Pourquoi ces discussions ?
La psychologie humaine joue un rôle important dans notre capacité à se sortir de l'impasse écologique. Comprendre ce qui régit nos comportements individuels et collectifs peut nous ouvrir des perspectives d’action nouvelles. Pour autant les connaissances académiques en sciences cognitives et sociales sont peu mobilisées par les acteurs de la transition sur le terrain.
Les discussions ACTE ont pour objectif de contribuer à sortir ces savoirs des laboratoires pour qu’ils ouvrent de nouvelles discussions, qu’ils alimentent les réflexions en cours et qu’ensemble les communautés de recherche et d’action identifient des problématiques sur lesquelles travailler conjointement dans une perspective de transformation écologique et sociale.
Qui sommes-nous ?
Le ACTE Lab s’est donné pour mission de mettre la recherche en sciences cognitives et sociales au service de la transformation écologique. Nous sommes à la fois un tiers espace d'échange entre le monde de la recherche et les acteur·ice·s de la transition, et un lieu de production de nouveaux savoirs au service de l'action.
A quoi s’attendre ?
A chaque fois, nous invitons un.e ou plusieurs chercheur.se.s en sciences cognitives, qui travaille(nt) sur une thématique qui nous semble particulièrement intéressante pour l'action environnementale et pour autant méconnue ou trop peu exploitée.
L'objectif est réunir un public composé d’une part de personnes spécialisées en sciences comportementales et sociales désireuses de comprendre comment elles pourraient mettre leur expertise au service de la transition, et d’autre part de personnes engagées pour la transition écologique des territoires et des organisations, curieuses de ce que ces disciplines pourraient leur apporter, et/ou incertaines sur la manière de les mobiliser pour l'action.
Le 24/10, dans la salle Las Vergnas à Césure, nous accueillons 3 jeunes chercheuses :
- Aurore Grandin étudie les obstacles psychologiques qui empêchent les individus de diminuer leur empreinte carbone, en se focalisant notamment sur les biais cognitifs de nature sociale. Elle est par ailleurs membre de l’association Sciences Citoyennes.
- Mathilde Mus s’intéresse aux facteurs psychologiques qui façonnent les jugements d’acceptabilité envers les politiques environnementales. Elle a également créé un groupe LinkedIn intitulé “Sciences cognitives et environnement - expert.e.s et journalistes” dans le but de mieux relier le monde journalistique et le monde académique autour de la psychologie environnementale.
- Mélusine Boon Falleur, qui a pour objet de recherche les freins psychologiques à l’action climatique et les solutions qui peuvent être mises en place. Elle s’intéresse surtout à l’action collective comme l’activisme ou le soutien pour les politiques publiques. Elle est également co-fondatrice de Chilli, une application mobile qui rend l’activisme climat accessible à tous.
Toutes trois finissent actuellement leur doctorat en sciences cognitives à l’Ecole Normale Supérieure, à l’Institut Jean Nicod au sein de l’équipe Evolution & Cognition Sociale.
Cet échange est animé par Thibaud Griessinger, chercheur indépendant au Laboratoire des Déviations Écologiques, et coordinateur du ACTE Lab.
Accessibilité :
Aucune connaissance scientifique préalable n’est requise, tout comme aucune connaissance pointues sur les questions environnementales ne l’est. L’ambition est d’apprendre ensemble, des un.e et des autres.