi pour aller s'implanter ailleurs... Le doute est la portée de tous..., là, c'est "bêtement" humain puisque c'est un sentiment réfléchi, une vison de l'esprit du moment... Ahhhh, vivre dans un coin sans attentions, sauf quand on bouge un peu trop où qu'on tombe sur ses genoux..., mais peut-être est-ce parce qu'on le veux ainsi, qu'on est heureux comme cela tout en ayant la perpective de le rester... Il ne faut pas planter un chêne dans une terre sabloneuse, à chacun de voir où on se sent en sécurité "absolue"..., si on est plus chêne ou plus roseau avec les années qui passent... La vie, la matière, sont absurdes que parce qu'on rend la vie absurde, alors que rien n'est absurde dans l'univers... Qu'écrire de plus....? Pourquoi je vis Pourquoi je meurs Pourquoi je ris Pourquoi je pleure Voici le SOS d'un terrien en détresse J'ai jamais eu les pieds sur terre J'aimerais mieux être un oiseau J'suis mal dans ma peau J'voudrais voir le monde à l'envers Si jamais c'était plus beau Plus beau vu d'en haut... J'ai toujours confondu la vie Avec les bandes dessinées J'ai comme des envies De métamorphose Je sens quelque chose Qui m'attire qui m'attire, qui m'attire Vers le haut Au grand loto de l'univers J'ai pas tiré l'bon numéro J'suis mal dans ma peau J'ai pas envie d'être un robot Métro boulot dodo Pourquoi je vis Pourquoi je meurs Pourquoi je crie Pourquoi je pleure Je crois capter des ondes Venues d'un autre monde J'ai jamais eu les pieds sur terre J'aimerais mieux être un oiseau J'suis mal dans ma peau J'voudrais voir le monde à l'envers J'aimerais mieux être un oiseau Dodo l'enfant Do... www.GatsbyOnline.com

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